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mardi 25 novembre 2014

NEUF QUESTIONS AUX ADEPTES D’UN SEUL ÉTAT



NEUF QUESTIONS AUX ADEPTES D’UN SEUL ÉTAT

Par Jacques BENILLOUCHE
copyright © Temps et Contretemps

            
          
          Les habitants des implantations au-delà de la ligne verte  croient dur comme fer à la réalisation presque messianique de leur rêve d'un Grand Israël. Ils ne préconisent qu’une seule devise : Un seul État juif pour deux peuples. Pour rendre leur position légitime, ils se fondent sur l’Histoire et sur les textes bibliques mais leur argumentation devient moins percutante sur le plan international. Les territoires de Cisjordanie, ayant été conquis après la guerre de Six-Jours imposée par les pays arabes et perdue par eux, les dirigeants internationaux refusent de les considérer comme des territoires israéliens.



Refus de l’annexion

Golan

            Depuis 1967, l’annexion pure et simple de ces territoires n’a jamais été envisagée, ni par les gouvernements de droite ou de gauche, ni paradoxalement par le gouvernement actuel dont les sympathies de la coalition au pouvoir tendent vers la droite extrême. Cela dénote la difficulté d’une démarche qui n’est pas aussi simple qu’on ne le croit, sinon l’opération aurait été menée tambour battant comme celle qui a conduit à l’annexion du Golan en 1981 et de Jérusalem en 1982. Il a fallu attendre près de 14 ans après la victoire de 1967 pour mener à bien l’intégration officielle d’une infime partie des territoires conquis par Israël.
            Les nationalistes, qui font preuve de sincères convictions, prônent l’annexion pure et simple de la Cisjordanie alors qu’une autre partie des Israéliens pense qu’il s’agit d’un rêve irréalisable. Réclamer l’annexion de la Cisjordanie sans en mesurer les conséquences devient une faute politique. Alors, si le postulat de l’annexion de la Cisjordanie est avancé, il faut demander aux tenants de cette thèse et à leurs soutiens des réponses claires à des questions fondamentales simples. Il ne s'agit pas de Talmud où chaque expression est décortiquée mais de questions politiques qui ne nécessitent aucune explication alambiquée.

1/ L’Autorité palestinienne

            L’annexion suppose de mettre fin à l’existence de l’Autorité palestinienne créée à la suite des accords d’Oslo du 13 septembre 1993, soutenus par la communauté internationale. Cela implique de résilier ces accords ainsi que les arrangements économiques et de sécurité qui leur sont associés. Israël pourrait procéder par une décision unilatérale avec toutes les conséquences internationales que cela entraîne. Il ne resterait plus alors qu’à définir ce que deviennent les dirigeants palestiniens et quel statut leur sera réservé dans l’Israël réunifié, sauf à envisager leur expulsion du territoire vers la Jordanie par exemple.

2/ La police palestinienne


            Les Forces de sécurité palestiniennes désignent l'ensemble des services de sécurité palestiniens, créés lors des accords d'Oslo. Elles ont le droit de disposer d’armement léger et elles ne s’en privent pas. Les arsenaux palestiniens regorgent de kalachnikov et d'armes de poing. Les différents services de sécurité tirent leur origine des milices palestiniennes constituées d'anciens terroristes repentis. En 1994, au moment de la création de l'Autorité palestinienne, bon nombre de ces miliciens y furent intégrés, dont une majorité venant du Fatah. Les miliciens du Hamas n'y ont jamais vraiment été représentés.
   Le ministre de l'intérieur commande toutes les forces de sécurité : la garde présidentielle, la sécurité préventive, les forces spéciales anti-émeutes, la police militaire et les renseignements généraux. La question reste de savoir ce que deviendraient ces forces militaires dans un territoire devenu totalement israélien alors que, par dépit, elles pourraient représenter un danger potentiel pour le pays.

3/ Arabes palestiniens

Arabes et députés israéliens

            Les Arabes vivant en Israël sont des citoyens à part entière, détenant une carte d’identité et un passeport israéliens, avec une seule exception cependant, le service militaire n’est pas obligatoire pour eux bien que de nombreux candidats arabes exigent à présent de s’engager dans l'armée. Les Arabes annexés de Jérusalem ne sont pas citoyens israéliens. Ils disposent d’une carte d’identité de résidents privilégiés ne leur donnant que le droit de vote aux élections locales. En 2012 la population palestinienne comprenait 4,29 millions de Palestiniens (2,65 millions en Cisjordanie et à Jérusalem-Est ; 1,64 million dans la bande de Gaza).
            En cas d’annexion, quel statut auraient ces populations arabes et quelle sera leur liberté de déplacement et leur droit d’installation où ils le désirent ? Il sera difficile de les parquer dans des bantoustans, disposant à des degrés divers d'une certaine autonomie, sans que l’opinion internationale ne hurle à un régime d’apartheid. Mais leur permettre de circuler librement dans tout Israël risque d’accroître les velléités de terrorisme des meneurs qui n’auront pas cessé de vouloir en découdre avec Israël.

4/ Statut de Gaza


            Gaza a pour l’instant un statut spécial d’autonomie interne. La question se pose de savoir s’il faut annexer la bande en chargeant Tsahal d’occuper la région et d'écarter ses dirigeants actuels ou bien de maintenir le statut actuel hybride. Dans le cas contraire il faudrait dessiner avec précision le rôle international de ce petit bout de terre.  

5/ Contrôle du territoire

            Des mesures spéciales devront être envisagées pour administrer la région à la place de l’Autorité palestinienne.  Quelles mesures spéciales devront être prises pour contrôler la Cisjordanie sachant que le rôle de Tsahal est de protéger les frontières contre un ennemi de l’extérieur et qu’il n’a pas vocation à effectuer des missions de police ? Il ne pourra être question de maintenir le même niveau des forces sécuritaires actuelles après avoir fait passer la population d'Israël de 8 millions à 11 millions en cas d’annexion.

6/ Intégration économique
 
Cisjordanie-manifestation contre la vie chère
            Une annexion totale exige une intégration économique de la population arabe de Cisjordanie alors que 40% au moins des Palestiniens sont au chômage.  L’Allemagne a été suffisamment puissante pour absorber les régions de l’Est avec des conséquences qui ont failli lui coûter l'avenir économique du pays. Israël pourrait-il supporter le choc financier de l'intégration de ses «nouveaux citoyens» souvent démunis ?

7/ Nationalisme arabe

            Israël devra réagir face à la montée des nationalismes. Il lui faudra contrôler et surveiller ses frontières mais aussi prévenir toute flambée arabe en Cisjordanie. Le pays pourrait à cette occasion se transformer en pays policier tant le risque sécuritaire sera accru. L’ouverture des frontières de la Cisjordanie annexée augmenterait les sources de conflits de la part de certains arabes qui ne supporteraient pas d’être sous juridiction israélienne.

8/ État juif


            Une annexion des territoires palestiniens avec leurs 4,2 millions d’Arabes modifierait l’équilibre de la population juive qui, avec 6,4 millions d’âmes devra faire face à 5,8 millions d’arabes en incluant ceux qui vivent déjà en Israël. Sans préjuger de l’évolution de la natalité des deux communautés, les Juifs devront se battre pour maintenir une majorité juive au pays. On ne pourra pas empêcher le pays de devenir multiculturel, à l’image de New-York. Comment pourra-t-on alors persuader nos enfants et petits-enfants d'émigrer vers un autre pays multiculturel, où la vie économique y est plus facile, où la guerre et les attentats ne guettent pas les foyers et où l’on peut s’enrichir à bon compte ? Quel sera l’argument de l’Agence juive pour faire venir les Juifs dans un pays à moitié arabe. On risque de se retrouver dans une courbe inversée où l’émigration des Juifs dépassera l’immigration de la diaspora parce que de nombreux Juifs refuseront de vivre aux côtés d’Arabes presque majoritaires. L’État juif ne sera plus alors qu’une illusion. Israël n'aura plus sa spécificité qui pousse les Juifs du monde à se sentir chez eux, en pays juif.

9/ Réactions internationales

Boycott d'Israël

            Il est certain que les occidentaux et les pays arabes réagiront négativement à toute forme d’annexion. On peut bien sûr se passer de leurs conseils, de leurs commentaires et de leurs critiques mais on pourra difficilement faire face à une décision occidentale de boycott sans compter la levée de boucliers des pays arabes avec lesquels nous avons des relations diplomatiques. Certaines frontières aujourd’hui calmes pourraient s’échauffer. Alors que l’annexion n’a pas été encore décidée, l’Europe a déjà un plan pour boycotter les produits israéliens. Il nous sera difficile de vivre comme Astérix dans son petit village entouré d’Arabes. L’économie subira un choc au terme duquel il n’est pas sûr qu’Israël s’en sorte.

Réponses


            En cette période électorale, ces questions pragmatiques et non polémiques méritent des réponses claires que les électeurs attendent pour le choix de leur bulletin de vote. En effet, avant toute décision éventuelle d’annexion, il est important d’en mesurer les conséquences politiques et sécuritaires. Les tenants de cette décision extrême doivent avoir la responsabilité d’informer le peuple de ce qui l’attend et alors, lui seul décidera en toute conscience et en toute liberté. Nous espérons recevoir beaucoup de suggestions des tenants de l'annexion qui pourront éclairer les lecteurs avec sérieux, avec courtoisie et sans insultes.

11 commentaires:

Elie MEIMOUN a dit…

1. La plupart de ces questions est en effet à prendre en compte
2. Il y a cependant d'autres questions qui doivent être posées à ceux qui sont prêts à créer un état palestinien sur les frontières de 67, comme par exemple les problèmes de sécurité et (c'est à la mode) le droit des juifs de prier sur le Mont du Temple. Par expérience, tout territoire donné/rendu aux arabes est devenu un bastion des extrémistes à partir duquel ils tirent sur Israël.
3. Uene phrase "axiome" dans l'article qui me semble faussée à dessin: "le gouvernement actuel dont les sympathies de la coalition au pouvoir tendent vers la droite extrême"
4. erreur au sujet des arabes de Jérusalem: ils peuvent demander la citoyenneté israélienne s'ils le veulent mais la majorité ne le fait pas. Et ils ont déjà le droit de circuler librement dans tout Israël et ils ne s'en privent pas »

Marianne ARNAUD a dit…

Cher monsieur Benillouche,

Vous avez clairement posé le problème et la solution, si douloureuse soit elle, coule néanmoins de source.
Je souhaite que tous ceux qui sont concernés comprennent qu'après plus de soixante années de guerres, il est temps d'essayer la paix quel qu'en soit le prix, faute du quoi il faudrait se résigner à voir disparaître à terme, l'état juif de cette partie du monde, ce qui serait inacceptable tant ce serait préjudiciable pour tous les peuples de la région.

Très cordialement.

Parole VOLEE a dit…

Partie/1

Les questions posées par l'article de Jacques Benillouche ne peuvent être éludées ; elles sont au coeur de la division du peuple juif. En ce sens il faut le remercier de les poser clairement.
Tout d'abord je commencerai à critiquer le titre de l'article : "nos amis colons"... Tout habitant de Tel-Aviv pour ne parler que de cette ville de prédilection est considéré comme "colon" par "nos amis et partenaires" palestiniens et même par par des arabes israéliens qui les suivent ou les suivront le moment venu imaginant cette ville dans l'escarcelle naturelle de la maison d'Allah. Mais passons ce détail.
Ne nous leurrons pas : Arabes et juifs peuvent se côtoyer, travailler ensemble.Ceci dit, les uns et les autres vivent dans un cadre économique, cultuel culturel et mental radicalement différent ou incompatible à quelques exceptions prés.
Chacun retourne chez soi dans sa ville, dans son village dans sa maison avec les siens. Un mur visible ou invisible sépare les communautés. Il peut être franchi par certains individus, par des groupes restreints mais cela reste limité à ce constat.
Seconde critique : l'article évoque à sens unique des choix israéliens sans jamais se poser la question de savoir si dans TOUS les cas de figure (annexion ou séparation) les arabes s'en contenteraient alors qu'ils sont formatés religieusement, coraniquement, et même islamiquement à l'idée de libérer TOUTE la Palestine sans excepter les pacifiques "colons" de Tel-Aviv. La leçon de Gaza ne porte pas semble t'il!
Rien n'a changé ou si peu depuis 1948 que cela en est désespérant mais les réalités ne peuvent être occultées. Il faut être honnête, c'est la raison pour laquelle aucun dirigeant arabe musulman palestinien n'accepte(ra) un accord exhaustif, pour exemple celui trés généreux tenté par Ehoud Barak ou Olmert.(Abandon de 95 à 98% des territoires avec des échanges.) Il en sera de même avec les autres dirigeants israéliens de gauche ou de droite confrontés au problème.
Certes ces éléments compliquent les visions simples car annexion ou séparation 'ils" continueront vitam aeternam de faire la guerre à Israel au besoin par tunnels, par missiles, par palestino-israéliens de l'intérieur, sans désemparer. Occulter cette réalité serait farfelue, alors que l'islam prenant une tournure "Dachau-Daesho-islamique" devient envahissant.
Le pays d'Israel est tellement petit qu'il interdit une séparation proche des grandes villes, la Judée-Samarie étant un bouclier du Centre d'IsraelLau surplus inexpugnable avec ses 300 ou 400.000 habitants (et non colons).Sans parler de villes de prés de 30.000 habitants bâties en extension de Jerusalem dont on voit mal la population dégager ou dégagée! On ne peut donc parler de solution au vrai sens du terme car il n'y'en a pas que cela plaise ou non sans acceptation musulmane qu'on ne voit pas venir.

Parole VOLEE a dit…

Partie/2
Reste des choix difficiles :
-gérer un statu quo en espérant ...mieux
-Annexer, sans expulser massivement en Cisjordanie ce qui s'avèrerait une catastrophe.
-Annexer le moment venu, aidé par des circonstances encore inconnues ou inédites en expulsant massivement afin de sécuriser Israel aussi sûrement que l'est Tel-Aviv qui vit sans trop de soucis uniquement parce que cette condition a été réalisée,- bcp de Tel-Aviviens de gôche l'ont oublié-, mais poussent le culot à exiger de leur frère de Judée Samarie un retrait ou une reddition qu'il n'accepteraient pas pour eux-mêmes!
Faute de courage la temporisation reste de rigueur en préconisant une cantonisation des arabes des territoires couplée à une large autonomie tissée de liens économiques étroits avec Israel dans un intérêt commun partant du principe que la solution d'Oslo a échouée, basée sur une erreur démographique, puisqu'il s'est avéré que les juifs des territoires ont un taux de natalité 'qui tient la route" en rapport de celui des arabes.
Il faut conclure quoiqu'il reste à dire énormément sur le sujet; Personne ne parle du racisme des gens de gôche, principalement localisés en région de Tel-Aviv adeptes de la "séparation". Ceux-ci refusent d'avoir les arabes à leur coté dans leur environnemnt bourgeois occidental blanc. Il veut l'arabe le plus loin possible de lui, tout en se parant "d'humanisme". C'est un hypocrite.
Le "colon", stygmatisé par Monsieur Benillouche ne relève pas de cet état d'esprit; il est disposé à s'entendre avec l'arabe sur le terrain, à travailler avec lui en le respectant dans son mode de vie et ses valeurs à condition qu'il accepte de reconnaître qu'il est en Israel, soumis aux lois juives du pays. Si l'arabe les accepte il vivra dans les meilleures conditions, sinon il devra ... partir de gré ou de force.
Pardon de la répétition : pour que les juifs aient la tranquillité minimum comme à Tel-Aviv pris comme symbole bien sûr.-Il n'est pas question encore de parler de paix si l'on veut faire preuve de réalisme.

Michel AKERMAN a dit…

Avant juin 1967 personne n'a reproché au petit roi de Transjordanie d'avoir colonisé la Judée et la Samarie ni l'Egypte d'avoir colonisé la bande de Gaza depuis 1948. Après une guerre imposée à Israël des Juifs se sont installé au cœur de notre pays comme la gauche alors au pouvoir leur a permis de le faire. Le mot "colons" montre déjà les choix de l'auteur de l'article. Les nations refusent que des Juifs soient de retour chez nous. Que disent-elle à la Chine au Tibet, à la Turquie à Chypre, au Maroc pour l'annexion de l'ex Sahara Espagnol ? Combien de réfugiés en Irak, en Syrie, au Liban, au Soudan et combien de morts, majoritairement civils ? Des millions mais seuls les descendants dits palestiniens bénéficient de droits reconduits annuellement depuis 65 ans ! Nous avons quitté le Liban sud si précipitamment que le Hezbollah l'a envahi. Nous avons expulsé les "colons" de la bande de Gaza et le Hamas a pris la place. Certains voudraient en faire autant avec les Juifs de Judée et Samarie et comptant sur les Nations pour faire régner la sécurité ! La Transjordanie est le pays des Palestiniens comme l'avait proclamé le roi Hussein (bien que cette terre aurait due revenir au Peuple Juif avant que les Anglais trahissent le mandat qui leurs avait été confié), que ceux qui n'acceptent pas la présence des Juifs et de nos lois s'en aillent de « Cisjordanie », nous pourrons même les y aider. Ceux qui décideront de rester devront respecter nos lois tout comme tout nouvel habitant des Etats-Unis ou de l'Europe doit le faire sous peine d'être contraint de partir. Mais personne se s'en offusque de voir un pays faire respecter ses lois. Le traité de San Rémo, voici presque cent ans, ou les chartes de nos ennemis sont parfaitement clairs mais, si nous n'avons pas les mêmes droits et sommes devenus le Juif des nations, nous n'avons pas à nous soumettre à leurs pressions, nous ne sommes ni une "république bananière" ni des colonisateurs. La vérité est que le monde musulman n'acceptera un pays des Juifs que s'il y est obligé. Les pays occidentaux et certains citoyens de notre pays semblent devenir aussi lâches que voici 75 ans, ils le regretterons, et çà, c'est une certitude.

Jacques BENILLOUCHE a dit…

Vous ne trouverez dans aucun de mes articles l'usage du mot "colon" que je ne trouve pas approprié. Je l'ai volontairement utilisé dans le titre, avec guillemets, par provocation pour attirer l'attention du lecteur. A noter cependant que ce mot est utilisé par toutes agences de presse et même par notre télévision locale i24. Mais l'article ne peut se résumer à un seul mot. J'ai posé des questions précises et détaillées.

Anonyme a dit…

C'est vrai, même I24 utilise le mot "colon", c'est très dommage puisque nous sommes chez nous ! Vos questions sont effectivement précises mais je pense que vous donnez à l'avis des "Nations" trop d'importance car l'ONU peut aujourd'hui faire condamner plus de fois Israël que toutes les dictatures mondiales réunies. Est-ce cela la justice (vous n'y êtes pour rien) ? Je pensequ'il est urgent de ne pas céder aux pressions sans savoir si l'Iran aura sa bombe atomique (qu'il nous destine) dans les mois qui viennent, sans savoir ce qui va se passer à nos portes avec la guerre en Irak et Syrie, sans savoir ce que proposera le prochain gouvernement américain maintenant que Obama a été désavoué par le Congrès.

Avraham NATAF a dit…

Les "colons" sont la 1 ère ligne de défense d’Israël. En évacuant les "colons" de Gaza unilatéralement, Israël a laissé le Hamas s'armer pour 2 attaques. Les loups "solitaires" suivent une stratégie précise, la population civile fait face au lieu de fuir

Anonyme a dit…

QUERCY
revons un peu :
La solution serait que le futur Etat établit en Judée Samarie accepte d'etre multiculturel et donne la citoyenneté palestienne aux juifs vivant sur son sol sur la meme base que celle octroyée aux arabes israelien en Israel.Sinon on va creer un etat d'apartheid.Qui milite ds ce sens?

Marc D. a dit…

LA réponse se trouve, comme souvent, dans les questions.

LA réponse est simple: pas d'annexion! Ce serait une folie. Pourquoi? Parce qu'Israel ne serait plus le foyer national du peuple juif, l'Etat de Juifs si chèrement acquis.

Ben Gourion disait "il vaut mieux un petit État que pas d'Etat du tout" lors de la partition de 1947. Contrairement aux Arabes, il avait vu juste. Il avait surtout compris que l'Histoire ne s'arrêterait pas la et il avait prépare le pays aux guerres futures.

Il en va de même maintenant. Il faut laisser la Cisjordanie tout en se préparant aux conflits à venir. A terme, laissons les Palestiniens se déchirer entre eux (islamistes contre laïcs, Fatah contre Hamas). Jamais, ils n'auront une cohésion nationale comme le peuple Juif.

La patience et le courage sont des vertues inscrites dans notre ADN.

David a dit…

faire son alyat dans un pays nommé Israel, pour finir sous juridiction arabe. ce n'etait pas le reve de Ben Gourion.
pourquoi faire son allya, si c'est pour finir sous une voiture bélier?
en france, il vaut mieux etre un Juif non visible, mais nous vivons relativement en "paix".
l'allya de la peur, de la précarité, autant rester en europe ou en amérique, Israel n'inspire pas le calme et la volupté.
nous sommes loin du pays de lait et de miel.
bon hannouka