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mardi 7 juillet 2015

RADIO KOL-ISRAËL Referendum en Grèce


RADIO KOL-ISRAËL

Referendum en Grèce

Jacques BENILLOUCHE

Au micro de

Annie Gabbay


Varoufakis

Le «non» l’a emporté au referendum en Grèce avec 61,31% des votants et une participation de 62.5% des inscrits. Le referendum ne représente qu’une procédure consultative. Les problèmes de la Grèce ne seront pas pour autant résolus par un coup de baguette magique. Mais il faut oublier à présent la fable que la Grèce a été humiliée par ses créanciers. Le résultat était attendu dès lors où l’on demandait à la population si elle voulait ou non maintenir la politique d’austérité.
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Dette abyssale

Les électeurs risquent cependant de découvrir qu’en rejetant l’austérité ils ont aussi rejeté l’Euro. Mais la Grèce ne pourra pas s’en sortir toute seule face à une dette abyssale qui représente 180% du produit intérieur brut. Si réformes fiscales il y a, le gouvernement est trop récent pour en mesurer les résultats. Il lui faut du temps qu’Angéla Merkel lui a refusé jusqu’à présent. Ce résultat est d’ailleurs une défaite pour la chancelière allemande.
Il faudra amender les propositions de réforme du 25 juin exigées par les créanciers de la Grèce à savoir, le FMI, la BCE et les États européens. Avant le referendum, le premier ministre Alexis Tsipras avait dit que son objectif était de prolonger les négociations entre la Grèce et ses créanciers et non de la faire sortir de la zone euro, malgré son appel à voter «non».
Alexis Tsipras

La Grèce a besoin de l’aide d’urgence de la BCE (Banque Centrale Européenne)  qui n’attend qu’une décision politique pour agir. Si les quatre principales banques grecques ne sont pas alimentées en Euros, elles ne pourront pas rouvrir leurs guichets et elles seront en état de faillite. La décision appartient, entre autres, au ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble, toujours intransigeant sur de nouvelles négociations avec Athènes qui prendront de toute façon du temps alors que la situation urge.

Troisième plan d’aide

La Grèce va demander à ses créanciers un troisième plan d’aide après celui de 2010 et 2012. C’est pourquoi Alexis Tsipras a forcé son ministre des Finances, Yanis Varoufakis, par un geste symbolique à démissionner pour faciliter les nouvelles discussions avec l’Europe. Les créanciers qui refusent d’envisager un plan pourraient être influencés par le vote grec et par le geste du premier ministre grec qui a limogé celui par qui le blocage arrive. Le FMI vient de publier une note expliquant qu’il n’y avait que deux solutions à cette crise : soit les créanciers «rallongent la maturité de la dette grecque soit ils encaissent une perte sèche sur une partie de cette dette».
Le 20 juillet 2015 correspond à une prochaine échéance décisive. À cette date, la Grèce devra rembourser 3,5 milliards d'euros à la BCE et l’on se demande comment elle pourra honorer cette échéance sachant que l'échéance du 30 juin dernier d’un montant plus faible de 1,6 milliard d'euros pour le FMI, n'a pas été payée.


L’incidence de ce referendum est nulle pour Israël. Au contraire, les liens se resserreront a fortiori depuis que l’espace aérien turc a été fermé à Tsahal. À mesure que l'alliance turque se refroidit, les relations avec la Grèce se réchauffent. Un nouvel axe économique pourrait être développé pour aboutir à la construction d'un gazoduc sous-marin qui déboucherait dans le Péloponnèse et qui transporterait le gaz extrait au large de Haïfa. La nouvelle situation économique de la Grèce ne pourra que favoriser un tel projet rentable.

11 commentaires:

Rivka NIVAL a dit…

Qui a incité la Grèce à acheter à crédit ,en Allemagne et en France un ruineux arsenal militaire avec sous-marins d'attaque et tout le bataclan ? On avait voulu faire d'elle le bastion de l'Occident démocratique face aux menaces venues du Sud et de l'Est .L'argent s'y déversait à flots continus et a empoisonné l'économie du pays Maintenant ,elle devient le chien galeux d'une Europe couchée devant Merkel et les banquiers

Anonyme a dit…

A Rivka NIVAL.... Et pourquoi donc en Grèce tous les gouvernements n'ont rien fait pour taxer les armateurs, les biens faramineux de l'Eglise, rien fait pour recouvrer les impôts, rien fait pour tenir les registres cadastraux pour enregistre les hypothèques( sources de revenus pour l'Etat redistribiteur). C 'est trop facile- et c'est propre à l'idéologie de la gauche- de se défausser sur les autres). C'est comme les palestiniens pour qui la faute, le péché originel ce sont les Juifs.
Et pourquoi donc la Grèce ferait exception à la règle ? Et les autres pays qui ont pris des mesures pour assainir les équilibres budgétaires, ce sont les dindons de la farce? Et qui va donc payer pour leur incompétence, leur je m'enfoutisme ? Qu'ils s'assument donc !

Claude a dit…

... A un anonyme qui n'ose pas signer !!!
... Ne mélange pas tout !!!
Que viennent faire les palestiniens et toute idéologie dans l'histoire de la Grèce ????

Véronique ALLOUCHE a dit…

@Anonyme

En tous points d'accord avec vous.
A son adhésion L'UE aurait dû astreindre la Grèce à une ligne de conduite compatible avec la règle du jeu des autres pays, comme la collecte des impôts par exemple. Jamais la Grèce n'aurait dû rentrer dans la zone euro, ses dirigeants successifs ont laissé aller la corruption, le marché noir.
Aujourd'hui elle en paye le prix sans savoir qu'elle prend encore plus de risques en ayant voté non. Ils ne veulent plus d'austérité? Le pire les attend, ils sont en coma artificiel et si la BCE ne les alimentent plus en euros, ils mourront dans la souffrance et la douleur.
Bien à toi
Véronique Allouche

BA a dit…

@Rivka Nival
Mais si la Grèce n'avait pas les moyens d'acquérir cet Arsenal il ne fallait pas pas qu'elle s'y engage. Il est toujours de bon ton de faire porter la responsabilité de ses échecs sur les autres. On retrouve bien l'esprit d'une perfide gauche française voir parfois Européenne qui pour une idéologie du passé souhaite entraîner la France vers une pensée unique reprenant toujours les mêmes boucs émissaires: Banquiers, Patrons, Juifs. Et grâce à eux créer ainsi l'unité retrouvée, rejoignant ainsi une extrême droite nauséabonde.

Concernant l'article l'intérêt d'israël n'est peut être pas si évident, car si la Grèce quitte l'Europe, la Turquie se trouvera renforcée et de ce point de vue il n'est pas dans notre intérêt de voir un Erdogan puissant dans cette partie du monde.
BA

Anonyme a dit…


Lorsque l'on constate que le pouvoir d'extrême gauche en Grèce trouve des alliés inattendus ( mais après tout ce n'est guère surprenant) dans les partis populistes tels que le Front National, que le populiste d'extrême droite italien Pépé Grillo, va manifester sa solidarité avec les tenants du non, que les plateformes économiques des extrêmes de droite et de gauche se ressemblent de plus en plus, que Aube Dorée applaudit des deux mains ce rejet de l'Europe, on ne peut que constater que l'histoire se répète. Il y a fort à craindre que l'antisémitisme reprenne de la vigueur avec cette alliance des contraires. N'oublions pas que le nazisme et le fascisme sont nés des mécontentements et de l'incompétence des dirigeants de ces pays qui n'avaient pas su assumer leurs responsabilités. On en prend le chemin.

Quant à mon parallèle avec les palestiniens, c'est pour bien imager cette tendance de la gauche de se défausser sur les autres. Et comme nous sommes sur un site où le conflit israélo-palestinien occupe une place - à juste titre - plus qu'importante- et que nous sommes tous concernés par ce problème qui est loin de s'arranger, vu la récurrence de l'irresponsabilité palestinienne ( tant du Hamas, que celle de Mahmoud Abbas, comme de tous les dirigeants arabes qui ont pris le monde entier pour une vache à lait), mon parallèle -pour ceux qui ne le comprennent pas- est amplement justifié.
Je vous salue bien cordialement au passage Véronique Allouche et je partage votre point de vue.

Anonyme a dit…

Enfin, que Monsieur (ou Madame) Claude, décline son identité et signe de son vrai nom....j'en ferai autant !

Claude a dit…

Je suis monsieur Claude !! Et je suis israélien, vivant en Israël... Et toi ?...Où passes-tu ton temps ? Peut-être devant la télé....

Marianne ARNAUD a dit…

Cher monsieur Benillouche,

Vous écrivez au sujet du référendum en Grèce : "Le résultat était attendu... ". Où avez-vous pris cela ?
Ayant suivi de très près, pour cause de canicule, le déroulement du référendum grec, je peux vous assurer que le matin même du scrutin, BFM TV, s'appuyant sur les sondages, affirmait que le OUI allait l'emporter haut-la-main. Puis nous avons eu le résultat des premiers sondages de sortie d'urne, qui assuraient toujours que le OUI l'emportait, mais concédaient que le résultat risquait d'être serré. Arrivés au dépouillement de 50% des bulletins, il fallut admettre que le NON l'emportait et que l'écart entre le OUI et le NON avait tendance à se creuser. On nous expliqua alors que cela tenait à la faible participation au scrutin. Pour finir, il fallut se rendre à l'évidence : la participation avait été de plus de 62% et le NON l'avait emporté à plus de 61% !
Qu'à cela ne tienne, aujourd'hui on nous dit que ce référendum n'aura pas une grande influence sur l'avenir des Grecs.
Attendons donc la suite concernant la Grèce.
Quant à l'UE qui joue les peuples contre les peuples, par résolutions de la Commission ou de l'Eurogroupe, ou de je ne sais quoi, interposés, en leur déniant le droit de s'exprimer, on ne peut que se faire du souci pour elle car, que la Grèce sorte de la zone euro, ou pas, Bruxelles aura un très épineux problème politique à résoudre, qui dépassera de très loin celui de la dette grecque qui, rappelons-le, ne représente que 2% du PIB de l'Europe.

Très cordialement.

Rivka NIVAL a dit…

Je n'enterrerai jamais la patrie d'Homère ,de Sophocle ,de Platon ,de Périclès et de tant d'autres grands esprits .Sans la civilisation hellénique ,l'Europe ne serait pas ce qu'elle est Que crèvent plutôt les banquiers ,les rapaces ,les requins de la finance

Véronique ALLOUCHE a dit…

Vous avez des propos sans nuances Rivka, vous voulez oublier que la Grèce est un pays où la corruption sévit , que la collecte des impôts se fait sur le dos des moins riches. Les banquiers., les rapaces, les requins de la finance comme vous dites en reprenant le vocabulaire d'extrême gauche, ces "rapaces-là" sont dans la réalité des institutions financières qui en prêtant à la Grèce, ont essayé de l'intégrer à l'Europe. Sans succès. La cause? La Grèce elle-même.
Bien à vous.
Véronique Allouche