ARTICLES LES PLUS LUS SUR LE SITE DEPUIS JUIN 2010 - LE BEST DU BEST OFF - CLIQUER UNE IMAGE POUR LIRE OU ARRÊTER LE DEROULEMENT


ARTICLES LES PLUS LUS SUR LE SITE - Cliquer l'image pour lire ou arrêter le déroulement

 

dimanche 18 janvier 2015

LES JOURS D’APRÈS Par Daphna Poznanski-Benhamou


LES JOURS D’APRÈS

Par Daphna Poznanski-Benhamou (*)


A la mémoire des 17 victimes des attentats des terroristes islamistes en France


Tout d’abord, ce fut la stupéfaction devant les nouvelles qui nous parvenaient via les chaînes de TV d’infos en continu et les réseaux sociaux. Puis nous sommes restés tétanisés devant les écrans TV, zappant sans cesse pour nous abreuver des nouvelles de cette France lointaine pour nous, Français de l’étranger, et si proche pourtant par les liens qui perdurent au-delà des mers. Après le dénouement rapide, grâce à l’efficacité des forces de l’ordre, mais hélas sanglant de par l’immonde cruauté des terroristes islamistes, malgré la tristesse, malgré la fierté de savoir la France debout pour défendre ses valeurs, il faut se poser la question : que faire maintenant, en ces jours ?



Les territoires perdus


Constatons qu’il y a bien un avant et un après. Avant, «les territoires perdus de la République» étaient niés, la voix étouffée des professeurs confrontés à des réactions inacceptables d’élèves, les services de renseignement parfois entravés dans leurs moyens d’action, les Musulmans de France silencieux, les Juifs de France depuis le meurtre d’Ilan Halimi traumatisés et sans espoir, dans une France dépressive qui broyait du noir et où certains de ses intellectuels célébraient sans vergogne son déclin. La France était entrée en guerre contre le terrorisme islamiste le 11 janvier 2013, date de l’engagement de la France au Mali, mais les Français ne le savaient pas.

Et le Premier ministre Manuel Valls a parlé. Dans un discours qui demeurera historique, il a déchiré la chape molle qui étouffait la réalité : «Il faut toujours dire les choses clairement : oui, la France est en guerre contre le terrorisme, le djihadisme et l’islamisme radical».  Enfin, l’ennemi était nommé, et cet effort a libéré les forces vives de la nation. Chaque citoyen s’est impliqué, est devenu conseiller du gouvernement. Les spécialistes ont demandé le retour de l’éducation civique à l’école, dans toutes les écoles, l’application de la loi du 24 décembre dernier permettant de mettre sur écoute les internautes en relation avec une organisation terroriste et celle de la loi de 2011 sur la déchéance de nationalité pour terrorisme en cas de double nationalité, la mutualisation des écoutes téléphoniques entre les différents services français de renseignements, l’augmentation de leurs effectifs pour analyser les données, la légalisation des fichiers clandestins de terroristes sortis de prisons, l’isolement des islamistes radicaux en prison, le réexamen de la loi de programmation militaire qui prévoyait 34.000 suppressions de postes.

Service civique


Monsieur le Premier Ministre, écoutez les spécialistes, écoutez aussi vos concitoyens : généralisez un service civique. Même onéreux, il n’existe pas, à côté de l’école de la République, un meilleur creuset pour une intégration républicaine. Mener une guerre illimitée contre le terrorisme islamiste coûterait plus cher. Par ailleurs, la réalité a fait surface brutalement et vous ne pourrez pas ajouter l’effort de guerre à l’effort d’austérité. Déclarez à nos partenaires européens que les dépenses des forces armées françaises doivent sortir du décompte du déficit public. Car aujourd’hui la France porte seul le fardeau humain et financier des interventions en Afrique, alors même qu’elle y défend tout autant les Français que les Européens. Enfin, les Musulmans de France se sont exprimés. Demandons-leur que tous les vendredis, à l’heure de la prière, les imams bénissent cette France qui les a accueillis comme le font tous les samedis les Juifs de France dans les synagogues.

Vous avez eu des mots forts vis-à-vis de la communauté juive de France, rappelant sa place en France et dans l’histoire de France. J’y ajouterai ceux du président israélien Reuven Rivlin, les mettant en garde contre «une aliya de peur, une aliya de panique, une aliya de désespoir».
Au-delà de toute la diversité qui constitue la France, nous, Français de l’étranger, ambassadeurs de cette France que nous aimons, porteurs sous toutes les latitudes de ces valeurs pour lesquelles la France s’est levée le 11 janvier, nous tenons à exprimer notre fierté, notre compassion, notre soutien à toute politique qui visera à sauvegarder ces valeurs.       

(*) Daphna Poznanski-Benhamou
Conseillère à l’Assemblée des Français de l’étranger (pour la circonscription Israël-Territoires palestiniens)

Ancienne députée des Français de l’étranger

5 commentaires:

Ahmed DJEBALI a dit…

hormis un détail marginal, je me sens entièrement en phase avec ce qui est dit ci-dessus.

Mariateresa ANFOSSI a dit…

shalom.....una grande tristezza, che nonostante la shoa', la storia non abbia insegnato nulla.....sono i figli di Hitler, allora dobbiamo combattere questo nuovo male, perche' ogni vita salvata e'come salvare l'intera umanita'. viva israele FOR EVER!!!!!!!!!!!

Evy a dit…


Ahmed, de quel détail marginal parlez vous?
Daphna, bravo pour ces mots d'encouragement pour une France debout devant un ennemi nommé et enfin reconnu, le terrorisme internationnal au service de la haine aveugle de l'occident.
Ce sont le belges qui commencent la bataille cette nuit: La peur doit changer de camp!"
L'Europe se réveille, l'occident se réveille, enfin!

Ahmed DJEBALI a dit…

Evy, je ne peux pas comme Daphna dire « La France était entrée en guerre contre le terrorisme islamiste le 11 janvier 2013, date de l’engagement de la France au Mali, mais les Français ne le savaient pas ». Certes, le mot guerre n’avait jamais été utilisé jusque là et, beaucoup de français ne le savaient peut-être pas mais aussi beaucoup d’autres français avaient compris depuis bien longtemps que nous étions entrés en guerre contre ce terrorisme et, malheureusement les exemples ne manquent pas : récemment l’affaire Merah, bien avant c’était l’affaire Kelkal, et bien d’autres affaires plus lointaines encore…

evy a dit…

merci ahmed ce cette rectification. Laissons aux historiens de demain la tâche de comprendre quand la troisième guerre mondiale a commencé, le 11 septembre 2001 ou le 11 janiver 2013 ou 14... ou quelque part entre les deux... Ces ennemis de l'occident prennent de nombreuses formes, leur but est de détruire l'occident avec les armes de l'occident, leur islamisme fanatique n'est qu'un voile de plus. J'espère que la démocratie occidentale trouvera le courage de vaincre cette calamité pour l'humanité entière. Toutes les guerres mondiales se terminent dans un carnage malheureusement.