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mercredi 21 mai 2014

FINKIELKRAUT À L'ACADÉMIE, UN SYMBOLE Par Marianne ARNAUD


FINKIELKRAUT À L'ACADÉMIE, UN SYMBOLE

Par Marianne ARNAUD
copyright © Temps et Contretemps



Alain Finkielkraut qui a été élu à l'Académie française dans les conditions que l'on sait, a répondu aux questions de Vincent Trémolet de Villers du Figaro. Pour ceux qui n'auraient pas pu lire cet entretien, je me permets d'en extraire quelques idées.



Unanimité



Alain Finkielkraut entre à l'Académie, son nom porte en lui tous les siens : parents, grands-parents et aïeux plus lointains auxquels il veut rendre hommage. Il dit qu'il ne s'attendait pas à être élu à l'unanimité. Il dit même qu'en tant qu'académicien, il n'aurait sans doute pas voté pour lui, car il connaît ses «insuffisances»  et «se cogne tous les jours à ses limites». Mais de là à imaginer être l'objet d'une campagne politique aussi violente ! «Il faut s'y faire, dit-il, depuis la mort de Hitler, dans cette France bien peu résistante quand il le fallait, l'antifascisme pullule et ses adeptes, académiciens ou non, n'ont aucune considération pour l'identité de ceux qu'ils visent.»
Mona Ozouf

L'identité, le grand mot est lâché. On lui reproche d'inventer un «climat de panique morale», «la montée du communautarisme», «les territoires perdus de la République ». Il cite Mona Ozouf : «La France, patrie littéraire». Le français cette langue «habitée par la littérature» qui est constitutive de l'identité française. Il ne voit pas «au nom de quels progrès d'avenir, de quelle technologie on devrait aujourd'hui dilapider ce trésor.» Pour lui, le changement n'est pas une valeur en soi, tout change, mais il pose la question : «va-t-on vers plus de raffinement, de civilité, de culture, de douceur de vivre » ?

Sioniste

Et à ceux qui lui reprochent son attachement à l'État d'Israël, son sionisme, il répond «qu'il est honteux d'écrire qu'en Israël, aujourd'hui, le peuple élu se conduit comme la race supérieure». Lui-même appelle à la constitution de deux États en Israël et critique la colonisation en Cisjordanie, mais il voit aussi «se constituer contre Israël et ceux qui sont attachés à ce pays un antisémitisme d'autant plus redoutable qu'il parle la langue de l'antiracisme».
Félicien Marceau

Maintenant il doit travailler à l'éloge de Félicien Marceau, son prédécesseur, connu pour être un écrivain collabo. Il sait qu'on l'attend au tournant. Même pas peur ! Il ne «montrera pas patte blanche  aux journalistes et intellectuels qui ne voient dans le passé de cet auteur qu'une occasion de le mettre en difficulté.»
Avec Alain Finkielkraut c'est l'esprit de la France éternelle et celui des Lumières qui entre à l'Académie. Nous lui souhaitons bon vent ! Qu'il continue à écrire pour mieux nous faire comprendre le monde dans lequel nous vivons. Et que Dieu lui accorde une longue vie !


1 commentaire:

AMMONRUSQ a dit…

Je prend note avec plaisir,merci Marianne ARNAUD !