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mercredi 10 juin 2015

ARRIVÉ EN TÊTE, LE TURC ERDOGAN A PERDU SON PARI



RADIO KOL-ISRAËL

ARRIVÉ EN TÊTE, LE TURC ERDOGAN A PERDU SON PARI


Jacques BENILLOUCHE

Au micro de

Annie GABBAI


          
          Le parti AKP est arrivé en tête des élections législatives, mais a perdu la majorité absolue qu'il détenait au Parlement depuis 2002. Ce résultat sonne la fin des ambitions de Tayyip Erdogan qui souhaitait réformer la Constitution pour instaurer un régime présidentiel. Le Parti de la justice et du développement (AKP, islamo-conservateur) n’a recueilli que 40,7% des suffrages et 255 sièges de députés sur 550 (la majorité qualifiée étant de 276), le contraignant pour la première fois à former un gouvernement de coalition.


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          C’est un échec personnel du président Recep Tayyip Erdogan, qui règne de main de maître sur la Turquie depuis 2002, mais il faut reconnaître qu’il a cependant engrangé des succès en matière de réformes économiques, politiques et sociales depuis son accession au pouvoir. Cependant, sûr de lui-même, il voulait transformer le régime politique à sa façon, en passant d'un régime parlementaire pluraliste à un régime présidentiel pour détenir les pleins pouvoirs. Pour cela, il avait besoin d‘une majorité qualifiée pour pouvoir passer ce cap mais il ne l’a pas obtenue. L’échec est dû à un glissement liberticide de la part de l'AKP sous prétexte d’instaurer un ordre moral qu'une partie de la jeunesse n'accepte pas.


Le kurde Selahattin Demirtas

Le parti kurde HDP (Parti démocratique du peuple) a rassemblé 12,9% des voix et a obtenu 80 sièges contre 29 dans la précédente assemblée. Les milieux démocratiques kurdes qui votaient généralement pour l’AKP ont eu peur de cette tendance révisionniste d'Erdogan vers un régime autoritaire. Ils ont préféré voter pour leur parti communautaire.

          Les deux autres principaux concurrents du parti au pouvoir, le Parti républicain du peuple (CHP, social-démocrate) héritier du père-fondateur de la République Mustafa Kemal Atatürk obtient 133 sièges et le Parti de l'action nationaliste (MHP, droite), empoche 82 sièges. Il est contre les négociations avec le PKK kurde.
          On ne voit pas le contour de la nouvelle coalition car les idéologies sont totalement opposées. Un gouvernement minoritaire n’est pas exclu.

          La bourse a immédiatement régit négativement. Le revers essuyé par le Parti de la justice et du développement (AKP) du président Recep Tayyip Erdogan a vivement ébranlé la Bourse d’Istanbul qui a chuté de 8 % à l’ouverture, lundi 8 juin. La banque centrale de Turquie a annoncé dans la foulée qu’elle baissait ses taux appliqués aux dépôts en devises à une semaine alors que la livre turque atteignait son niveau le plus bas face au dollar et à l’euro. Le cours de la livre turque a perdu environ 4 % face aux deux autres devises.


2 commentaires:

Elizabeth GARREAULT a dit…

Les Turcs comme les Iraniens semblent infiniment plus sympathiques, sages et ouverts que leurs dirigeants.

Benjamin a dit…

j’apprécie avec une grande modération ce monsieur Erdogan. je suis plutôt satisfait du commencement de sa chute. lui qui a traficoté avec le Hamas, avec sa flottille qui était tout sauf humanitaire. ce Erdogan joue à 360 degrés, sur le plan diplomatique, il rêve lui aussi d'un grand sultanat, comme Dahech rêve d'un grand califat, et les perses d'un grand empire. on rencontre beaucoup de mégalos dans cette partie du monde.
les kurdes avancent dans le bon sens, ils sont la fierté de la Turquie, pays de la négation du génocide Arménien.