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jeudi 15 mai 2014

ÉLECTIONS EUROPÉENNES : LA PEUR BLEU-MARINE Par Marianne ARNAUD



ÉLECTIONS EUROPÉENNES : LA PEUR BLEU-MARINE

Par Marianne ARNAUD
copyright © Temps et Contretemps

Le Pen et Mélenchon :Caricature de Plantu

A dix jours des élections européennes, le moins qu'on puisse dire est que la campagne est particulièrement atone. Tout se passe même comme si toute la classe médiatico-politique avait décidé d'en parler le moins possible. À cela il existe une explication qui peut se résumer en une phrase : partout en Europe on assiste à la montée des populismes.



Abstention



Pourtant tout dernièrement François Hollande et Manuel Valls ont décidé de s'investir dans cette campagne pour essayer de conjurer la défaite annoncée sondage après sondage. Comment mobiliser son propre électorat, ou ce qu'il en reste, alors que les sondages prévoient 60% voire 70% d'abstention ?
«Le populisme, voilà l'ennemi», affirme François Hollande dans une récente tribune publiée par Le Monde. Mais cette diabolisation des électeurs et des partis dits «populistes», n'a-t-elle pas déjà prouvé – et encore dans un passé récent - qu'elle était contre-productive et finalement faisait monter les extrêmes ? 
Quand Manuel Valls dit sur la chaîne LCI : «Il est temps maintenant que l'Europe fasse aussi des choix en faveur de l'emploi et de la croissance», n'apporte-t-il pas de l'eau au moulin de ceux qui justement reprochent à l'UE – entre autres – d'être à tel point éloignée des citoyens européens, qu'elle ne s'investit ni pour favoriser l'emploi, ni pour créer de la croissance ?

Eurosceptiques



Or comme l'écrit si plaisamment Le Figaro : les eurosceptiques de droite comme de gauche «se sentent pousser des ailes». Les sondages prévoient qu'ils pourraient atteindre 20% dans l'hémicycle strasbourgeois, au lieu des 10% actuels. Ce qui représenterait pour le seul Front National, 25 élus au lieu des trois élus de 2009. Marine Le Pen est donc déjà donnée comme la grande gagnante de ce scrutin, au grand dam de l'UMP, qui pourtant continue à se diviser entre les européistes représentés par Jean-François Copé, Alain Juppé, Alain Lamassoure ou Michel Barnier et les eurosceptiques dont les têtes de file sont Henri Guaino ou Laurent Wauquiez qui n'hésitent pas à remettre en cause les institutions européennes, disant qu'elles ne représentent plus ce que les peuples en attendent.
Henri Guaino allant jusqu'à revendiquer qu'il ne votera pas pour la tête de liste UMP, Alain Lamassoure, à qui il reproche d'avoir été désigné de façon non démocratique. Dans la foulée, Alain Juppé et Jean-François Copé demandent à leur collègue de quitter le parti, ce que Guaino refuse catégoriquement, arguant : «Je n'ai jamais été partisan du caporalisme dans les partis politiques.» Ambiance !
À gauche, Jean-Luc Mélenchon aussi, espère profiter du «vent du rejet» pour doubler son score aux européennes de 2009 et passer la barre des 10% et même, pourquoi pas, égaliser son score aux présidentielles de 2012, soit 11,10% ? Interrogé sur la sortie de l'euro, dont il ne fait pas un dogme, il répond que la question n'est plus de savoir si on doit sortir de l'euro, mais quand et comment on sera amené à le faire.

Panique




Comment expliquer autrement que par la panique, qui s'est emparée de la classe médiatico-politique devant cette montée en puissance des populismes, qu'aucun représentant, ni de Marine Le Pen, ni de Jean-Luc Mélenchon n'ait été invité à l'émission de Yves Calvi «Mots croisés» consacrée aux élections européennes, ce lundi 12 mai ? 
Comment justifier devant les téléspectateurs, le choix de présenter, face à Élisabeth Guigou, candidate au poste de commissaire européen représentant le PS, Alain Lamassoure, ancien ministre aux Affaires européennes représentant l'UMP, Michèle Rivasi, député tête de liste EEL, et Yves Jégo directeur de la campagne de «UDI-MODEM les Européens». 
Comment justifier donc, d'avoir choisi, pour leur apporter la contradiction, Nicolas Dupont-Aignan dont le score atteignait 1,82% en 2009, pour représenter l'opposition de droite, et le très sympathique Philippe Poutou, représentant improbable du Nouveau parti anticapitaliste qui, avec un sourire désarmant, n'en a pas moins appelé les ouvriers et employés européens à la révolution ?

2 commentaires:

atoilhonneur corto a dit…

J ai regardé, affligé cette émission. Entre un Poutou ridicuel qui rêve encore du grand soir, un Lamassoure qui ment comme un arracheur de dents, une Guigou arrogante et condescendante, une Rivasi délirante... et un Dupont Aignan, carré rigoureux mais qui ne tient pas la route, il y avait de quoi ... etre dégoûté d aller voter

Marianne ARNAUD a dit…

@ Corto 74

"...il y avait de quoi être dégoûté d'aller voter."
J'ai eu la même impression que vous. A se demander si le but de l'émission n'était pas d'arriver à ce résultat. Si c'est le cas, le moins qu'on puisse dire est que c'était réussi.

Cordialement.