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jeudi 17 juillet 2014

ISRAËL RESPECTE LES CONVENTIONS INTERNATIONALES Par Yaacov NEEMAN



ISRAËL RESPECTE LES CONVENTIONS INTERNATIONALES

Par Yaacov NEEMAN

copyright © Temps et Contretemps




Signées le 12 août 1949 à l’initiative du gouvernement suisse, les Conventions de Genève n’ont pas évité le massacre de millions de civils lors des guerres de Corée, puis du Vietnam. Pour tenter d’y remédier, un «Protocole additionnel relatif à la protection des victimes des conflits armés internationaux» a été promulgué le 8 juin 1977.



Avertissement en temps utile

Bien qu’Israël (pas plus que le Hamas qui n’est pas un État) ne l’ait ratifié, il n’empêche que les armées de l’État hébreu, au nom de la pureté des armes, se sont toujours efforcées d’en respecter l’esprit.  Ainsi, avant de lancer une attaque, on sait que Tsahal avertit régulièrement (par téléphone, SMS ou par diffusion de tracts) les populations civiles en leur demandant d’évacuer telle ou telle zone dans les prochaines heures. Comportement qui s’inscrit dans le respect de l’Article 57(§2c) qui exige «dans le cas d’attaques pouvant affecter la population civile, qu’un avertissement soit donné en temps utile et par des moyens efficaces». 
Mon système de défense anti-missiles est bien positionné

En revanche, le Hamas viole impunément de nombreuses des règles de ce Protocole, comme l’Article 37c, qui «interdit aux combattants de feindre d’avoir le statut de civil ou de non-combattant». De même, l’utilisation fréquente de civils comme bouclier enfreint directement l’Article 51(alinéa7) – qui stipule que «les personnes civiles ne doivent pas être utilisées pour mettre certains points ou certaines zones à l’abri d’opérations militaires […] ou pour favoriser des opérations militaires» – ainsi qu’à l’Article 58a, qui demande «d’éloigner des objectifs militaires la population civile».
Par ailleurs on sait que les mosquées, les hôpitaux et les écoles du Hamas servent très souvent de dépôts d’armes et de munitions, ce qui contrevient clairement à l’Article 58b qui interdit de «placer des objectifs militaires à l’intérieur ou à proximité de zones fortement peuplées».

Quoi qu’il en soit, en dépit du scrupuleux respect de ces règles par Tsahal, le président palestinien n’a pas hésité à accuser Israël de commettre un «génocide» à l’encontre de la population gazaouïe. Et tout comme une mission internationale indépendante décida de se livrer à une investigation du comportement de l’armée israélienne après l’opération Plomb Durci (décembre 2008/janvier 2009), laquelle accoucha du fameux rapport Goldstone (575 pages !) – dont l’auteur se rétracta par la suite – il faut s’attendre à une offensive juridique du même type quand le calme sera revenu sur le terrain.

Réactualiser les lois

La communauté internationale pourrait ainsi en profiter pour réactualiser les lois de la guerre et l’adapter aux conflits asymétriques d’aujourd’hui. Il serait intéressant de savoir quelle attitude adopteront alors les législateurs internationaux quand ils auront à se positionner juridiquement face au djihad, qui ne fait pas mystère de l’utilisation d’enfants comme combattants et pour qui la pratique de boucliers humains est aussi légale que courante.

En attendant, les bonnes âmes continuent à ignorer ce qu’écrit Paul Fenton, islamologue, professeur au département des études arabes et hébraïques de Paris IV-Sorbonne, qui explique que «le Coran considère le djihad comme le devoir de tout musulman majeur. Les femmes et les enfants jusqu’à l’âge de la puberté n’ont pas cette obligation. Cependant, si cela devient une nécessité absolue lorsque l’islam est menacé, les femmes et les enfants peuvent prendre part à la guerre. À partir de la puberté, disons 13 ans, le martyre est une valeur suprême pour gagner l’au-delà».
Il est souhaitable que la dichotomie de fait entre la guerre totale que prêche l’islam et la pureté des armes, qui est l’une des bases éthiques de l’armée israélienne, retienne l’attention des législateurs qui s’efforceront de légiférer les conflits à venir.

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