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mercredi 1 octobre 2014

INCH ALLAH ! Par Jean SMIA



INCH ALLAH !

Le billet d'humeur de Jean SMIA

            
Boubaker au CFCM

          Il y a quelque chose de contestable dans cette tentative de Monsieur Boubaker d'afficher sa réprobation à propos du comportement des Islamistes et de demander un rassemblement un vendredi, jour de prières, devant la grande mosquée de Paris et d'autres villes.



Cloisonnement

            Bien que l'intention soit louable, il me semble qu'une protestation d'origine communautaire ne fait que renforcer la tendance au cloisonnement communautariste de la société française. Comme s’il fallait avoir l'aval des Musulmans de France pour critiquer ou rejeter des actes commis par des gens qui se prétendent musulmans.
Imam Chalghoumi

            Et ceci nous renvoie au problème essentiel que rencontrent les sociétés démocratiques avec leurs Musulmans. Il n'y a pas dans l'islam de chef d'église institué dont l'autorité n'est pas discutable (comme un pape) ni de «comité de sages» qui aurait la charge d'avaliser ou rejeter ce qui est ou qui n'est pas musulman. Pour les chrétiens, par exemple, l'excommunication met «hors de la communauté» un quidam dont le comportement fait que la communauté chrétienne proclame que cet individu n'est plus reconnu chrétien. C'est la reprise de la pratique juive de l'exclusion de la synagogue.
Le calife djihadiste

            En islam, cela n'existe pas, non seulement on n'en exclut jamais personne, quoi qu'il fasse, mais n'importe qui peut s'autoproclamer Calife et édicter ses propres priorités dans la hiérarchie des préceptes. Et c'est ainsi que des malfaisants, se prétextant musulmans, prennent en otage une majorité qui ne se reconnaît pas du tout dans le comportement de ces gens. Cette majorité se retrouve otage parce qu'elle se voit coincée entre son sens de la morale (inhérent à tout humain normalement constitué) et le fait d'avoir à obéir au précepte qu'un musulman n'a pas le droit de prendre le parti d'un non musulman en cas de conflit entre un musulman et un non musulman.

Not in my name
 
Manifestation de Not in my name
            Cependant, à partir du mal présent qui porte à son paroxysme les perversités générées par ce manque de structures, il n'est pas impossible que, par réaction, il en naisse bientôt un bien. En effet, entre, d'une part le courage de ces musulmans qui ont eu la force de caractère d’être présents à ces manifestations, et d'autre part le mouvement «not in my name» qui semble prendre de l'ampleur, il me semble entrevoir l'esquisse d'une volonté générale de modernisation structurelle qui leur permettrait d’empêcher que quelques interprétations vicieuses laissent toute liberté à des «chitannes» de transformer leur religion en diablerie.

            Mais, ça, ça reste l'affaire de tous les Musulmans d'Europe.....Inch Allah !

2 commentaires:

קרבי kravi a dit…

Jean, je vous trouve bien optimiste (pour une fois). Les quelques musulmans (environ 300) ayant participé à la manifestation anti-Daesh ne font guère le poids au regard des dizaines de milliers de pogromistes pro-Hamas de cet été.
Quant à demander aux « Musulmans modérés » qu'ils exigent modération de la part des imams prêcheurs de haine ou, encore mieux, de revisiter leur Texte : je crois que nous pouvons toujours courir.

Jean Smia a dit…

@ kravi
Généralement, on ne voit que 10% d'un iceberg.......