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mardi 12 janvier 2016

Bazar constitutionnel et crise institutionnelle par Marianne ARNAUD



BAZAR CONSTITUTIONNEL ET CRISE INSTITUTIONNELLE

Par Marianne ARNAUD

            

          François Hollande et Manuel Valls ont beau aller, en ce début d'année, de commémoration en commémoration, avec le succès que les media tachent de relater à longueur de colonnes et d'émissions, il n'en reste pas moins qu'avec cette loi sur l'extension de la déchéance de la nationalité, selon le mot d'un opposant, «le bazar constitutionnel devient une crise institutionnelle» dont les Français sont tenus à l'écart le plus possible.




            Rappelons que le 16 novembre, trois jours après les massacres du Bataclan, le Président Hollande qui annonce devant les députés et sénateurs, réunis en Congrès à Versailles, son intention de procéder à une réforme constitutionnelle qui inclurait la déchéance de la nationalité pour les terroristes, est applaudi debout. La veille de l'annonce solennelle de Versailles, la Garde des sceaux, Christiane Taubira, avait affirmé sur une télévision, en Algérie, que cette mesure serait abandonnée.

            La Présidence de la République, devant la levée de boucliers à gauche, n'essaie même pas de nier que la confusion est à son comble. Car l'ancien premier ministre Jean-Marc Ayrault, Aubry, Dray, Galut, Duflot, Hamon et même Cambadélis, premier secrétaire du PS, et bien d'autres, tous, sont vent debout contre cette mesure, invoquant qui, son angoisse, qui, sa conscience, qui, une ligne rouge, qui, un recul de la démocratie ! Et jusque Manuel Valls qui, ce que voyant, déclare ne pas vouloir «crisper» la gauche. Mais François Hollande tient bon. Il sait que cette réforme, défendue par le FN, fait partie du programme de Sarkozy mais est plébiscitée par 80% des Français.
            Le 23 décembre, au Conseil des ministres, Hollande oppose une fin de non-recevoir à ses ministres récalcitrants. Entre Noël et le premier janvier, Manuel Valls concède qu'une partie de la gauche s'égare au nom des grandes valeurs !


            Pour l'heure, François Hollande a revêtu les habits du candidat à la présidence de 2017 ; les Français sont invités à se mettre sous la protection du Père de la Nation pour lutter, plus que jamais, contre le vrai mal qui nous menace, l'islamophobie. Et tant pis si, contrairement à ce que veut nous faire croire Charlie Hebdo , c'est Salah Abdeslam, l'assassin du Bataclan qui court toujours. Le principal, en vue de la campagne présidentielle, est de faire taire les Houellebecq, Villiers, Zemmour, Onfray et autres Finkielkraut, afin que les Français n'entendent plus qu'une voix, celle de leur sauveur.

3 commentaires:

AMMONRUSQ a dit…

Vous avez hélas raison,chaque ministre ou presque pense qu'il est lui-même le gouvernement et comme ces ministres ne veulent pas voir la vérité en face il ne faut pas décevoir les gens qui votent pour la gauche,pas forcément de gauche d'ailleurs !

J'en ai un peu mare de ces éternuements des uns et des autres,oui nous sommes en guerre que cela plaise ou non.

Véronique ALLOUCHE a dit…

Il est difficile pour la gauche de reprendre à son compte une loi qui est défendue par la droite et l'extrême droite, qui elles aussi, caressent par là la peur et l'angoisse, alors que beaucoup s'accordent à dire que la déchéance de nationalité n'a pas d'effet dissuasif . Mais 2017 n'est pas loin et les français l'approuvent....
Pour ce qui est de l'islamophobie prônée par Hollande, je serais moins sévère que vous.
Les terribles événements de 2015 ont pu faire craindre à une montée de racisme anti musulmans avec la haine pour moteur et la désunion pour principe.
La gestion de cette crise a été selon moi remarquable avec un premier ministre qui, lors de son discours à l'Hyper Cacher, a su trouver les mots lorsqu'il a dénoncé l'antisémitisme de l'extrême droite mais aussi de l'extrême gauche, se désolidarisant par la des Mélanchon et compagnie.
Il est revenu sur les attentats de Toulouse, sur L'horreur de l'assassinat d'Ilan Alimi, il a évoqué la haine maladive de Dieudonné ....
Je n'ai entendu dans ses propos aucune allusion à l'islamophobie.
Il a parlé vrai me semble-t-il.
Bien cordialement
Véronique Allouche

Marianne ARNAUD a dit…

@ Véronique Allouche

Vous remarquerez, chère Véronique, que dans billet, je ne critique pas un seul instant les discours commémoratifs de nos dirigeants qui, dans ce domaine font toujours très fort !
Ce qui m'inquiète, et je vous remercie de me donner l'occasion de le préciser, c'est le manque d'actions concrètes pour répondre à la menace toujours persistante, en dépit des beaux discours.
Lorsqu'on pose la question aux spécialistes de l'antiterrorisme, comme à Marc Trévidic, de savoir ce qui a été fait après les attaques de janvier pour protéger les Français contre celles de novembre, ils répondent : rien !
Lorsque le 19 décembre, devant le Congrès à Versailles Hollande affirme : "Nous ne sommes pas engagés dans une guerre de civilisation, parce que ces assassins n'en représentent aucune", il ment puisque tous, ils se réclament de l'islam et suivent les ordres et consignes de chefs qui s'en réclament aussi.
Comme l'explique très bien Chantal Delsol, dans une tribune du Figaro : "... Si nous ne tentons pas de comprendre comment le terrorisme islamiste provient de la religion musulmane, si nous nous contentons de le traiter de barbarie diabolique sans vouloir le rattacher à rien, ni identifier la menace, nous perdons alors toute possibilité d'y répondre."

Très cordialement.