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samedi 26 septembre 2015

MAINMISE DES GANGS SUR LE TRAFIC DES MIGRANTS Par Marianne ARNAUD



MAINMISE DES GANGS SUR LE TRAFIC DES MIGRANTS

Par Marianne ARNAUD



Nous l'apprenons par la lecture du Figaro : le «business» des migrants est en passe de devenir le plus fructueux de tous les trafics criminels, dépassant celui de la drogue et celui de la vente d'armes. Pour preuve, il cite ces deux organisateurs et ce passeur qui ont empoché 350.000 euros en «stockant» des ressortissants sri-lankais, albanais, iraniens et irakiens dans des hôtels des environs de Calais avant de les acheminer en fourgon vers la Grande-Bretagne. 


Il y a aussi cet autre gang albanais qui se serait occupé de 300 personnes, à qui cela aurait rapporté 2 millions d'euros. Ou bien cette structure transportant 600 Érythréens dans des remorques de camion à 500 euros par tête. Ou encore cette bande organisée qui négociait des visas à des réfugiés à 8.500 euros pièce.
Dans la seule région de Calais, 1.850 migrants ont fait une demande d'asile entre novembre 2014 et fin août 2015, auprès des agents de l'Ofii (Office français de l'immigration et de l'intégration) ou de l'Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides). Ces agents sont témoins, en première ligne, des actions des passeurs pour dissuader les migrants d'être candidats au droit d'asile, et ainsi continuer à alimenter le racket. Aux problèmes que leur posent les gangs, il faut ajouter ceux que posent les «No Borders», ces militants du «zéro frontière» qui pour leurs motifs idéologiques et au nom de la liberté, ont tout intérêt à maintenir les migrants dans la précarité des camps, ne serait-ce que pour faire parler d'eux et de leur action, ainsi que l'explique un agent sous couvert d'anonymat.
Yannick Imbert

Quant à Yannick Imbert, le directeur général de l'Ofii, il déclare : «On sait pertinemment que les passeurs et les No Borders sont présents mais sans pouvoir les identifier». Si un agent témoigne qu'il peut mener sa mission auprès des migrants, sans se sentir en danger, il précise toutefois «parler toujours face à face et s'assurer de n'avoir personne dans le dos ».
Cependant le maire de Téteghem, près de Dunkerque, est plus loquace et affirme avoir été plusieurs fois menacé par des trafiquants armés agissant au grand jour. Franck Dhersin, en effet, affirme avoir vu des voitures anglaises de grosses cylindrées sortir et entrer dans le camp. Ouvrir le coffre, et libérer un ou deux migrants. Il affirme que sa ville ayant fait installer l'eau courante, des douches et des Algeco dans le camp, aux frais des contribuables, il s'était rendu compte que ce confort supplémentaire était facturé aux migrants de ce camp réputé cinq-étoiles, où d'ailleurs il n'y a ni Soudanais ni Érythréen, jugés trop pauvres, mais seulement des familles de cadres, d'ingénieurs, de médecins syriens ou irakiens kurdes qui, après avoir versé 3 ou 4.000 euros pour arriver au camp, en verseront autant pour atteindre l'Angleterre.
Franck Dhersin

Tout est donc parfaitement organisé depuis les guetteurs, petites mains, sergents, lieutenants, commandants, chauffeurs ; mais dit Franck Dhersin, les vrais patrons sont à Londres, et il accuse le gouvernement britannique de ne pas vouloir faire tomber ces passeurs ne serait-ce qu'en les obligeant de justifier l'origine de leurs voitures et de leurs villas.
La justice française est-elle plus adaptée pour s'attaquer à cette délinquance ? Il est à craindre qu'il faille devoir répondre par la négative. Car, si en théorie les passeurs peuvent être condamnés à 10 ans d'emprisonnement, dans la pratique il n'en est rien. Les juges dépassent rarement les 5 ans de prison avec interdiction totale du territoire. Mais outre le fait que ces délinquants sont immédiatement remplacés par d'autres, les gros bonnets ne sont pas sur le territoire, et ne risquent donc absolument rien. 

Un magistrat du nord de la France s'explique sur la légèreté des peines encourues : «Aller au-delà signifierait la criminalisation de ces faits. Ce qui signifie des procédures très lourdes et surtout très longues, avec le risque de voir les suspects être libérés puisque la détention préventive est limitée, et les voir repartir à l'étranger sans avoir été condamnés... Compte tenu de l'ampleur du phénomène et de l'attente des maires, mon but est de condamner le plus rapidement possible. La mécanique criminelle n'est pas adaptée».

Voilà qui a le mérite d'être dit et qui explique aussi pourquoi le business des migrants n'est pas près de s'éteindre.

1 commentaire:

Véronique ALLOUCHE a dit…

Votre belle écriture madame, ne m'aura pas suffit hélas à estomper la nausée qui me monte devant ce trafic d'esclaves nouvelle version.
Une question cependant: qui paye "le passage" de ces migrants? Quelle est cette mafia? Les États dont ils sortent par milliers?
Bien cordialement comme toujours.
Véronique Allouche