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samedi 20 juin 2015

LA PASSION NAPOLÉON Par Marianne ARNAUD



LA PASSION NAPOLÉON

Par Marianne ARNAUD



Au moment où Napoléon a été chassé des livres de classe, voilà que 200.000 spectateurs s'apprêtent à vivre, in situ, la plus importante reconstitution historique du siècle : celle de la bataille de Waterloo où Napoléon, «qui à lui seul a gagné plus de batailles qu'Hannibal, Alexandre et César réunis», ainsi que l'affirme l'historien Dimitri Casili. Il fallut que l'Europe tout entière se liguât contre la France seule, pour la vaincre dans cette défaite qui changea la face du monde.



Waterloo

Waterloo met un point final à la Révolution française. Un cycle historique inauguré en 1789 se ferme ce 18 juin 1815 qui marque l'entrée du monde dans le XIXème siècle. Entre temps, les idées de la Révolution française - celles des Lumières - se sont propagées dans tous les pays d'Europe conquis par Napoléon et son Code civil s'est imposé partout.

Le Congrès de Vienne auquel participaient l'Angleterre, la Prusse, l'Autriche, la Russie et la France de Louis XVIII, représentée par Talleyrand, ouvrira une période de 100 ans de paix en Europe, sans conflits majeurs. Et c'est ainsi que l'historien Patrice Gueniffey peut écrire : «La civilisation européenne du XIXème siècle a été le sommet de l'histoire du Vieux Continent. C'est la plus brillante du point de vue du progrès, des sciences, des arts et des lettres... La France est une civilisation brillante, «mieux qu'un peuple, une nation» dit-il, citant Bainville. Mais constate-il : «Notre pays n'a pas été uni par le consensus mais par l'autorité de l'État. D'où la prédilection nationale pour les grands hommes... qui en temps de crise, lui confèrent une unité qu'il n'a pas... Aujourd'hui encore, si la République n'est plus contestée, elle ne suscite pas forcément d'adhésion active. Il n'y a pas de consensus profond autour d'un projet politique pour la France... »
Patrice Gueniffey


Voilà qui, en cette période où la France doute de tout, y compris de ses institutions, pourrait expliquer cet engouement pour Napoléon et sa «glorieuse défaite» qui furent chantés par tous les grands écrivains du XIXème siècle, qui se sont ancrés dans le cœur de notre Nation qui continue, à vouloir les faire vivre, envers et contre tout.

1 commentaire:

jean Smia a dit…

On célèbre Waterloo.......... mais Austerlitz est passé sous silence.
Il y a quelque chose d'étrange dans la célébration de cette défaite car elle contraste avec la pudibonderie avec laquelle on a commémoré Austerlitz.
Serait-ce dans « l'air du temps » de glorifier les défaites de la France et mettre en sourdine ses victoires?
On a encore m'accuser d’être nationaliste........