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jeudi 23 octobre 2014

DE L'ÉCHEC DE HOLLANDE AU DÉSASTRE NATIONAL Par Marianne ARNAUD



DE L'ÉCHEC DE HOLLANDE AU DÉSASTRE NATIONAL

Par Marianne ARNAUD

C'est le 21 septembre 2007 que François Fillon, alors premier ministre de la France, déclarait : «Je suis à la tête d'un État qui est en situation de faillite sur le plan financier.» Comment François Hollande aurait-il pu l'ignorer ?

La dette française qui vient de passer la barre des 2000 milliards d'euros – 2023,7 milliards exactement – représente plus de 95% du PIB de la France. Les 100% sont prévus pour 2015 ! Or les déficits s'accumulent depuis quarante ans sous les gouvernements de droite et de gauche qui se sont succédé, mais alors qu'en 2012 François Hollande promettait de «ramener les finances à l'équilibre en respectant l'engagement des 3% de déficit par rapport au PIB en 2013», le retour à l'équilibre a été repoussé en 2017, puis en 2019, et pourquoi pas aux calendes grecques ?


Des difficultés depuis six ans



Depuis six ans la France est confrontée à des difficultés sans précédent. En 2012, un peu plus de 2,92 millions de chômeurs pointaient en catégorie-A à Pôle Emploi. Fin août 2014 ils étaient un demi-million de plus, nous apprend Le Figaro. Et pendant que le chômage augmentait inexorablement, en faisant les ravages sociaux que l'on sait, notre Président s'accrochait à sa promesse d'inverser la courbe du chômage à la fin 2013. Peine perdue ! Aujourd'hui 8,2 millions de Français vivent sous le seuil de pauvreté (954 euros par mois). Bel exploit !
Dans le même temps, entre 2012 et 2014, les impôts sur les ménages auront augmenté de 31 milliards d'euros, soit la même somme que durant les deux dernières années du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Or cela devait permettre les fameux 3% de déficit promis en 2015. On sait ce qu'il en est advenu.

En août 2013, Pierre Moscovici, alors ministre des Finances reconnaissait ouvertement le «ras-le-bol fiscal» des contribuables. Il y eut donc un «geste fiscal» de 1,25 milliard d'euros pour 3,7 millions de foyers fiscaux en 2014. Aujourd'hui on nous parle de la suppression de la première tranche d'imposition à 5,5% en 2015, mesure qui devrait rapporter 3,2 milliards d'euros à 9 millions de foyers, ce qui réduira à moins de la moitié les foyers fiscaux assujettis à l'impôt sur le revenu en 2015.

Baisse du plafond du quotient familial

Et dans le même temps, et pour la troisième fois en trois ans, le gouvernement s'attaque aux familles. En 2012, le plafond du quotient familial avait été abaissé à 2.000 euros par demi-part supplémentaire au lieu de 2.336 euros. Gain pour le fisc : 480 millions d'euros. En 2013, nouvelle baisse du plafond du quotient familial, cette fois à 1.500 euros. Gain pour le fisc : un milliard d'euros supplémentaires. Si on ajoute à ces efforts celui qui vient d'être décidé la semaine dernière, en modulant les allocations pour les familles dites «aisées» sur leur revenu, ce sera au total 2,3 milliards d'euros qui auront été ponctionnés sur les familles depuis 2012.

Cette fois ces dernières mesures suscitent un véritable tollé qui va de l'extrême- droite à la gauche extrême, en passant par les associations familiales. Tous sont vent debout contre cette mesure qui s'en prend à une politique familiale qui a fait ses preuves et qui nous a été léguée par le Conseil National de la Résistance. De plus, François Hollande n'avait-il pas promis pendant la campagne électorale, les allocations familiales «ne seront donc pas soumises à conditions de ressources» ?
Est-ce parce qu'il a dû céder sur l'écotaxe aux bonnets rouges, sur l'assurance chômage aux syndicats et sur les professions réglementées aux professionnels concernés, qu'il a pensé s'en prendre aux familles pour démontrer qu'il pouvait encore réformer ? Ce sera peine perdue car les Français ne croient plus en l'avenir de leur président. 86% des Français ne veulent plus que François Hollande soit candidat à la prochaine élection présidentielle. Ils sont 74% parmi ceux qui ont voté pour lui au second tour. Selon Bruno Jeanbart de Opinion Way, auteur de ce sondage : «On assiste à une vraie rupture entre lui et les Français.»

Perte de confiance

Mais il y a plus grave : les Français ont perdu toute confiance, non seulement en François Hollande, mais dans toutes leurs élites en général - politiques, médiatiques et économiques - qui leur ont «vendu» le candidat Hollande, alors que tous savaient qu'il n'avait ni l'expérience, ni la compétence d'un chef d’État, il suffisait pour cela d'écouter ce qu'en disaient ses camarades du parti pendant la campagne. De plus, la plupart des jeunes, soit se désintéressent de la politique, soit considèrent que, dans son ensemble, elle est corrompue, et vont grossir par centaines les rangs du Front National.

Le désastre n'est pas loin. Notre seule chance est qu'un débat national s'engage avec toutes les personnalités, de tout bord et de bonne volonté, pour que s'ouvre enfin une réflexion sur cette gouvernance française qui est malade de son président – véritable dictateur élu pour cinq ans – de son Parlement de godillots qui ne pensent qu'à leur réélection plutôt qu'à l'intérêt général, et enfin de son État devenu au fil du temps complètement inefficace pour porter les réformes dont le pays a besoin. Il est permis de rêver, n'est-ce pas ?

1 commentaire:

Jean Smia a dit…

Permis de réver ? quel réve ? c'est précisément parce qu'il n'y a ni réve, ni objectif, ni projet. Le seul réve des politiques est de se faire réelire, (ils n'ont pas d'assurance chomage), le réve des médias est d'avoir des politiques à critiquer, et le réve des gens normaux est de ne pas avoir à chercher sur une carte vers où leurs enfants pourraient migrer pour participer à un projet de société. En Irak ?