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mercredi 26 novembre 2014

NOUVELLES CIBLES Par Yaacov NEEMAN



NOUVELLES CIBLES

La tribune libre de Yaacov NEEMAN


Synagogue de Har Nof

21 novembre 2014. Encore deux Juifs attaqués vendredi soir à Jérusalem. Deux étudiants en Yeshiva qui rentraient chez eux après la prière du vendredi soir. «Bof, dirons-nous, des religieux !» 24 novembre, dans l’après-midi, ce sont trois étudiants de la Yeshiva Chouvou Banim et un enseignant de 45 ans qui sont attaqués. De nouveau, des religieux ! Et personne n’a oublié le carnage qui a sévi dans la synagogue de Har Nof, et les images de ces hommes en prières, assassinés avec leur talith et leurs tefillins, sont encore dans toutes les mémoires. Tour cela sans parler de nos soldats, qui ont toujours été leurs cibles de référence. 


Juifs religieux

On pourrait se demander : pourquoi les terroristes semblent-ils à présent s’en prendre aux Juifs religieux ? Est-ce parce que la majorité d’entre eux ne sont pas armés ? Ou parce qu’ils ont compris qu’ils incarnent une dimension identitaire qui nie tout ce à quoi leur islam prétend ?
Salafiste du Djihad

Leurs idéologues ont parfaitement compris que les Israéliens moyens – laïcs, matérialistes, sans culture politique, aussi indifférents à leur histoire qu’au rôle que le Créateur leur demande d’assumer, ne sont plus vraiment dangereux.  Déconnectés de toute spiritualité juive, nos ennemis savent que ces Juifs déjudaïsés tomberont d’eux-mêmes, lentement, mollement, que ce soit lors d’une énième «conférence de paix», ou au cours d’une «rencontre tripartite» organisée par Washington… De plus, en ciblant des religieux, nos ennemis réussissent à ce que nombre d’Israéliens finissent par de se dire : «S’ils s’en prennent désormais à des religieux, c’est que leurs prières ne suffisent plus à les protéger – à nous protéger ?» Conclusion : peut-être qu’il vaudrait mieux négocier ?
Destruction de maison

Pour l’heure, le gouvernement peine à trouver une réponse à cette vague meurtrière sans précédent qui frappe la Capitale. Détruire les maisons des terroristes ? Contre-productif affirment certains avec bon sens : désastreux pour l’image d’Israël et pas réellement dissuasif. Quant à la suppression des allocations aux familles des jeunes lanceurs de pierre arabes israéliens, la mesure paraît à présent bien dérisoire, sinon ridicule, puisque Ramallah prend alors le relais du Bitouah Leumi (Assurances sociales). Reste la déchéance de la nationalité israélienne – honnie – suivie de la déportation, pain blanc pour les juristes droits-de-l’hommistes et autres belles âmes : «Voyez ce peuple, qui n’a pas de pays, et qu’on chasse de sa terre !»

Légitime défense

Aharonovich

Mais pourquoi le gouvernement aurait-il seul l’exclusivité de la défense de ses citoyens ? Dans une situation qui mériterait qu’on instaure un état d’urgence, pourquoi ne pas autoriser les citoyens à se défendre eux-mêmes, par eux-mêmes ? Cette question légitime appelle une réponse dangereuse. Le gouvernement a d’ailleurs pris les devants en précisant, par la voix du ministre de la Sécurité publique, Yitzhak Aharonovich, comment bénéficier d’un port d’arme. Comptez au minimum six mois après le dépôt de la demande : d’ici là, vous avez le temps de vous faire assassiner une dizaine de fois. Mais si ces conditions sont draconiennes, c’est volontaire : en démocratie, la protection du citoyen revient à l’État. Il n’est pas question que les rues des villes d‘Israël se transforment en décor de western.
Demande de port d'arme

Nos responsables savent très bien qu’en autorisant chaque citoyen à porter une arme, certains ne manqueraient pas d’en faire un usage malencontreux : les petits règlements de compte entre voisins passeraient à la vitesse supérieure, tout comme les rapports entre employés et patrons, sans parler des relations entre époux. Dans les territoires disputés de Judée et Samarie, on tirerait à vue, etc. Tout ceci ferait les choux gras des medias occidentaux, et l’Europe et les Nations Unies, soutenues par l’opinion internationale se feraient un devoir d’appeler – et d’imposer – l’intervention d’une «force armée internationale» sur la terre ancestrale du peuple juif.

Zacharie

Pentagone

À cette hypothèse, certains stratèges du Pentagone y réfléchissent. Comme une éventualité à moyen ou long terme. Mais ce qu’ils ne savent pas, c’est que d’autres y ont songé 2.500 ans plus tôt. Zacharie, le onzième des douze petits prophètes de la Bible, nous annonce en effet : «Voici venir le jour, annoncé par l’Éternel où je rassemblerai toutes les nations pour mener le combat contre Jérusalem.» La suite, pas très réjouissante, est assez préoccupante, sécuritairement parlant. Petite précision : la tradition a décidé que ce texte de 25 versets serait lu chaque année lors de la Fête de Soukkot. Au fil des siècles, toutes les générations de Juifs, même s’ils ne fréquentaient les synagogues que quelques jours par an, ont donc eu l’occasion de l’entendre. Pourquoi cette insistance, si ce n’est pour dire à chacun : voilà ce qui vous attend. Vous êtes prévenus.
Rambam

Toutefois – et ce qui suit est plus rassurant – un grand maître du judaïsme nous enseigne qu’en matière de prophéties, le Créateur – qui suscite des prophètes de temps à autre dans l’Histoire – s’est gardé une certaine liberté : selon Maïmonide (encore appelé Rambam, comme l’hôpital du même nom) si le Gardien d’Israël s’est obligé à réaliser le contenu des prophéties optimistes, Il n’est pas tenu d’accomplir celles qui seraient funestes pour son peuple. Moralité : il est possible d’éviter que les nations (unies !) nous imposent par la force leur solution et la partition de Jérusalem. N’est-ce pas une excellente nouvelle ? Nous avons donc la possibilité d’empêcher, comme nous en avertit Zacharie, que «la moitié (devinez laquelle) de la ville soit renvoyée en exil» et que «des hommes soient assassinés», etc…

Quant à savoir comment y arriver... Cette question pourrait – conditionnel – donner lieu à un autre rendez-vous, sur ce même site, dans un avenir proche. 

3 commentaires:

邓大平 עמנואל דובשק Emmanuel Doubchak a dit…

Ce mépris pour ce qui ne correspond pas à votre conception du judaïsme est tel, que vous ignorez totalement à qui vous devez l'Etat que vous enterrez déjà de vos souhaits. Les Juifs non religieux n'ont rien à envier à votre vision, ni à la population qui vous sert de référence, pour ce qui est de la fierté, des valeurs et autres. Mettez-nous tous dans la catégorie que vous adorez détester et mettre au pilori, celle des gauchistes hédonistes, et vous aurez à y mettre toute la droite humaniste et libérale, le centre et la gauche israélienne,ainsi que nombre de Juifs orthodoxes qui n'ont pas vos préjugés.

Et quand vous aurez fini de vous débarrasser des Juifs qui ne vous semblent pas assez Casher pour réaliser ce qui à leurs yeux est la négation même des valeurs juives, vous vous trouverez seul, sur la route de l'exil où vous nous aurez tous précipités, n'ayant rien compris au sionisme et à son absolue nécessité.

airdularge a dit…

La suffisance d'une religiosité dévoyée et envahissante dans ses jugements d'une communauté "laïque donc inculte" a quelque chose de révoltant pour plusieurs raisons :

-Nombre de ces "religieux" ne semblent pas avoir une once de reconnaissance pour tous ces Juifs incultes, qui avant, durant et après la guerre ont lutté pour offrir un refuge aux Juifs du monde entier.

-ils ignorent, par ailleurs souvent, ce que ces Juifs insuffisamment Juifs à leurs yeux, ont enduré dans les camps et imputent même la responsabilité de la Shoah à ses victimes.

-Enfin, à en croire leur assurance, ils doivent avoir une ligne directe avec Dieu !
Sinon, comment expliquer qu'ils ne se trompent jamais ?

Airdularge

קרבי kravi a dit…

Doubchak et airdularge ayant dit tout le mal qu'ils pensent — opinion que je partage — de cet article vindicatif, méprisant et arrogant, je me contenterai de répéter ce que j'ai déjà écrit à propos d'un autre papier du même auteur :
Quant à l'article de Neeman, il donne des arguments aux millions d'antisémites anti-israéliens de par le monde.