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lundi 12 mai 2014

STARTUPS ISRAÉLIENNES : DES PROIES PROMETTEUSES Par Yaacov NEEMAN



STARTUPS ISRAÉLIENNES : DES PROIES PROMETTEUSES

Par Yaacov NEEMAN

copyright © Temps et Contretemps




Une entreprise israélienne performante suscite toujours un repreneur. Depuis quelques années, l’actualité nous a habitués à trouver normal que des sociétés israéliennes se vendent à de grands groupes internationaux. Ce phénomène – qui est en passe de devenir la norme, nous en avons de nouveau la preuve, au vu du projet d’acquisition de la start-up Vilocity par le géant américain Qualcomm Corp. Le montant de la transaction serait de 300 millions de dollars.



Puces informatiques

À l’heure où nous écrivons, les dirigeants de Vilocity – quatre ingénieurs, dont plusieurs anciens d’Intel – n’ont pas confirmé le deal. Pour Qualcomm, l’opération lui offrirait la possibilité d’acquérir une position dominante sur le marché mondial des puces informatiques. Vilocity a en effet inventé un chip électronique permettant de transférer 7 Giga bytes d’informations en 1 seconde, soit 25 fois plus que la moyenne des systèmes actuels. Comme l’explique l’un de ses directeurs Yaron Elbaum : «En termes de production, on ne peut pas lutter armes égales avec les immenses usines d’Intel ou de Broadcom. Mais en ce qui concerne l’innovation, on peut dire qu’on est meilleurs.» 

À la question de savoir pourquoi ces entreprises, performantes, innovantes, véritables locomotives sur leur secteur (l’une des dernières en date étant Waze, rachetée par Google pour près d’un milliard de dollars) finissent par se vendre à de grands groupes internationaux, on pourrait répondre par une autre question : pourquoi le groupe alimentaire israélien Tnouva est-il en train d’être cédé au groupe chinois Bright Food ? Et là, les chiffres avancés avoisinent les 8 à 9 milliards de shekels !

La première explication est mécanique : l’innovation produite par une petite entreprise locale est appelée à se répandre dans le monde entier. Mais pour passer du niveau local au niveau international, cette différence d’échelle implique des moyens de gestion et de commercialisation qui ne sont pas – pas encore – disponibles depuis Israël. En d’autres termes, c’est leur propre dynamique interne qui conduit les sociétés israéliennes les plus performantes à se mondialiser – le montant souvent faramineux des transactions confirmant la pertinence de leurs produits.

Idéologie des pionniers

Kibboutz : économie collectiviste

Bien évidemment, cette spirale ultralibérale peut faire problème, lorsqu’il s’agit – c’est en cours – de privatiser les industries militaires… 
En tout cas, cette tendance appelle plusieurs constats : il est désormais clair que l’idéologie socialiste des pères fondateurs de l’État hébreu a cédé le pas devant la logique libérale de la mondialisation. Pour Israël, le fait d’accepter cette règle du jeu témoigne d’un réel courage. Un autre petit pays aurait sans doute choisi de protéger son industrie nationale par des barrières douanières dissuasives, une législation commerciale restrictive. Mais non : les industriels israéliens préfèrent se mesurer au monde entier et relever le défi de la concurrence internationale. Attitude qui doit assurément quelque chose à l’affrontement biblique de David et Goliath.


Au niveau individuel, cette entrée irréversible dans l’arène de l’économie ultralibérale se traduit par une exigence : être le meilleur. Chaque individu est appelé à donner le maximum de lui-même, d’être toujours réactif, tout en sachant se garder une longueur d’avance. Une éthique exigeante, qui explique peut-être que la durée de vie moyenne en Israël soit l’une des plus élevées dans le monde (82 ans) – et qui pourrait bien être le remède secret contre la maladie d’Alzheimer…

Maladie d’Alzheimer

3 commentaires:

Pierre Spira a dit…

Ca veut dire quoi: cette spirale "ultraliberale" ?

Anonyme a dit…

"Spirale ultra-libérale" veut dire qu'il existe dans la société israélienne une tendance croissante à fonctionner sur le mode du libéralisme économique le plus proche du capitalisme sauvage. Cette tendance s'oppose à l'éthique socialiste qui a prévalu en Eretz jusqu'au milieu des années 7O. Pour en savoir plus allez (par exemple) sur http://blog.syti.net/index.php?article=348. (YN Een réponse à Pierre Spira)

Avraham NATAF a dit…

C'est des réussites indéniables mais l’économie israélienne n'est pas assez solide tirer tous les avantages de ses succès et ne reste qu'un sous-traitant. Pour ce qui est de la vente de Tnuva à des intérêts chinois d'une industrie agro-alimentaire de base en Israël; les nouveaux propriétaires peuvent faire leurs propres choix y compris de tout déménager et localement, tout sera à refaire