ARTICLES LES PLUS LUS SUR LE SITE DEPUIS JUIN 2010 - LE BEST DU BEST OFF - CLIQUER UNE IMAGE POUR LIRE OU ARRÊTER LE DEROULEMENT


ARTICLES LES PLUS LUS SUR LE SITE - Cliquer l'image pour lire ou arrêter le déroulement

 

mardi 14 juillet 2015

LA GRÈCE, LA TÊTE SUR LE BILLOT Par Marianne ARNAUD



LA GRÈCE, LA TÊTE SUR LE BILLOT

Par Marianne ARNAUD



Ainsi donc, ce lundi 13 juillet, on a pu voir François Hollande – le président d'une France dont les problèmes budgétaires ne sont pas loin d'évoquer ceux de la Grèce – se réjouir d'avoir signé la capitulation d'un petit pays, membre de l'Union européenne, devant les exigences allemandes. Pourtant tout le monde a compris, à la suite du FMI, qu'en l'état, cet accord ne pourra empêcher l'économie de la Grèce de s'enfoncer toujours plus dans la dépression.





Mais qu'importe puisque le but de l'accord était que le régime de la Troïka, désavoué par les Grecs en janvier 2015, soit à nouveau rétabli dans ses pouvoirs. Et François Hollande, non content d'avoir signé cet accord, va demander à l'Assemblée nationale française, à majorité socialiste, d'entériner l'étranglement de la démocratie grecque par les autorités bruxelloises.

Jacques SAPIR

Or le maintien de la Grèce dans la zone Euro ne résoudra aucun des problèmes de l'Euro, car d'autres pays, à commencer par l'Italie, présentent les mêmes signes de faiblesse que la Grèce. Ce qui permet à Jacques Sapir d'écrire : «La politique économique menée dans la zone Euro consolidée par le rôle des divers traités, et en particulier du dernier TSCG (Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance), ratifié en septembre 2012, ne peuvent mener qu'à l'austérité. Si on ne l'avait pas encore compris, c'est aujourd'hui parfaitement clair : l'Euro c'est l'austérité.»

3 commentaires:

Véronique ALLOUCHE a dit…

"L'euro c'est l'austérité" dit monsieur Sapir....
Pas forcément pour tout le monde. L'Allemagne n'a pratiquement plus de déficit qui atteint son plus bas niveau depuis quarante ans. Elle envisage même la croissance pour 2016.
Dès lors je comprends les exigences allemandes et leur méfiance envers le problème actuel.
A l'autre bout de l'échiquier, la Grèce : pas de cadastre, pas de taxe foncière, retraites repoussées à 67 ans mais sans décote si les 40 ans de cotisation ne sont pas atteints, pots de vin, marché noir, évasion fiscale. L' église et les armateurs restent les plus grands privilégiés quant à l'imposition alors qu'ils détiennent une grande partie des richesses de ce pays.
Dans une telle anarchie comment se fait-il que depuis le temps que la Grèce fait partie de l'UE pour des raisons géo- politique, il n'y ait pas eu de contrôle très strict sur sa fiscalité et l'organisation budgétaire et économique qui aurait aidé à son développement?
Résultat: Aujourd'hui la Grèce est sous tutelle et pour longtemps encore.
Cordialement
Véronique Allouche

Marianne ARNAUD a dit…

@ Véronique Allouche

Vous vous posez les bonnes questions, à cela près que plus personne ne peut ignorer que ce qu'on nous a présenté comme des "sauvetages" de la Grèce, en 2010 et 2012, n'ont été que le sauvetage des intérêts des grandes banques européennes, qui n'ont fait que contribuer à dégrader un peu plus la situation économique de la Grèce. En 2010, les dirigeants de l'Union européenne et le FMI, dirigé par Dominique Strauss-Kahn, ont délibérément refusé de considérer la Grèce comme insolvable, car selon les statuts du FMI, cette institution n'était pas autorisée à prêter à un Etat dont la dette était déjà insoutenable. C'est ce que soutient la présidente du Parlement grec. A partir delà, on le voit, tout est en place pour que la tragédie suive son cours.

Très cordialement.

Benjamin a dit…

la Grèce me semble etre tombée dans une grande manipulation des financiers européens. ses chiffres etaient faussés lors de son entrée. l'europe ferme les yeux pendant 10 ans, et se reveille d'un seul coup, pour lui couper le cou. "la tete sur le billot" dit madame Arnaud. elle n'a pas tort.
ou tout cela va t-il finir? changer la mentalité des grecs, peut prendre une bonne dizaine d'années. ceux qui aiment voler l'Etat, ne changent pas d'avis du jour au lendemain, sans une contrainte forte. ce pays, au bord du nauffrage, ne peut que sombrer.
quelle leçon va t-elle tirer l'europe? encore le mensonge? la radiation de la dette Grèque? affaire à suivre......