ARTICLES LES PLUS LUS SUR LE SITE DEPUIS JUIN 2010 - LE BEST DU BEST OFF - CLIQUER UNE IMAGE POUR LIRE OU ARRÊTER LE DEROULEMENT


ARTICLES LES PLUS LUS SUR LE SITE - Cliquer l'image pour lire ou arrêter le déroulement

 

samedi 10 octobre 2015

LA TROISIÈME INTIFADA Par Gérard AKOUN


LA TROISIÈME INTIFADA
Par Gérard AKOUN
Judaïques FM


Depuis quelques semaines, la violence règne à Jérusalem. De jeunes palestiniens mènent une véritable guérilla sur le Mont du Temple contre la police, pour empêcher les Juifs de venir y prier. Des Israéliens sont victimes d’attentats plus ou moins meurtriers, dont certains sont  particulièrement barbares, je  pense en particulier à ce couple assassiné dans sa  voiture, sous les yeux de ses jeunes enfants. Armés de pierres, de bouteilles incendiaires, d’armes blanches ou d’armes à feux, de jeunes palestiniens  s’attaquent, à des civils,  à la police, à l’armée. Ils blessent, ils tuent à Jérusalem, dans les territoires et même en deçà de la ligne verte.




Hier, une tentative d’assassinat a eu lieu à Kyriat Gat, avant-hier, c’était une manifestation violente à Jaffa organisée, il faut le souligner, par de jeunes  arabes israéliens. Benyamin Netanyahou a déclaré qu’il mènerait «une lutte à mort contre les terroristes». Le gouvernement israélien a décidé d’aggraver les sanctions contre les terroristes, et leurs familles, les tirs à balles réelles sont autorisés… Naftali Bennett propose de répondre à chaque attentat par la création d’une nouvelle implantation. 
Mahmoud Abbas se tait. Le gouvernement israélien l’accuse de ne pas condamner les violences, de soutenir les émeutiers en sous-main tout en ayant un discours pacifiste, à l’intention des Américains et des Européens. Ce même  gouvernement qui n’a cessé de discréditer, aux yeux des Israéliens comme des Palestiniens,  le président de l’Autorité palestinienne lui prête, aujourd’hui, une forte  influence sur les événements ! 

Sommes-nous à la veille d’une troisième intifada ? On peut se poser la question : la première intifada avait eu lieu en septembre 1987, la seconde en décembre 2000, 13 ans avaient séparé la première intifada de la seconde. 2015 se termine bientôt, durant ces 15 années écoulées, la situation des Palestiniens s’est-elle modifiée ?  Leurs revendications nationales ont-elles été prises en compte ? La  création d’un État palestinien, même avec des pouvoirs limités, est elle encore d’actualité ?  Il serait difficile de répondre par l’affirmative ! C’est le statu quo qui prédomine, du côté israélien comme du côté palestinien!
Toutes les conditions semblent  réunies, sur le terrain,  pour réaliser, à l’aide des réseaux sociaux, un nouveau soulèvement mais si une intifada ne se déclenche pas d’en haut, elle a besoin pour réussir  d’être relayée en haut. Mais qui peut jouer ce rôle ? Le Hamas est affaibli, il peut certes activer ses cellules dormantes en Cisjordanie, les pousser à commettre des attentats anti israéliens, mais il ne peut leur apporter un soutien réel dans la mesure où, soumis aux blocus de l’Égypte et d’Israël, il est aussi en butte à des attaques de Daesch qui tente de le déstabiliser à Gaza. 

Mahmoud Abbas, quand à lui, a compris depuis longtemps, l’inanité de la lutte armée contre Israël. Il préfère marquer, quand il le peut, des points sur le plan diplomatique. Certains observateurs ont émis l’hypothèse qu’il avait offert un exutoire à la colère des jeunes Palestiniens en les laissant se battre avec la police israélienne sur le Mont du Temple et dans les territoires, tout en les gardant sous contrôle.  A-t-il craint, par la suite, d’être débordé ? A-t-il cédé aux pressions de ses parrains et bailleurs de fonds, les monarchies du Golfe, mais aussi les  Américains et les Européens qui lui auraient vivement conseillé de ne pas jouer avec le feu et de mettre fin à ces violences ? A-t-il considéré que son objectif, raffermir son autorité, était atteint ?
Pour une ou plusieurs de ces raisons, Mahmoud Abbas a renoué  l’alliance sécuritaire avec Israël, ce qui devrait permettre, à court terme, on l’espère, la fin des affrontements en bandes organisées, avec la police ou l’armée. Mais les attentats à l’arme blanche perpétrés par des individus isolés, le djihad individuel, ne cesseront pas. L’absence de solution politique dans le conflit israélo-palestinien, les frustrations qu’elle provoque au sein de la population palestinienne, entraîneront à terme le développement de cellules de l’État islamique  parmi les arabes israéliens et plus encore chez les Palestiniens. Benyamin Netanyahou, lors de la dernière assemblée générale de l’ONU a lancé un appel à Mahmoud Abbas pour une reprise des négociations sans préalable. 

Pour que ces négociations aient une chance d’aboutir, il faut qu’elles soient, vraiment, sans préalable de part et d’autre. Faute de quoi le nombre d’adeptes de Daesh ne fera qu’augmenter.

1 commentaire:

Robert de PASS a dit…

C'est vraiment attristant.
Il y a 70 ans, un oncle ( nanti) avait organisé une grande fête à l'occasion de
la création de l'état d'Israel.
Parmi l'assistance, il y avait un libre penseur qui s'était permis de dire
" Il n'y aura jamais de paix" et ce sera plus long que la guerre de 100 ans.
Il fût invité à quitter les festivités.
Cette anecdote lui donne partiellement raison.
Respectueusement votre,
Robert de Pass🌴