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mercredi 18 novembre 2015

Paris agressé... Paris blessé... par Dov ZERAH



PARIS AGRESSÉ…PARIS BLESSÉ

Le point de Dov ZERAH

         

          Le terrorisme de vendredi dernier, après les attentats contre Charlie Hebdo et l’Hyper cacher, a encore frappé Paris ! Tout a été dit, écrit depuis vendredi. Ce n’est malheureusement pas le premier attentat terroriste sur le territoire français. La liste est longue depuis plus de trente ans : le drugstore Publicis, la rue Copernic, la rue des Rosiers, la rue de Rennes, les assassinats de Mohammed Merah…


Musée juif de Bruxelles

         La France n’est pas le seul pays à être touché ? Paris n’est pas la seule capitale à être frappée. New York et le World Trade Center, Bruxelles et le musée juif, Londres, ou Madrid…Israël dont la population est confrontée aux terroristes depuis des décennies. Au-delà de tous ces attentats, ceux de vendredi, avec ceux du 11 septembre ont au moins deux singularités.
         Les esprits ont été frappés par le mode opératoire des terroristes, caractérisé notamment par la présence simultanément de quatre équipes, le recours à la fois aux bombes humaines et au mitraillage des personnes, le choix de lieux à forte densité, un jour d’importante fréquentation…

         Les esprits ont été frappés par l’horreur du nombre des victimes, près de 130 morts, plusieurs centaines de blessés dont un grand nombre en état grave ; mais aussi et surtout par les récits des survivants, des miraculés, rapportant notamment que les terroristes cherchaient par tous les moyens à tuer, à donner la mort…Jamais, en France, un tel nombre de victimes n’a été atteint.
         Mon propos aujourd’hui n’est pas d’entrer dans le débat, comme certains ont commencé à le faire, sur les moyens à utiliser pour combattre le terrorisme ici et ailleurs, des mesures à prendre sans remettre en cause notre Etat de droit…
          Mon propos aujourd’hui n’est pas d’analyser, comme certains ont commencé à le faire, notre politique étrangère, et notamment de savoir si on doit ou non accepter Bachar El Assad, faire front commun avec la Russie, quelles alliances nous devrions conclure, quel est notre intérêt à être l’arbitre entre terrorisme sunnite et terrorisme chiite…

         Mon objectif est d’appeler votre attention sur les formidables témoignages de solidarité qui se sont manifestés de par le monde :
- Les couleurs tricolores affichées en de nombreux lieux, aussi symboliques que le Mur des Lamentations à Jérusalem
-   La Marseillaise chantée par de nombreux artistes, joueurs
- Les manifestations de soutien, comme les 20.000 Danois, mobilisés pour témoigner leur solidarité
- Les recueillements, les bougies allumées, les fleurs déposées devant nos ambassades…
-         De Sydney à San Francisco, en passant par New York, Londres, Berlin…pratiquement toute la planète s’est manifestée, à l’exception de Gaza où un drapeau français a été brûlé, comme en atteste une vidéo.

         De la même façon que toute personne était Charlie en janvier, aujourd’hui, il y a une totale identification avec Paris. Ces tristes événements ont accentué une forme de conscience mondiale. Oui, nous sommes de plus en plus des citoyens du Monde, partageant les joies et les peines des habitants, même situés à des milliers de kilomètres. Nous sommes tous les habitants d’une même planète, les membres d’une même famille.
         Que l’on soit à Los Angeles, Tokyo, Rome, Vienne, ou New Dehli, les parents des victimes apparaissent comme des parents, des frères ou sœurs, des cousins, ou des voisins de palier… D’un mal naît l’expression d’une exceptionnelle conscience mondiale. D’un drame émerge une formidable solidarité internationale. Avec un tel événement, le monde devient village, chacun découvrant les circonstances, les histoires, les parcours.
         Alors que nous célébrons le vingtième anniversaire de l’assassinat d’Itzhak Rabin, souvenons-nous ce qu’il avait l’habitude de déclarer à la survenance de tout attentat : «nous devons continuer à combattre le terrorisme comme s’il n’y avait pas de processus de paix, et continuer le processus de paix comme s’il n’y avait pas de terrorisme».

         Il faut réagir, répliquer, selon le principe biblique «œil pour œil, dent pour dent…». Mais, ne tombons pas dans le piège tendu par les extrémistes. Ils souhaitent, par tous les moyens, faire basculer le monde dans une guerre de civilisations, une guerre de religions. N’attisons pas les oppositions.
           Léon Blum répétait souvent «ce qui me fait le plus peur dans le nazisme, le fascisme, ce n’est pas simplement l’idéologie, mais l’obligation d’avoir à utiliser pour les combattre les mêmes moyens que lui».
           Je terminerai en faisant trois invitations :
-  Prions pour les victimes, leurs familles et amis
-  Soyons unis pour défendre notre patrie et nos valeurs
-  Ne nous laissons pas guider par la seule vengeance…

2 commentaires:

Bernard ALLOUCHE a dit…

Ces attentats sont d'un style nouveau c'est la première fois que le peuple dans sa diversité est touché.
Les attentats en Israel ou contre des juifs n'ont jamais entraîné de compassion ni de solidarité.
Sans vouloir vous décourager l'amour et la solidarité ne s'expriment uniquement lorsque l'on s'identifie aux victimes.
J'irai même plus loin la solidarité exprimée pour Charly n'a duré que peu de temps. Les critiques et les injures n'avait pas tardé à prendre le dessus. Quand à l'hypermarché Cacher, l'événement a été vécu uniquement parce qu'il était lié à celui de Charly
B. Allouche

Marianne ARNAUD a dit…

Vous écrivez : "D'un drame émerge une formidable solidarité internationale" et c'est vrai ! Mais vous auriez pu ajouter que, malheureusement, cette "solidarité" n'a pas empêché les touristes américains et chinois d'annuler leurs réservations pour la France, en masse.

Il manque à l'article de l'économiste, un paragraphe sur le tourisme en France - dernier bastion encore florissant de notre économie - qui risque de souffrir dans les temps qui viennent, précisément quand on va demander aux Français de faire de nouveaux efforts pour leur sécurité.