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samedi 4 octobre 2014

FAMILLES, JE VOUS HAIS ! Par Marianne ARNAUD



FAMILLES, JE VOUS HAIS !

Par Marianne ARNAUD


André Gide

Familles, je vous hais ! C'est ainsi que notre gouvernement et le président Hollande pourraient reprendre à leur compte cette phrase fameuse de Gide. Pourtant qui pourrait nier que la politique familiale de la France, qui nous vaut un des meilleurs taux de natalité d'Europe et que même Angela Merkel nous envie, n'ait été jusqu'à aujourd'hui une réussite ?


Combat contre la nature

Robert Redeker

Mais voilà que pour des raisons sectaires purement idéologiques, le gouvernement a décidé de mener «un grand combat contre la nature» d'où il espère que sortira cet «homme nouveau», cet individualiste «sans patrie et sans nation, sans racines historiques et politiques» dont parle le philosophe Robert Redeker. Qui a oublié la manière dont fut menée la réalisation de la promesse n°31 du candidat Hollande – seule promesse tenue, à ce jour – concernant le mariage homosexuel, qui sans débat public, s'est concrétisée par un vote au Parlement instituant le «mariage pour tous» ?
Qui a oublié ces centaines de milliers de familles que l'annonce de cette loi a jetées sur le pavé de nos villes et la répression policière qui s'en est suivie, donnant lieu à une enquête du Conseil de l'Europe mettant en cause Manuel Valls, ministre de l'Intérieur, et Christiane Taubira, Garde des sceaux qui a porté et défendu cette loi ? Ainsi non contents de s'être attaqués à la nature profonde de la famille qui nous vient de la nuit des temps, pour lui substituer ce «mariage pour tous» dont «une condition est exigée pour la réussite de ce projet anthropologique et politique : que les hommes ne soient plus des hommes et que les femmes ne soient plus des femmes par nature» comme le dit encore Robert Redeker, voilà qu'aujourd'hui le gouvernement de Manuel Valls s'en prend, une fois de plus, aux familles.

Train de mesures


Déjà en 2013 un train de mesures avait été pris pour limiter l'avantage fiscal des familles : abaissement de 2.000 à 1.500 euros du plafond du quotient familial, prestation d'accueil du jeune enfant (PAJE) divisé par deux, raccourcissement du congé parental de trois ans à deux ans et demi pour «le premier parent», les six derniers mois devant obligatoirement être pris par le «second parent». Ces mesures étaient assorties de la promesse d'une majoration des allocations pour les familles les plus modestes (essentiellement des familles monoparentales de mères avec enfants) à partir de 2018 ! De plus, il avait été promis, toujours pour 2018, 100.000 places de crèche, 100.000 enfants de plus accueillis par des assistantes maternelles et 75.000 nouvelles places en école maternelle pour les enfants de moins de trois ans.
Or avant qu'aucune de ces promesses n'ait trouvé le début d'une quelconque réalisation, voilà que l'État décide de «poursuivre la modernisation de la politique familiale» et, pour ce faire, décide le plus simplement du monde de ponctionner 700 millions d'euros supplémentaires sur le budget de la branche famille. Il s'agit, prétend-il, de «recibler les aides quand elles profitent aux plus aisés». Que ce reciblage ne concerne que les familles avec enfants ne le gêne en rien, et c'est une nouvelle fois les familles que l'État considère comme les plus aisées qui verront fondre leurs allocations. La prime à la naissance sera divisée par trois à partir du deuxième enfant, passant de 912 euros à environ 300 euros.

Congé parental


Pour la troisième fois en un an, le gouvernement s'attaque au congé parental. Cette fois la durée totale de 36 mois devra être partagée également entre le père et la mère. L'objectif affiché étant de promouvoir l'égalité homme femme, alors que seuls 3% des hommes demandent à bénéficier de ce dispositif. Le but recherché étant d'assécher cette allocation et ainsi atteindre 700 millions d'euros d'économies. Ceci se fera, bien entendu, au détriment des femmes les plus modestes. De peur de créer des débats houleux au Parlement, on nous annonce que ces mesures seront prises par voie réglementaire.

Mais le cynisme de nos gouvernants n'a pas de limite, puisque dans le même temps où la ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine, fustige les familles, elle ose proclamer : «Je veux dire de la manière la plus claire que ce gouvernement aime les familles.» La contestation s'organise déjà, et même au sein du parti socialiste où Ségolène Royal s'est clairement rangée du côté des contestataires.
Une fois de plus, il faut s'attendre à ce que ce soit dans la rue, ce dimanche 5 octobre, que les familles répondront au gouvernement «de la manière la plus claire».

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