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vendredi 25 avril 2014

OBAMA : LEÇON MAGISTRALE DE RÉCUPÉRATION POLITIQUE Par Yaacov NEEMAN



OBAMA : LEÇON MAGISTRALE DE RÉCUPÉRATION POLITIQUE

Par Yaacov NEEMAN

copyright © Temps et Contretemps



Repas pascal à la Maison Blanche

Aussitôt élu à la présidence des États-Unis – souvenez-vous, c’était le 4 novembre 2008 – Barack Hussein Obama apporta quelques changements au fonctionnement de la Maison-Blanche. Il décida notamment qu’à l’époque de Pâques, serait organisé dans l’une des salles de réception du 1600 Pennsylvania Avenue, un Seder pascal semblable à celui que célèbrent depuis plus deux mille ans les principales communautés juives à travers le monde.



Un évènement


Qu’un non-juif décide de fêter Pessah n’est pas très courant. Mais quand il s’agit du président de la première puissance mondiale, l’événement vaut la peine qu’on y réfléchisse. Que recherche donc Obama en organisant chaque année, depuis son entrée à la Maison-Blanche, un Seder pascal à l’imitation de celui des communautés juives ?
Il existe différentes réponses à cette question. Pour qui se satisfait d’une lecture naïve de l’actualité, ce Seder est une bonne nouvelle. Il est la preuve qu’en dépit de son attitude très ambiguë dans le conflit moyen-oriental, Barack Obama est un ami sincère du peuple juif, qui ne recherche que le bien-être d’Israël. La preuve : il officialise carrément l’une de ses fêtes ! Et pour faire plus vrai, notre homme n’a pas manqué de convier quelques rabbins conservatives, chargés d’apporter la petite «touche halakhique» [1], le tampon cachère à l’événement.
Mais il y a plus. Tous les présidents qui lui succéderont, qui se risqueraient à ne plus célébrer de Seder, s’exposeront désormais à la critique d’être quelque part moins philosémites, voire peut-être même antisémites. Tout cela est très habile. Les destinataires de cette lecture de l’événement, vous l’aurez compris, ce sont les Juifs américains, souvent crédités – à tort à ou raison – du pouvoir de décider de l’élection présidentielle.

Juifs déjudaïsés

Mariage mixte : Chelsea Clinton

C’était une proie facile, car ils sont en voie de déjudaïsation : chez eux, un mariage sur deux est un mariage mixte. Il ne faut donc pas s’étonner qu’ils soient tombés dans le piège – et trouvent sympathique et encourageante l’idée que l’homme (qu’ils furent 87% à porter au pouvoir en novembre 2008) organise et préside un Seder à la Maison-Blanche. Quatre ans plus tard – c’est-à-dire quatre Sedarim [2] plus tard – ils seront 69% à le réélire en 2012. Cette érosion de 18% correspond peut-être à une lente prise de conscience de l’électorat juif américain qu’Obama n’est pas l’authentique ami d’Israël qu’il prétend être. En tout cas, après sa seconde victoire le 7 novembre 2012, Barack Obama ne manqua pas de les rassurer par un nouveau Seder en avril 2013...
Ann Dunham, son père Stanley Armour Dunham, Maya Soetoro et Barack Obama

À cette lecture, qui rend hommage au cynisme et à la duplicité de l’actuel occupant de la Maison-Blanche, vient s’en ajouter une autre, qui dévoile une autre utilisation du Seder. On sait que Barack Obama est lui-même issu de la rencontre d’un respectable citoyen africain, de nationalité kenyane, économiste de profession, et de Ann Dunham, une universitaire américaine (de race blanche, s’il est permis de préciser). Métis par la force des choses, le jeune Obama se situe au confluent de deux héritages culturels radicalement différents, l’Afrique et l’Occident. 
En organisant un Seder régulier à la Maison-Blanche, Obama a très bien compris qu’il pouvait utiliser le message que véhicule cette cérémonie pour bien ancrer dans l’esprit des Noirs américains – et par-delà tous les peuples dits de couleur – qu’ils sont désormais des hommes libres : le détournement du Seder lui permet de remplacer les Hébreux d’autrefois par ceux qui souffrent aujourd’hui d’une oppression quelconque.

Peuples opprimés

La sortie d'Egypte

Et Obama d’apparaître ainsi, dans l’imaginaire des peuples opprimés, comme le Moïse d’aujourd’hui. Dans cette réécriture du scénario, le rôle du méchant Pharaon est naturellement dévolu à tous ceux qui disposent de nos jours d’un quelconque pouvoir – au choix : les Blancs, les banques, le système capitaliste, tout l’Occident en général et Israël en particulier. L’électorat noir américain est bien entendu le premier destinataire de ce magnifique tour de passe-passe. Bref, ayant ainsi convaincu les feujes [3] et les Blacks de son pays qu’il était de tout cœur avec eux, il était normal qu’Obama soit réélu en 2012. Et si la Constitution américaine autorisait un président à se représenter une troisième fois, il y a fort à parier qu’il l’emporterait de nouveau.
Quant aux Israéliens dans tout ça, il est intéressant de voir que dans leur immense majorité, ils tombent tous dans le panneau. Pour preuve : aucun média ne relève l’incongruité – à tout le moins : l’étrangeté – du Seder de la Maison-Blanche. Pour s’en convaincre, il suffit de regarder l’angle choisi par Ynet News ou Haaretz pour couvrir l’événement.
Vered Guttmann

Cette année, l’habileté d’Obama – surfant sur la naïveté juive – est allée jusqu’à faire en sorte que l’une des journalistes gastronomiques du Haaretz (Vered Guttmann) soit invitée à participer en cuisine, à la préparation du Seder, depuis les fourneaux mêmes de la Maison-Blanche ! Suprême honneur – piège parfait. Nous en sommes là aujourd’hui.
Si D.ieu veut que les ambitions génocidaires des mollahs iraniens nous permettent d’être là, de nouveau l’année prochaine, les témoins du Seder Obama 2015, il sera intéressant de relever les nouveaux aménagements que Barack Obama ne manquera pas d’apporter à l’événement. Pourquoi changer une formule qui marche, sinon l’améliorer ?

[1] NDLR : dérivé du mot Halakha qui regroupe l’ensemble des prescriptions, coutumes et traditions collectivement dénommées Loi juive.
[2] NDLR : Pluriel de seder

[3] NDLR : Juifs en verlan

3 commentaires:

Anonyme a dit…


Nos braves coreligionnaires américains, si naïfs.

Bientôt on pourra dire "c.. comme un démocrate juif américain".

Anonyme a dit…

Bien trop alambiquées, ces intentions cachées derrière le contraire de l'inverse de ce que l'on donne l'impression de faire.
Ça ressemble à un pilpoul.
Si Obama cueillait une fleur dans son jardin, vous l'interpréteriez comme un message de soutien aux anti-écologistes.
Ce qui semble plus simple, c'est qu'Obama reste proche des Juifs Américains dont, comme vous le dites, une grande partie forme des couples à religions mixtes. Donc des Juifs ouverts sur la modernité.
De ce fait, ce sont les Juifs Américains qui prennent de plus en plus de distance avec l'emprise des religieux sur le devenir d''Israël.
De plus en plus de distance avec un pays où la domination de la caste des Rabbins interdit de donner aux femmes un statut et des droits égaux aux hommes.
Chercher une paille dans l’œil empêche souvent de voir une poutre.

Michel AKERMAN a dit…

Cet Hussein Obama sait pertinemment que la majorité des Juifs américains lui ont accordé leur suffrage et beaucoup d'argent lors des dernières élections à la présidence des Etats-Unis.
Comme pour Henri IV pour qui Paris valait bien une messe, cette aide vaut bien un petit coup de pub ! Pourtant ce type est un ancien drogué (çà laisse des traces), il a été élevé dans une école coranique en Indonésie (c'est plus que des traces qu’il porte), il était d'extrême gauche et il fait TOUT pour qu'Israël cède à ses pressions (et à celles de son valet Kerry) et accorde aux terroristes arabes de Judée, Samarie et Gaza, les prétentions exorbitantes qu'ils exigent avant d'avoir leur état Judenrein.
Mais Obama laisse la Syrie tuer son peuple par milliers, tout comme en Irak où les attentats reprennent de plus belle pendant que Poutine, effrayé, prend la Crimée, que l’Iran continue à développer sa bombe et que de nombreux pays musulmans sont au bord du gouffre, abandonné par cet Obama qui ne soutient que les Frères Musulman.
Conclusion un Juif digne de ce nom n'aurait JAMAIS du accepter Obama à la table du Seder.