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jeudi 26 novembre 2015

Le syndrome des complotistes par Jean SMIA



LE SYNDROME DES COMPLOTISTES

Le billet d'humeur de Jean SMIA

            

          Après avoir assumé moins de 10 % des actions militaires visant Daesh, la France est, tout comme l'était la Syrie, victime «d'attentats perpétrés depuis l'étranger» (c'est une phrase de Bachar El Assad de 2012, que Laurent Fabius avait traitée de mensonge) et veut prendre la tête d'une alliance anti-Daesh. Bien que cela semble présomptueux, l'intention est louable.




            Entre autres : La France cherche comment mettre Daesh dans la dèche. Leur principale source de revenus est le pétrole fourgué à prix cassé. À qui ? Et comment ? Certains affirment que la fortune du fils d’Erdogan prospère sur ce segment.
            Si l'on revenait à la période pré-électorale turque durant laquelle Tayyip Erdogan n'était pas donné pour favori, et que son élection n'a été due qu'au revirement sécuritaire consécutif à l'attentat d’Istanbul, un complotiste normal (pas un paranoïaque) se demanderait si le fils Erdogan n'aurait pas demandé un coup de main à ses fournisseurs. Il est possible que Daesh aurait estimé qu'il y aurait quelques difficultés à remplacer, au pied levé, un client si protégé.

            Un complotiste paranoïaque, lui, ferait le parallèle avec le regain de popularité de François Hollande après nos attentats. Le complotiste basique aurait la conviction que l’alliance anti-Daesh ne peut se faire en y incluant la Turquie d'Erdogan. Pourquoi ? Parce que tous les autres alliés peuvent prendre pour objectif de revenir à la situation géopolitique d'avant l’avènement du Daesh, puis, une fois la solution finale du problème Daesh réalisée, régler le problème Bachar El Assad.
            Tous, sauf la Turquie. Pourquoi ? Parce que ce complotiste imaginerait que la mégalomanie du chef d'État turc actuel a pour objectif de remettre en question l'accord Sykes-Picot, qui avait réparti artificiellement les territoires de l'empire ottoman déchu, et de récupérer les territoires qui lui «reviennent de droit», soient : la Syrie, le Liban, la Jordanie, la Palestine et Israël.
            Alors, la création d'un État kurde, qui serait la conséquence mathématique de la défaite de Daesh, n'est pas envisageable. Un autre complotiste basique, lui, se demanderait où Daesh pourrait-il planquer ses 2.000 milliards de trésor de guerre ? Pas dans un matelas : il serait tellement grand qu'on le verrait sans satellite, ni jumelles.
            Lorsque que l'on sait le pouvoir d'intrusion des organismes financiers (qui viennent de faire voter une loi qui leur permet de prélever, de votre compte courant, une dette de votre gouvernement), on serait en droit de se demander si l'origine des fonds dont ils disposent, qu'on leur confie ou qui transitent, leur pose le moindre problème sur le plan moral, éthique, légal ou patriotique. La mondialisation de la finance a-t-elle pour incidence obligatoire : l'amoralité ?

            Le dernier complotiste, lui, particulièrement paranoïaque, verrait dans la destruction d'un avion militaire russe par la Turquie, un acte délibéré pour disloquer l'alliance anti-Daesh.
         Ne serait-il pas temps de mettre l'OTAN en face de ses contradictions ?

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