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jeudi 30 juillet 2015

KOL-ISRAËL : LAURENT FABIUS EN IRAN



KOL-ISRAËL : LAURENT FABIUS EN IRAN

Jacques BENILLOUCHE
Au micro de
Annie GABBAÏ



Laurent Fabius se rend en Iran pour faire amende honorable après avoir été, dit-on, le plus virulent pendant les négociations. Il doit raccommoder des liens distendus. Il n’est pas seul à se rendre chez les Mollahs. Toutes les délégations économiques mondiales vont à présent se ruer sur le sol iranien pour prendre part à la plus grande libéralisation d’un marché depuis la chute du mur de Berlin. Ce pays de 80 millions d’habitants, délaissé en raison des sanctions, aiguise les appétits européens.

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L’accord sur le nucléaire fait donc le bonheur des Occidentaux mais pas pour les raisons stratégiques et militaires qui ont été soulevées, mais uniquement par intérêt économique. Mais  Laurent Fabius a préféré, dans un premier temps, faire un voyage éclair sous forme de reprise de contact, alors qu'il était prévu qu'il soit accompagné par plusieurs chefs d’entreprise. La Quai d'Orsay a estimé qu'un voyage d'une telle importance nécessitait une grande préparation.
Avant les sanctions, en 2004, les échanges commerciaux entre la France et l'Iran se montaient à 4 milliards d'euros. En 2013, ils étaient tombés à 500 millions d'euros. Les entreprises françaises ont donc d'énormes intérêts commerciaux à défendre en Iran. L’objectif de la France est de retrouver sa deuxième place en Iran derrière l’Allemagne, comme avant l’embargo. Prévoyant la signature de l’accord, de nombreux dirigeants français avaient commencé à prospecter en attendant le feu vert américain. La France avait complétement disparu de la scène iranienne. Peugeot vendait 450.000 voitures avec à la clef des milliers d’emplois en France en cette période de chômage. Aujourd’hui toutes les infrastructures iraniennes sont à reconstituer parce qu’elles sont obsolètes. Avec l’accord sur le nucléaire, Alstom, Total, Peugeot, Renault et Airbus vont se réinstaller ainsi que de nombreuses PME.

3 commentaires:

Véronique ALLOUCHE a dit…

En France nous avons l'art de courtiser: présentement nous courtisons le roi d'Arabie Saoudite qui dicte sa loi dans sa "masure" du sud de la France au détriment des "manants" que sont devenus les vallauriens....
Et puis nous avons notre grand Laurent Fabius dépourvu de tout état d'âme qui se rend en Iran à la pêche aux bonnes affaires.....
l'Iran..... Qui critique ce même Fabius pour ses réticences à signer l'accord sur le nucléaire, mais aussi parce que les iraniens ont la mémoire longue et se souviennent des dégâts causés par le sang contaminé et qui a voyagé à l'époque en partie jusqu'en Iran.
Et puis ils n'ont pas oublié non plus le parti pris du premier ministre français des années 80 lors de la guerre Iran Irak.
Beaucoup de contentieux donc pour un seul homme.
Je conseille à monsieur Fabius de ne pas se mettre à genoux mais plutôt à plat ventre pour réussir son entreprise de séduction.
Bien cordialement

Marianne ARNAUD a dit…

On me dit dans l'oreillette que certains avaient trouvé la parade à l'embargo en créant des fonds d'investissement. On me cite le nom du groupe De Soos qui s'est mis en devoir de racheter les créances de Renault sur l'Iran avec la bénédiction du Trésor français. Échappant ainsi aux transferts de fonds entre l'Iran et l'Europe, ces petits malins échappent, du même coup, à la justice américaine qui, me rappellet-on, a infligé une amende record de 8,9 milliards de dollars à la BNP en 2014, pour violation d'embargo.

Jacques BENILLOUCHE a dit…

@Marianne

Il faut préciser qu'il n'y avait aucune interdiction de commercer avec l'Iran mais qu'il était interdit d'utiliser les banques occidentales pour les transactions. Il suffisait donc de trouver des banques discrètes, dans certains paradis fiscaux, pour faire des échanges avec les risques que l'on connait.