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lundi 30 novembre 2015

Ne touchez pas à mon drapeau Par Jean SMIA



NE TOUCHEZ PAS À MON DRAPEAU

Le billet d'humeur de Jean SMIA

          

          Frappes-toi le cœur: c'est là qu'est le génie disait Alfred de Musset. Certains en ont conclu que si on ne se frappait pas le cœur: on n'aurait pas de génie. Jacques Brel, dont je suis fan inconditionnel, nous a tous ému et continue de le faire bien après son grand départ. Sauf qu’il y a un temps pour chaque chose. Et il ne semble pas que l'expression de larmoiements résignés et asservis soit la meilleure réponse à donner à ceux qui prétendent nous imposer un autre mode de vie.



            J'aurais aimé entendre : 
«ami, entends-tu les cris sourds du pays qu'on enchaîne»                                            
           ou en transposant à l'actualité : 
«ami, entends-tu les cris sourds DES pays qu'on enchaîne»                                                                                         «il est DES pays où les gens, au creux de lits, font des rêves»
            Et puisque, à notre corps défendant, (si l'on peut dire), nous sommes en guerre, je ne pense pas qu'il soit bon pour le moral des troupes de dire que nous n'avons que de l'amour pour parler aux canons ennemis. En temps de guerre: il n'y pas de place pour le renoncement défaitiste à l'Espagnole. De Gaulle et Churchill n'avaient pas parlé d'amour au Reich.
            En revanche, il y a longtemps, les Indiens d’Amérique n'avaient que de l'amour à opposer aux fusils des Espagnols et des Anglais: ils sont aujourd'hui dans des réserves. Il y a une dizaine de mois, sur FB, longtemps avant ce vendredi 13 de malheur, une page demandait de «liker au maximum» un drapeau français: elle a eu très peu de succès.

            Aujourd'hui la bassesse du discours politique est telle qu'il tourne à l'impudeur obscène, et c'est avec cette même impudeur obscène qu'un parti s'est approprié le mot «républicain», que des factions islamistes proliférantes se sont appropriées un Coran dévoyé, et que les Lacombe Lucien actuels, ces ex-bobos qui se pinçaient le nez à la vue d'un drapeau tricolore, se sont appropriés notre drapeau à des fins de récupération partisane.

            À force de vouloir manipuler les braves gens en travestissant tout ce qu'ils ont de plus sacré: vous risquez de voir ressortir la guillotine. Elle sera de couleur bleue et blanche. Quant au rouge, des «comités de salut public» le rajouteront.

2 commentaires:

Marianne ARNAUD a dit…

Rassurez-vous, la plupart de ceux qui, comme moi, ont depuis longtemps un drapeau chez eux, ne l'ont pas sorti sur l'injonction obscène des politiques.
Le jour - peut-être plus proche qu'on ne croit - où ils le sortiront, ce sera pour le défendre et non pour le ridiculiser.

Véronique ALLOUCHE a dit…

Si la chanson de Brel paraissait douçâtre au vu de cette abomination des attentats de Paris, il n'en va pas de même à mon sens, du texte "perlimpinpin" chanté avec force et conviction par Natalie Dessay. Les plus beaux poèmes n'abattront jamais la haine de ceux qui y sont hermétiques, mais du moins nous aident-ils à maintenir en soi ce que nous avons d'humain devant l'inhumain. La beauté des mots n'est jamais vaine devant la barbarie et les poètes nous sont plus indispensables que n'importe quels discours.
Un peu de douceur et de tendresse. Un peu moins d'ironie et d'ignominie. C'était le message de ce texte magnifique.
Quant au drapeau, l'extrême droite se l'est approprié avec souvent en son nom des relents de xénophobie. Il a été dévié de son sens à maintes reprises.
Il aura fallu cette tuerie aveugle pour que les français dans leur ensemble redonnent un sens à leur patrie. Manipulation peut-être, et même sans doute. Les élections régionales auront lieu dans quelques jours et la politique politicienne reprend son court.
Mais l'unité de coeur et d'esprit s'imposent avant tout en ces temps difficiles. Pari réussi en ce sens je l'espère.
Bien cordialement