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samedi 16 mai 2015

MINISTRE, JE VEUX ÊTRE Par Gérard AKOUN



MINISTRE,  JE VEUX ÊTRE

Par Gérard AKOUN
Judaïques FM



   
          
      «Un poste de ministre, de sous-ministre, ou de ministre sans portefeuille mais un poste», ces appels en provenance du Likoud ont obligé Benyamin Netanyahou à modifier une loi votée, avec son approbation, lors de la précédente Knesset. Elle stipulait qu’un gouvernement ne pouvait compter plus de dix huit ministres et quatre sous ministres. Mais pour constituer une coalition majoritaire, 61 députés sur 120 pour former un  gouvernement, Benyamin  Netanyahou a été contraint d’attribuer à des alliés très gourmands des fonctions ministérielles de la plus haute importance.



Que penses-tu du ministère des affaires climatiques ?

Le Likoud, avec ses 30 députés, devait se contenter d’un petit nombre de ministères  secondaires. D’où sa révolte et la nécessité pour le Premier ministre de calmer le  mécontentement de ses partisans en modifiant la loi.  Mais elle ne pouvait l’être  que par trois votes successifs à la majorité absolue  de la Knesset car elle  rentre dans le cadre des Lois fondamentales qui régissent l’État d’Israël. Une fois le vote obtenu, ce qui ne fait pas de doute, le premier ministre pourra élargir son gouvernement et nommer  de nombreux ministres sans portefeuille qui vont émarger au budget de l’état, l’alourdir, sans avoir de réelles activités. Ainsi va la vie politique en Israël !!

Après quelques semaines de marchandages, de conciliabules, de fausses sorties, et même de chantages, le nouveau gouvernement va se mettre au travail. Avigdor Liberman  ayant refusé de participer à la coalition, le Premier Ministre s’est attribué, au moins provisoirement, le poste de ministre des affaires étrangères, une fonction  qui demande de l’expérience, compte tenu de l’instabilité dans la région, et des difficultés que ce gouvernement, de droite et d’extrême-droite, va devoir affronter dans ses relations avec l’administration Obama.
Le président américain ne peut se satisfaire de la victoire de Netanyahou, il aurait préféré un autre interlocuteur, mais pour autant il ne changera pas de politique. Il a déjà désavoué certaines des déclarations du premier ministre israélien à propos de l’État palestinien. Les négociations avec l’Iran ont repris à Vienne et Barack Obama voudra aboutir à un accord  définitif sur le nucléaire, une perspective à laquelle les Israéliens sont vivement  opposés, en dépit des assurances fournies par les Américains quant à leur sécurité. Les rapports vont se durcir, au fur et à mesure, que l’on se rapprochera de la date butoir du 30 juin. Benyamin Netanyahou se dépensera sans compter pour tenter d’empêcher que cette négociation n’aboutisse. Mais a-t-il une solution de rechange à proposer en dehors de l’interdiction du nucléaire pour l’Iran ?

Les Israéliens ne sont pas les seuls à être en désaccord avec cette volonté des Américains de conclure un accord avec l’Iran sur l’utilisation du nucléaire. L’Arabie saoudite, les pays du Golfe, considèrent qu’il s’agit d’un quasi retournement d’alliance, qui se fait à leurs dépens. Leur inquiétude à  l’égard de l’Iran, même si elle en fait des alliés de fait, n’est pas de même nature que celle qui taraude les Israéliens. Ces derniers sont persuadés que la République islamique fabrique cet armement nucléaire avec l’intention de l’utiliser contre eux. Il s’agit d’un problème existentiel, alors que pour les puissances sunnites du Golfe, il s’agit d’un problème d’hégémonie politico-religieuse, sunnites contre chiites. Pour elles  un Iran, fort de ses 80 millions d’habitants, libéré des contraintes d’un embargo économique et financier, ne pourra que devenir hégémonique dans la région et mortel pour elles.

Une alliance de fait qui ne dit pas son nom existe, aujourd’hui entre l’Arabie Saoudite, Israël et l’Égypte ; elle a pour but de lutter contre Daesch, dont l’Arabie Saoudite a enfin pris conscience de la nocivité, mais aussi contre la menace hégémonique de l’Iran dans la région, Il est, déjà, présent en Irak, en Syrie, au Liban, à Gaza. C’est une alliance de circonstances qui ne pourrait être durable et officielle avec Israël que si ce dernier s’engageait dans la création d’un État palestinien.  

1 commentaire:

Marianne ARNAUD a dit…


"C'est une alliance de circonstance qui ne pourrait être durable et officielle avec Israël que si "
Autrement dit, c'est la quadrature du cercle. Mais après tout qu'importe ? Le principal n'est-il pas que nombre de ministres, et pour leur plus grand bonheur, "vont émarger au budget de l'État" ?