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samedi 11 octobre 2014

ISRAËL «ASSISTE AU MASSACRE L’ARME AU PIED»


ISRAËL «ASSISTE AU MASSACRE L’ARME AU PIED»

Par Jacques BENILLOUCHE

copyright © Temps et Contretemps



Nombreuses sont les critiques internationales émises à l’encontre de l’attitude d’Israël face aux combats menés par l’État islamique. Ainsi on peut lire le titre provocateur de Mediapart : «Daesh et Israël : l'armée la plus puissante de la région assiste au massacre l'arme au pied». En fait les Occidentaux, qui ont une stratégie déplorable, indigne des Grandes nations, ne savent plus à quel saint se vouer et comptent sur Israël pour jouer le gendarme du Moyen-Orient avec à la clef les condamnations irrémédiables de l’ONU. Quand Israël n’intervient pas, il est accusé de passivité ; quand il intervient pour donner une leçon à des terroristes sanguinaires, il devient le pays conquérant voué aux gémonies.


Intervenir dans les combats


Or Israël n’a aucun intérêt à intervenir quand les combats ont lieu hors de ses frontières et quand ses intérêts stratégiques ne sont pas touchés. Mais l’Occident souhaiterait qu’Israël traite à sa manière, parfois brutale s’il le faut, les agissements de terroristes sans foi ni loi qui usent du meurtre et de la violence pour intimider des civils innocents et appliquer leur charia. Mais souvent, au terme de combats qui ont coûté la vie à des éléments de la fine fleur de la jeunesse israélienne, on oublie l’éradication du danger qui menaçait l’Occident et l’on pleure les pauvres malheureux arabes, victimes de l’arrogance et de la brutalité de Tsahal.
Conseil de sécurité de l'ONU

Pire, l’ONU, qui a toujours représenté la bête noire d’Israël puisque l’influence des pays à pétrodollars régit le comportement de la majorité de ses membres, ne sait plus voter en son âme et conscience. Israël ne trouve jamais grâce auprès des pays du globe qui jugent toujours les actes juifs de manière strictement partielle et négative. L’enceinte de l’ONU  résonne encore des multiples résolutions condamnant systématiquement Israël, tandis que les délégations arabes s’évaporent dans les couloirs de l’ONU quand un Israélien parle à la tribune.
Les rares bons sentiments y sont de courte durée puisque l’Assemblée Générale a toujours pour habitude de voter des résolutions «unanimes» qui blâment, critiquent et accusent Israël de tous les maux. Les délégués internationaux n’ont que des mots durs pour stigmatiser les comportements israéliens. Et dans ce concert toujours négatif, on souhaite qu’Israël intervienne avec sa technologie, son expertise, sa compétence et ses forces armées pour régler un problème international mal enclenché. Quel culot!

Manier l’insulte

Mediapart a besoin de clics pour vivre et exister alors, pour faire le buzz, il manie l’insulte avec facilité : «Où sont les Israéliens si prompts à bombarder les populations civiles de Gaza avec leur armée super moderne, la deuxième du monde, soi-disant ?» C’est le comble. Il demande à Israël d’aller au combat pour défendre les intérêts des autres. Eh bien non ! Israël reste chez lui mais garde l’œil pour sauvegarder la sécurité de sa population. Pour l’instant et fort probablement aussi à l’avenir, Daesh n'est pas assez stupide pour provoquer Israël sachant le prix à payer en cas de représailles. Gaza a eu un aperçu dramatique de ce qu’il en coûte de narguer des populations civiles.

Israël ne doit pas être tenu pour responsable des errements d’une coalition qui est en train de perdre le combat contre l’État islamique. La volonté existe, peut-être, mais pas la manière car les contradictions dominent au sein d’une coalition qui subit des contraintes politiques. Les Occidentaux n’ont pas compris qu’ils devaient éradiquer le terrorisme s’ils ne voulaient pas que les djihadistes se répandent en Irak et en Syrie, et demain peut-être au Liban. Ils ont abandonné à son triste sort la ville kurde stratégique de Kobane qui est sur le point de tomber aux mains de l’E.I. On n’y a pas mis les moyens alors que la récupération d’un tel bastion nécessitera des moyens décuplés.
Chars turcs à la frontière

Il faut que l’Occident résolve ses contradictions. D’abord avec la Turquie qui fait partie de l’Otan, quand cela lui chante, et qui jongle avec la dialectique. Erdogan qui domine la situation sur place, voit que les frappes aériennes sont insuffisantes pour éradiquer l’E.I mais il ne fait rien alors qu’il affiche à longueur de médias les images de ses chars stationnés le long de la frontière. Pendant que les djihadistes attaquent Kobane, sa police anti-émeute assassine les Kurdes qui protestent. Il se contente d’un soutien verbal, d’une rhétorique belliqueuse vaine parce qu’il estime que les États-Unis se trompent de combat en n’éliminant pas d’abord le régime de Damas.

Aide de l’Iran

Explosion dans l'usine de Parchin en Iran

La deuxième contradiction concerne l’aide réclamée à l’Iran, allié chiite d’Assad, qui a pourtant vassalisé l’Irak à son profit. Il est quand même étonnant qu’on fasse appel à des mollahs qui s’acharnent à développer l’arme nucléaire pour la diriger en priorité contre les États arabes. Pendant que les Américains bombardent chirurgicalement les djihadistes, la province d’Anbar à majorité sunnite se soulève après l’occupation des bases de l’armée irakienne par les djihadistes, à l’instar de Abou Ghraib tombée avec tout son matériel neuf presque pas utilisé. L’aviation n’a rien pu faire, forçant ainsi les Américains à compenser les troupes au sol par une intervention des hélicoptères Apache.
La diplomatie a aussi évolué dans la région. Les Américains et les Russes sont prêts à abandonner Bachar Al-Assad et à le remplacer par un général plus docile, plus pragmatique et moins sanguinaire. Mais en attendant, la stratégie militaire est inefficace tant que les troupes au sol ne sont pas utilisées, les seules à pouvoir guider précisément les tirs de l’aviation américaine. Pour cela les Américains doivent se résoudre à utiliser des forces spéciales en grande nombre. Israël n’est pas là pour combler les lacunes d’une coalition qui a montré ses limites. 

8 commentaires:

  1. Israël doit agir que suivant ses intérêts.L.hypocrisie du monde s.est fait jour dans la dernière guerre contre Gaza.Si l.Occident s'estime menacé,et si les bombardements sont sans effet contre Daesh,elle n'a qu'a envoyer ses troupes.

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  2. L'hypocrisie et la haine de l'Occident envers Israël se révèle dans toute sa splendeur dans la guerre de kobane.
    Le retour de bâton peut s'avérer mortel .........!

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  3. Excellente analyse. L'hypocrisie de l'Occident n'a d'égal que son impuissance, dans laquelle elle s'est précipitée faute d'avoir su distinguer ses vrais alliés.
    Vous critiquiez, ne vous déplaise, et bien dansez maintenant.
    Quant à Mediapart, c'est vraiment le comble. Ces raclures ont toujours traîné Israel dans la boue, et ils ont le front de lui reprocher de ne pas intervenir. Les salauds, ça ose tout.

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  4. La Turquie joue double jeux. Pas net Erdogan. Petit a petit il a changer le visage de Turquie. Il n'a jamais porté les Kurdes dans sont coeur. Ça l'arrange plus de s'unir avec l'état Islamique pour devenir une puissance dans la region et surtout supplanté l' Iran

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  5. Rien de neuf,on attend toujours Israël quand il s'agit de faire le travail,la coalition est incapable de faire le travail correctement et les troupes au sol c'est visiblement que pour l'Afrique,ce n'est pas qu'un problème politique,c'est aussi un problème de stratégies,l'Europe de la défense n'est pas pour demain et Israël à bien raison de ce garder de toute intervention pour l'instant.L'ONU mais ça n'existe plus depuis belle lurette,mais ça coute cher aux contribuables que nous sommes.

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  6. Israël a t-elle intérêt à laisser se dévelloper une puissance nouvelle qui lui sera très hostile (c'est un euphémisme) et qui sera beaucoup plus difficile à combattre lorsqu'elle se sera renforcée?

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  7. Médiapart : rien a fiche!!!!! Par contre je crois qu'Israël doit aider les kurdes et je pense qu'elle le fait compte tenu des rapports cordiaux qu'elle toujours eu avec Barzani , leur chef . Mais je suis sur que tout ceci se fait dans la discrétion et a la seule initiative d'Israël , sans tenir compte de l'avis des autres états .

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  8. Israél n'a aucun interet a intervenir en la matiére. Les chars turcs qui sont de visu de la situation se gardent bien d'aider les kurdes et a la limite, souhaitent une victoire de EI afin de pouvoir ensuite mater les kurdes turcs.

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