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dimanche 11 octobre 2015

JUIVE EST MON IDENTITÉ Par Sarah CATTAN


JUIVE EST MON IDENTITÉ

Par Sarah CATTAN


          En réponse à notre article «la désespérance», Sarah Cattan nous a transmis ce magnifique texte que nous nous empressons de publier.


Juive est mon identité, ma famille, mes racines revendiquées. Je suis souvent en colère lorsque ce que l'on continue d'appeler «La Presse Française» égrène à loisir le nombre de logements qui seront construits par Israël. En colère contre ce pays que j'aime et défends systématiquement lorsqu'il est attaqué, mais avec la politique duquel je suis loin d'être toujours d'accord. Et furieuse devant la vérité occultée par les «Média Français», une non-information qui devient de la désinformation.


Hier seulement en France la presse nationale a commencé à parler de climat agité... N'oubliant pas de préciser avec moult détails qu'un israélien «aussi» avait tué des palestiniens. Tant de gens ne vont pas chercher l'info, croiser l'info, tant de gens se contentent du journal de 20h ou des chaînes comme BFM. Alors ce traitement partisan de l’information commet des ravages.

Tel Aviv. Quand on arrive en ville ... Et qu'on est frappé à l'arme blanche. Indistinctement. Arbitrairement. Où que ce fût, on en aurait parlé comme d'un climat de terreur. Mais concernant Israël, la Presse Française, frileuse, a fait des choix. En n'en parlant pas, elle cautionne ce qui demain arrivera à Paris ou Nice. Comment qualifier ces bêtes humaines qui en effet n'ont donc rien appris de la vie. Il ne s'agit guère de Résistance évidemment. Pour résister il faut penser. Être capable de raisonner. D'embrasser une vision large du monde.

Ceux-là, pour qui la mort est une quête, n'ont donc rien vu de la vie qui leur donne envie d'en jouir encore un peu. Un regard. Un lever du jour. Le verre de bière que l'on porte à ses lèvres, que l’on partage avec un ami. La danse. Un repas partagé. Rire. Regarder passer les filles. Écouter un air d'opéra. Un bord de mer. Un amour. Un livre. Le cinéma. Ils ne savent pas que cela existe. Ils n'ont pas goûté. Surtout ils n'ont pas appris à douter. Ils sont incapables de nuances. Comment se défendre face à une bête humaine. Face à l'absence d'intelligence au sens étymologique. Musulman ou juif, dans les deux cas, il y a de quoi être dévasté par ce qui se passe. Dévasté par la connivence impardonnable de cette presse qui se déshonore de facto.

7 commentaires:

Marianne ARNAUD a dit…

Tout le monde, quelle que soit son identité, peut faire de vos mots, les siens.
Merci pour ce témoignage d'intelligence et d'humanité.

Paul ZAQUIN a dit…

Juive est mon origine aussi! Mais je me permettrai,Sarah,de ne pas être d'accord avec votre analyse. Ces gens en quête de mort sont des gosses de 16 ,18 ,20 ans à qui la vie n'a offert que la misère. Une bière ,un film,un roman, ou un couché de soleil ,tout cela n'est qu'une fiction pour ces jeunes désespérés, manipulés malheureusement mais inconscients car leur vie n'a aucun sens , car sans avenir. Les vrais criminels sont les politicards de tous bords et leurs manipulateurs

Anonyme a dit…

A Paul Zaquin...
Vous dites que les vrais criminels sont les "politicards de tous bords".
Vrai. Mais pas qu'eux....
Mais ces jeunes palestiniens,qui vivent à l'heure d'internet, qui sont experts pour se servir des médias, et des agences de presse, donc ne manquent pas à tout le moins d'intelligence et d'esprit de manipulation.Et cet esprit de critique ( là je suis soft) pour comprendre une fois pour toutes, que leur combat voué uniquement au terrorisme gratuit, et leur haine du Juif,est voué à l'échec.Plusieurs intifada n'ont servi à rien.Cette révolte,ils feraient bien aussi de l'utiliser un peu contre leurs dirigeants. En Israël, les opposants à Bibi n'hésitent pas à descendre dans la rue, à se joindre à BDS etc etc. Où sont -ils ces opposants à ces dirigeants palestiniens? C'est trop facile de les déresponsabiliser eux aussi. Quand des parents palestiniens envoient délibérément à la mort leurs gosses, vous trouvez ça normal? Ils sont responsables de leur propre condition, de leur refus de voir la réalité en face. Un gosse de 10 ans est capable de comprendre ça.

Véronique ALLOUCHE a dit…

@Sarah
Pas tout à fait d'accord avec vos propos. Vous écrivez :"Pour résister il faut penser. Être capable de raisonner. D'embrasser une vision large du monde." En effet vous avez raison sauf que pour avoir un minimum de raisonnement cela nécessite un minimum de culture que ces jeunes palestiniens n'ont pas. En cause leurs dirigeants qui, comme le dit Jacques dans l'un de ses articles, usent de la corruption pour détourner à leur profit les sommes considérables en provenance du monde occidental.
Entretenir la désespérance de leur condition et la haine d'Israël à longueur de temps conditionne à ce genre d'actions terroristes.
Véronique Allouche

Jeremy a dit…

les médias français ne sont pas à la hauteur. sur ce point rien n'a changé.
L’ONU est à mettre dans le même panier, comme l'a indiqué le Premier ministre devant l'assemblée des nations. la France a néanmoins une palme d'argent , après la presse Arabe, qui elle détient la palme d'or.

邓大平 עמנואל דובשק Emmanuel Doubchak a dit…

à notre amy anonyme quy pense que ceux quy s'opposent à Netanyahou sont pour le BDS, quand on parle d'intelligence, prière de vous servir de la vôtre. Les politicards sont loin d'être les seuls en cause, et les perversions de l'intelligence sont le premier clou enfoncé dans la vision utopiste d'un monde meilleur grâce à l'éducation et à l'alphabétisation que nos prédécesseurs appelaient de leurs vœux, un messianisme par les lettres. Le poison vient également des lettres, surtout par les mouvements profonds de l'inconscient et les difficultés de vivre. Pour boire une bière, et connaître une fille ou un garçon, encore faut-il que votre culture vous le permette. Et dans certains milieux, la haine sert d'identité et les contradictions sont multiples. Les politiciens sont le fruit de sociétés malades et seuls les maîtres à penser qui seraient capables de changer la population peuvent théoriquement réformer la population. En notre période où les vaches sacrées, profs, docteurs, pompiers, urgentistes se font casser la gueule symboliquement et physiquement, le changement n'est pas pour demain.

sarah cattan a dit…

A la question "Peut-on être musulman et boire du vin?", Kamel Daoud a répondu le 7 octobre:
"Donc, j'ai bu avec malaise au début de ma vie. Je ne reconnaissais pas au vin son goût mais son dégoût. J'avais le visage toujours inquiet. Il m'a fallu du temps pour le laisser mûrir dans ma tête, l'accepter, le tolérer comme le goût du sanglier, le palper et le choisir. Le boire sans me sentir coupable, fuyard ou menteur. L'apprécier et l'acheter sans le cacher. Toute une vie pour apprendre à boire le vin au soleil et pas sous les murs. Et encore ! Je reste prude avec les miens, je cache mes bouteilles et, pour les jeter à la poubelle au matin, je les emballe lourdement pour les cacher aux éboueurs. Étrange, non ? Tu vois, mon ami, qu'écrire sur le vin peut me mener à écrire sur une vie entière. Etrange qu'on doive attendre chez nous la mort pour boire, car le vin est licite dans l'au-delà. Cela me sert à quoi, le vin au paradis, au juste ? On dit qu'il y coule en rivières. Mais où mènent-ils, ces fleuves ? Peut-être qu'il faut boire après la mort pour se soulager de l'ennui. Passons. Je voulais écrire sur le vin. C'est donc une vie entière et là où toi tu goûtes et choisis, moi je résiste. Dans les bars à vin, ici, on a les airs de rescapés, nous, les buveurs. Et cela vous donne ces vieilles scènes de bars enclavés : les uns pleurent salement une femme, les autres se disputent avec un dieu inexplicable, d'autres jouent aux mots croisés et les derniers font le bras de fer avec une ride ou une mémoire. Viens ici pour voir comment on boit le vin. Tu comprendras, Nathanaël, pourquoi, malgré ses goûts inhabiles et parfois grossiers, on le boit dans un territoire : l'au-delà gambadant de la malédiction. On en revient avec les teints de couchers de soleil ou la vigueur d'hommes qui ont tenu tête à des dieux au risque de se faire dévorer le foie par les oiseaux...".



* Titre de l'article de Kamel Daoud dans Le Point, n°2248 du 8 octobre 2015.