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mercredi 25 novembre 2015

L'impossible campagne par Marianne ARNAUD



L’IMPOSSIBLE CAMPAGNE

Par Marianne ARNAUD

            

          Ce matin devait marquer le début de la campagne officielle des élections régionales. Or les media ont ouvert leurs informations sur les hommages aux victimes du massacre du Bataclan, sur les Marseillaise des stades de football, et sur les manifestations de solidarité de la place de la République qui n'ont pas faibli. Mais rien ou pas grand-chose sur ces élections pourtant prévues les 6 et 13 décembre prochain.


            Comment pourrait-il en être autrement au moment où l'état d'urgence a été prolongé pour trois mois et où la France est officiellement déclarée en guerre ? Et de fait nous avons appris que, depuis le 13 novembre, près de 800 perquisitions ont été menées qui ont abouti à 107 interpellations, 90 gardes à vue et 164 assignations à résidence. Au cours de ces opérations qui sont appelées à se poursuivre, ainsi que le confirme le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, 174 armes ont été saisies, dont 18 armes de guerre, ainsi que des produits stupéfiants et 250.000 euros. On a même vu les premiers couvre-feux être instaurés comme dans la ville de Sens.

            Difficile dans ces conditions de reprendre la campagne là où on l'avait laissée, c'est-à-dire au moment où le Premier ministre, Manuel Valls, proposait à la gauche de fusionner avec la droite pour faire barrage au Front national, déclenchant ainsi une véritable tempête au sein de son propre camp, et tétanisant Les Républicains qui se voyaient coincés entre le Front national et les socialistes.
            Mais tout cela est oublié aujourd'hui puisque le PS est uni derrière le Président en guerre et ainsi peut imaginer bénéficier d'un «sursaut démocratique» dans les urnes au premier tour. En revanche pour sauver des régions au second tour, il sera beaucoup plus difficile de faire passer le front républicain anti-FN auprès des électeurs à qui on a prêché l'Unité nationale contre un parti représentant, au bas mot, le quart des suffrages. Quant à la droite dont les solutions anti-terroristes ont été récupérées par François Hollande, elle est devenue pratiquement inaudible.

            Dans ces conditions, et alors qu'on nous annonce que le Président Hollande s'apprête à un «Conseil de guerre planétaire», qui oserait encore parler d'aides directes aux entreprises, formation professionnelle, soutien au logement et autre promotion du tourisme ? Déjà certains envisagent le report des élections, tandis que d'autres jugent cette option difficilement envisageable. Si cette question continuait à se poser, elle devra être tranchée par le gouvernement ainsi que le prévoit la Constitution.

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