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lundi 7 décembre 2015

Quand l'Etat socialiste brûle ses vaisseaux par Marianne ARNAUD



QUAND L'ÉTAT SOCIALISTE BRÛLE SES VAISSEAUX

Par Marianne ARNAUD
            
Rose : PS  Ciel: LR   Bleu: FN 

          «La gauche peut mourir» disait Manuel Valls en juin 2014. Cette fois nous y sommes. Aux élections régionales d'hier, avec près de 30%, le Front national se place devant les Républicains (27%) et le Parti socialiste (23%). Le Front national arrive en tête dans six régions sur treize, contre quatre à la droite LR-UDI-Modem, et trois au Parti socialiste.



            C'est le moment que choisit le premier secrétaire du PS pour annoncer le retrait de ses listes dans trois grandes régions que le FN pourrait gagner : Nord-Pas-de-Calais-Picardie, Provence-Alpes-Côte d'Azur et Alsace-Champagne Ardennes-Lorraine. Ainsi, quoiqu'il advienne, au lendemain du 13 décembre ces grandes régions ne compteront plus aucun élu socialiste. C'est la raison pour laquelle la tête de liste PS de la région Grand Est, Jean-Pierre Masseret, qui pourtant a fait le plus mauvais score du PS, refuse obstinément de se retirer du scrutin.
            Les choses déjà compliquées se compliquent encore quand Sarkozy proclame qu'il n'acceptera «ni retrait, ni fusion» des listes LR dans les régions où la droite est arrivée en troisième position, mais leurs alliés UDI-Modem prêchent le contraire. La confusion est totale dans les partis dits «de gouvernement», et il semble exclu que la situation se clarifie d'ici à dimanche prochain.
            Mais gardons-nous d'anticiper !

3 commentaires:

Jacques BENILLOUCHE a dit…

Pour être complémentaire il faut noter que les centristes s'opposent à Sarkozy sur la stratégie à suivre face au FN.

L'UDI et le MoDem, alliés aux Républicains, souhaitent le retrait des listes de droite arrivées en troisième position face au FN. L’ancien premier ministre Raffarin estime que : «quand on est troisième, on se retire !».

Marianne ARNAUD a dit…

Cher monsieur Benillouche,

J'ai en effet sans doute été trop succincte quand j'ai écrit : "...mais leurs alliés UDI-Modem prêchent le contraire." Je vous remercie donc d'avoir apporté cette précision.
De même qu'il est à remarquer que le PS qui a fait campagne sur le thème LR et FN c'est la même chose, demande sans vergogne à ses électeurs de voter LR-UDI-Modem, pour barrer la route au FN.
Pas étonnant que ses électeurs rechignent et se demandent où est la cohérence !

Très cordialement.

andre a dit…

Ce qui doit retenir l'attention ce n'est pas la différence de points de vue entre l' UDI et les Républicains, ni encore moins les oppositions à venir entre les présidentiables LR , mais la percée du Front National, le demi succès des Républicains et la déconfiture du PS relégué à la troisième place par les électeurs . Le vote hier selon une enquête d'opinion a été déterminé pour un tiers par le taux de chômage, pour un tiers par l'insécurité et pour le troisième tiers par les problèmes liés à l'immigration .C'est la première fois que les problèmes économiques sont invoqués seulement pour un tiers , ceux de l'insécurité et de l'immigration étant présentés successivement pour ne choquer personne..