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jeudi 24 décembre 2015

2015 : L'année terrible par Gérard AKOUN



2015 : L’ANNÉE TERRIBLE

Par Gérard AKOUN

            

          2015 ne laissera  certainement pas un bon souvenir, elle restera, dans nos mémoires, dans celles des Européens, l’année  où  pour la première fois depuis 70 ans, est réapparu dans le vocabulaire de tous les jours à la radio, à la télévision, dans les journaux le mot «guerre». Cette fois, nous étions directement concernés. Certes, la guerre n’avait pas disparu de nos radars, certaines se déroulaient en Afrique, au Moyen-Orient, en Asie, mais nous ne pensions pas qu’elles pouvaient arriver à nos portes, bien que nous en subissions les dommages collatéraux.



Madrid 2004

            Dès les années 90, des attentats terroristes avaient  lieu, de  manière sporadique, dans divers pays européens,  mais ce n’est  qu’à partir de l’attentat de Madrid en 2004 que le phénomène s’est accéléré et que la caractéristique islamiste s’est affirmée avec la guerre civile en Syrie et l’apparition de Daesh qui a affaibli considérablement l’influence d’Al Qaeda dans la mouvance islamique.
            Les terroristes qui font allégeance à Daesh, ne sont pas structurés de manière identique, à ceux d’Al Qaeda. Ils bénéficient de plus d’autonomie dans leurs agissements qui consistent à «tuer le plus possible de Juifs, de Croisés, d’apostats par tous les moyens possibles». Donc, nul besoin d’actions spectaculaires comme celles des tours jumelles de New York qui ont exigé des moyens financiers et une infrastructure importante. Ces terroristes sont natifs des pays dans lesquels, ils commettent leurs crimes, ils agissent seuls ou de manière coordonnée avec des membres de leur famille ou des amis, radicalisés comme eux, qu’ils ont connus dans les prisons ou dans leurs quartiers. Ils n’ont pas besoin d’armement sophistiqué, de caches,  dans lesquelles se réfugier, de voitures dans lesquelles fuir, dans la mesure où ils n’envisagent  pas de  survivre à leurs crimes, bien au contraire.  Ce qui rend plus difficile le travail des polices pour les repérer, les infiltrer, les neutraliser. Ils peuvent, ainsi, tuer ou blesser des centaines de personnes comme ils l’ont fait le 13 novembre à Paris.

            Ces actes terroristes sont très difficiles à prévenir, il suffit de s’armer d’un couteau, de faire de son auto ou de sa camionnette  une voiture bélier pour tuer ou blesser plusieurs personnes. Les Israéliens sont, depuis quelques mois, victimes de ce type attentats sans que les autorités aient pu jusqu’à présent trouver une parade. Le ou les terroristes responsables savent qu’ils ne survivront pas à leurs forfaits mais cette certitude loin de les arrêter les stimule dans la mesure où ils accéderont en tant que martyr au paradis d’Allah.
            Les Israéliens qui sont, malheureusement, victimes du terrorisme depuis de très nombreuses années sont mieux avertis. Ils ont subi toutes sortes d’attentats, les bombes dans les bus, les kamikazes. Ils ont eu leur Bataclan, ce fut l’attentat du Dolphinarium à Tel-Aviv. Leur vigilance ne se relâche pas.
Mémorial Dolphinarium

            En 2015, Paris fut  frappée par deux fois, le 13 novembre et en début d’année le 9 janvier, Charlie hebdo et l’hyper Cacher de la porte de Vincennes. Trois à quatre  millions de Français défilèrent pour marquer leur horreur et leur solidarité avec les victimes : les journalistes de l’hebdomadaire satirique, les policiers, les Juifs pris en otage. Mais très rapidement, cette unité se désagrégea. On restait solidaire mais….. Les journalistes l’avaient peut-être bien cherché avec leurs caricatures de Mahomet, les Juifs, aussi, avec leur soutien à Israël : les attentats étaient ciblés. Certains se rassurèrent de cette manière jusqu’au 13 novembre où ils comprirent que  tous pouvaient être frappés, dans un stade, dans une salle de spectacle, dans un restaurant, à une terrasse de café.

            Nous faisons donc, en Occident comme en Israël, face à une nouvelle forme de terrorisme qu'il va falloir apprendre à gérer. Des mesures qui étaient indispensables ont été prises par le gouvernement. L’état d'urgence notamment a permis de nombreuses interpellations et la découverte d'un armement impressionnant. Certains craignent une atteinte à nos libertés mais la sécurité est à ce prix. Souhaitons maintenant que tous les pays occidentaux prennent la mesure du danger, se mobilisent et joignent leurs forces notamment dans le domaine du renseignement,  pour faire face à cette guerre d'un type nouveau.

2 commentaires:

Marianne ARNAUD a dit…

De quelles réformes indispensables prises par le gouvernement, parlez-vous ? De la réforme constitutionnelle, qui va introduire dans le droit français, la déchéance de la nationalité pour les bi-nationaux nés en France, et ainsi créer deux catégories de Français ? Outre qu'on nous dit et redit que cette mesure n'aura aucune efficacité, cette réforme à caractère purement symbolique, sera vécue par par la gauche comme "le mal absolu" !
Alors pourquoi cette loi ? Et si c'était, encore et toujours, pour faire oublier le chômage, l'insécurité sociale et identitaire, en un mot, si c'était pour fuir le réel ? Et comme le dit Maxime Tandonnet : "Semer le chaos et la confusion dans le pays, briser tous les repères pour espérer nourrir en réaction le culte de la personnalité, émerger des ruines du temple et gagner les élections" ?

Nejib MATHLOUTHI a dit…

Sans oublier la Tunisie qui est la cible principale des terroristes afin d'abattre une démocratie naissante qui n'arrange pas certains pays arabes du golfe.