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samedi 24 mai 2014

AU PARLEMENT EUROPÉEN : DEUTSCHLAND ÜBER ALLES Par Marianne ARNAUD



AU PARLEMENT EUROPÉEN : DEUTSCHLAND ÜBER ALLES

Par Marianne ARNAUD

copyright © Temps et Contretemps



Rappelons que le Parlement est la seule institution de l'Union européenne élue au suffrage universel. Et ce n'est pas parce que plus de six allemands sur dix se désintéressent du scrutin européen que l'Allemagne n'en enverra pas le plus gros contingent d'élus à Strasbourg, à savoir : 96 élus sur 751. La France, elle, ne comptera que 74 élus.



Une France minoritaire

Parlement sortant

Si la CDU/CSU d'Angela Merkel espère avoir près de 40 sièges et le SPD autour de 25 sièges, le PS de François Hollande ne pourra compter, selon les prévisions, au mieux, que sur une quinzaine de sièges qui, ajoutés à la vingtaine prévue pour l'UMP, n'atteindront pas la majorité des sièges dévolus à la France. Au Parlement européen la France se trouvera de fait, ravalée au niveau de l'Espagne ou de la Pologne.
Il n'est pas étonnant, donc que le mot allemand «Spitzenkandidat» ait fait «une entrée fracassante dans le jargon politique bruxellois». Pas étonnant non plus que les candidats à la succession de José-Manuel Barroso aient trouvé les meilleurs soutiens à leur candidature en Allemagne. Martin Schulz, pour le SPD, Jean-Claude Juncker, pour la CDU/CSU et Ska Keller, pour les écologistes. Dans cette compétition, le français Michel Barnier a fait pâle figure.

Barnier en difficulté


Si le 6 mars 2014 le JDD se demandait encore : «Barnier-Juncker : quel leader pour la droite européenne ?», le 7 mars, le PPE réuni en congrès à Dublin procède à l'élection de son candidat à la tête de la Commission de Bruxelles. Jean-Claude Juncker remporte le scrutin avec 382 voix contre 245 à Michel Barnier. Le JDD écrira qu'il «n'est pas parvenu à s'attirer les faveurs de l'Allemagne».

Si François Hollande et David Cameron ont tout à craindre du choc en retour sur leur scène politique intérieure, des scores de Marine Le Pen ou Nigel Farage, rien de tel pour Angela Merkel qui sortira renforcée du scrutin du 25 mai prochain. Comme le dit Jean-Jacques Mével du Figaro : «La popularité continentale d'Angela Merkel, une santé économique insolente, la solidité des réseaux Berlin-Bruxelles, le sérieux du travail des eurodéputés allemands, tout converge pour nourrir une influence qui fuit la France, après avoir échappé au Royaume-Uni.»

5 commentaires:

kravi a dit…

Bonjour Marianne,
On ne pourra pas dire que nos hommes politiques, toutes tendances confondues, n'ont pas préparé ce fiasco prévisible.
Les anti-européens sont cohérents avec eux-mêmes, mais les autres ont été lamentables dans leur absence de pédagogie, voire leurs attaques anti-européennes : « cela ne fonctionne pas, mais c'est à cause de Bruxelles ».

Jean Smia a dit…

Le fait est que le parlement européen a été, pour nombre de poltiques français, le refuge des rejetés d'élections nationales.
Difficle, dans ces conditions, d'avoir une élite constructive.

Marianne ARNAUD a dit…

@ kravi

Si on en croit l'historien François Roth (La face cachée de Robert Schuman), la construction européenne a été dès son origine une supercherie en direction des peuples d'Europe qu n'y ont vu que du bleu.

1 - Robert Schuman présenté aux Européens comme le "père de l'Europe" était un ancien Allemand qui n'avait opté pour la nationalité française qu'en 1918 après être sûr de la défaite allemande. Homme politique français, il fut munichois, membre du gouvernement de Vichy et vota les pleins pouvoirs à Pétain.

2 - La "Déclaration Schuman" du 9 mai 1950, instituant la Communauté européenne du charbon et de l'acier (CECA) fut écrite non pas par Robert Schuman, mais par les services des Etats-Unis et présenté à Robert Schuman par Jean Monnet, un de leur agents. Il était calqué sur la "Déclaration Sherman" de 1888, traitant d'une communauté entre le Canada et les Etats-Unis, comme cela a été révélé par François Asselineau.

3 - Des documents américains déclassés récemment montrent que ce sont les Etats-Unis qui, en 1965, ont conseillé la création d'une monnaie européenne et recommandé d'empêcher tout débat jusqu'à ce que cela devienne imparable.

Qui a eu le premier l'idée d'une Constitution européenne ?
Réponse : Dwight Eisenhower - Paris-Match 136 du 27 oct 1951

Qui demande l'entrée de la Turquie en Europe ?
Réponse : Bill Clinton le 15 nov 1999 à Ankara.
Aucun état européen n'a protesté.

Qui a dit : toutes les démocraties de la Baltique à la Mer Noire doivent entrer à l'OTAN ?
Réponse : George W. Bush

Qui a appelé à voter OUI en France en 2005 ?
Réponse : Condoleeza Rice.

C'est le "stratagème des chaines" appliqué à la construction européenne.

(Source François Asselineau)

Merci pour votre commentaire.

coaching littéraire a dit…

Alors si Hitler a perdu la guerre. ..l Allemagne a bien gagné l ' Europe ... tout de même.
Merci les usa.

Marianne ARNAUD a dit…

@ coaching littéraire

http://video-streaming.orange.fr/actu-politique/le-vice-president-de-la-bei-confirme-les-analyses-de-l-upr_11382732.html

Vous ne croyez pas si bien dire !
Dans cette vidéo, Philippe de Fontaine Vive, vice président de la Banque européenne d'investissement (BEI), confirme que l'UE n'arrivant plus à prendre des décisions par consensus à 27, s'en remet aux Etats-Unis pour prendre les décisions à sa place.

Merci pour votre commentaire. Merci également à Jean Smia.
Très cordialement.