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samedi 30 mai 2015

SARKOZY : DE L’UMP AUX RÉPUBLICAINS Par Gérard AKOUN



SARKOZY : DE L’UMP AUX RÉPUBLICAINS

Par Gérard AKOUN
Judaïques FM



Nicolas Sarkozy pourra annoncer, samedi prochain, le changement de nom de son parti, l’UMP va devenir «les Républicains». Cette référence aux institutions américaines, au «Grand Old Party» donne une certaine orientation sur la politique qu’il compte mener s’il était élu en 2017.  Il faudrait  rappeler à ce grand admirateur des États-Unis que ce parti, fondé en 1854, n’a pas eu besoin de changer de nom pour donner aux États-Unis de grands présidents ! Il faudrait aussi lui faire savoir que dans ce pays, comme dans la plupart des autres pays démocratiques, un président battu aux élections  n’a jamais essayé de retrouver le poste dont il avait été évincé. 




Les chefs de partis se retirent, d’eux-mêmes, de la vie politique quand le parti qu’ils dirigeaient  a été défait dans une élection d’importance nationale comme on a pu le constater tout dernièrement au Royaume Uni. Un seul homme politique français, à ma connaissance, a réagi ainsi, Lionel Jospin en 2002, quand il avait été battu au premier tour de l’élection présidentielle.  Se maintenir, revenir dans la course quitte à perdre son honneur, doit faire partie de l’exception française.

Dès la semaine prochaine, nous aurons donc un président des «Républicains» et un Président de la République.  Attention aux confusions, au lapsus quand on s’adressera à l’un ou à l’autre !!  Plus sérieusement,  Nicolas Sarkozy en donnant à la droite cette nouvelle dénomination  les Républicains a  réussi son hold-up sur la République. Il s’est attaqué à son unité, à ses valeurs. En  la  confisquant au profit de son  clan, de la droite, il en exclut ses adversaires, et d’abord les socialistes.  Les Français  ont été choqués, dans un sondage Harris pour LCP-assemblée nationale ; ils ont été 68%, 40% chez les sympathisants UMP, à considérer  qu’un parti politique ne devait pas avoir le droit de s’approprier le mot République.

Ce changement de nom, on prend quasiment les mêmes et on recommence comme ces commerçants en faillite qui réapparaissent sous une  nouvelle enseigne, suffira-t-il à faire oublier son échec à la présidentielle de 2012, le rejet de sa personne, d’une politique économique calamiteuse, la guerre des chefs qui s’en suivit, l’affaire Bygmalion ? Il avait dit, il y a quelques mois, qu’il avait changé, qu’il était plus calme, mais chassez le naturel, il revient au galop : accusant Hollande d’avoir porté l’affaire des Républicains devant les tribunaux, il a  déclaré : «les gens qui ne sont pas courageux, qui n’ont pas de convictions, qui n’ont pas de colonne vertébrale, ils essaient d’aller devant les tribunaux pour obtenir ce qu’il ne peuvent plus obtenir devant le peuple de France». Je vous laisse seuls  juges du changement.

Il faut espérer que les Français n’ont pas la mémoire courte et qu’ils se posent des questions : les réformes que Nicolas Sarkozy se propose de mettre en œuvre, s’il est élu en 2017, que ne les a-t-il faites quand il dirigeait la France, quand il avait tous les pouvoirs ? Des primaires  se  dérouleront fin 2016, pour désigner le candidat de la droite à l’élection présidentielle, Nicolas Sarkozy sera probablement choisi. Mais est-il encore celui que les Français attendent pour remplacer éventuellement François Hollande, alors qu’ils veulent plus de justice sociale, qu’ils veulent des dirigeants qui leur soient plus proches, plus honnêtes, plus préoccupés du bien public  que de leur carrière?

7 commentaires:

Joseph HAIM a dit…

Est ce réellement la priorité des Français ? Certainement pas nos préoccupations ce sont, la relance économique, l'école, la santé publique, la sécurité etc !

Anonyme a dit…

J'accepte et comprend le militantisme de base qui repose sur l'invective et la caricature, sans aucun fondement...Cela s'annule de soi-même tant la ficelle est grosse.

Mais, les contrevérités historiques sont génantes:

- il ya eu dans l'histoire de France depuis 1870 des partis qui s'appelaient "les républicains"

- Il y a quelques exemples de président américain qui sont revenus...Richard Nixon

bakoun a dit…

les contre vérités sont encore plus génantes quand elles sont approximatives:
il n'y a pas eu de partis depuis 1870 qui se soient appelés "les républicains" le mot a été employé en tant qu'adjectif. Des groupes se peut être qualifiés de républicains mais c'était pour s'opposer aux antirépublicains monarchistes ou bonapartistes mais ce n'est plus d'actualité tous les partis démocratiques se réclament aujourd'hui de la République.
En ce qui concerne Nixon, désolé: quand il a brigué la présidence en 1960 il fut battu par Kennedy,mais il n'avait été jusque là que le vice président de Einsenhower,il n'était pas le
Président sortant battu comme Sarkozy. Pensez vous vraiment que Sarkozy représente un renouveau de la droite? j'observe quant à moi que Le Maire représente une véritable alternative de droite à la gauche

Marianne ARNAUD a dit…

Personnellement je n'attache aucune importance au nouveau nom de l'UMP, mais laisser croire que Lionel Jospin n'aurait rien essayé pour revenir dans le jeu politique français, au plus haut niveau, est une contre vérité. Il est vrai que toutes ses tentatives de retour entre 2002 et 2006, se sont montrées improductives car ses "amis" lui avaient copieusement scié la branche après son échec de 2002.
Vous voulez des noms ? Citons Cambadélis : "La campagne menée par Jospin était en tout point inadaptée." Marylise Lebranchu : "A vingt-cinq ans Jospin n'aurait pas voté pour lui au premier tour." Pierre Mauroy sur l'inversion du calendrier : "Un péché d'orgueil. Une vraie bêtise." Claude Bartolone : "On n'osait rien dire à Jospin parce qu'on était persuadé qu'il allait gagner. On aurait dû l'ouvrir d'avantage." Marie-Noëlle Lieneman : "Jospin était un peu court pour être président."
Quand on a de pareils amis, on n'a, il est vrai, plus besoin d'ennemis.

bakoun a dit…

ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit: Jospin a abandonné tous ses postes y compris celui de scrétaire du PS et s'est retiré de la vie politique.Officielement il ne s'est plus manifesté. s'il a eu des velléités il ne les a pas manifesté publiquement. vous semblez mieux renseignée que moi!! quant aux "amis politiques" de quelque bord que vous soyez ce n'est pas là qu'il faut s'attendre à trouver de vrais amis.

Véronique ALLOUCHE a dit…

En 2007 Sarkosy incarnait la vitalité, le renouveau avec une conception du pouvoir à l'américaine qui plaisait à bon nombre de français. Enfin un président dynamique et volontaire qui allait remettre la France au travail, qui allait traiter le problème de l'insécurité, thème central de sa campagne qu'aucun élu auparavant n'avait osé aborder de front et qui préoccupait tant de français.
Nous avons eu un président omniprésent qui quotidiennement apportait une nouvelle idée, nous servait un bon mot. Il ne se contentait pas d'être à la tête de l'état, il se surpassait en étant sur tous les fronts, se mettant en première ligne en poussant du coude ses propres ministres à commencer par son premier ministre Fillon, l'homme inaudible de ce quinquennat.
Le résultat? Des promesses non tenues,une droite en déconfiture.
Il reste à espérer que les primaires de droite élisent un homme intègre qui saura faire une politique sérieuse dont la France a tant besoin.
Véronique Allouche

Corto74 a dit…

Non mais qu'est-ce que c'est que cet article ?