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jeudi 3 avril 2014

L’ÉLECTROCHOC Par Gérard AKOUN




L’ÉLECTROCHOC

Par Gérard AKOUN
Judaïques FM


Bureau de vote lors du dépouillement

Dimanche dernier, à l’issue du deuxième tour des élections municipales, le parti socialiste a subi une très lourde défaite. Plus de 150 villes ont  basculé à droite dont certaines votaient à gauche depuis des décennies ; la plus emblématique d’entre elles, Limoges, depuis 102 ans. Les électeurs de gauche ont manifesté leur mécontentement de la politique gouvernementale, soit en s’abstenant massivement soit en apportant leur voix à  la droite ou même à l’extrême-droite.
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Réformes radicales


Pendant les deux premières années de son quinquennat, François Hollande et son premier ministre Jean-Marc Ayrault se sont refusés à mettre en œuvre des réformes radicales, comme celles prônées par la droite, qui auraient pesé principalement sur les couches populaires. On remarquera d’ailleurs que la droite, lorsqu’elle était au pouvoir, s’était bien gardée de les mettre en application craignant, à juste titre, des réactions violentes. Le gouvernement avait entrepris une pédagogie de la crise. Il voulait effectuer les réformes nécessaires du marché du travail, de la protection sociale, en substituant, en France, à l’affrontement classique dans les relations sociales, le compromis.
Mais cela demande du temps et les Français, que la situation économique angoisse, ne pouvaient attendre. Ils imaginaient, en se débarrassant de Nicolas Sarkozy, que le nouveau président élu disposait d’une baguette magique qui lui permettrait de diminuer le chômage, de relancer la croissance mais elle n’était pas au rendez-vous, et le nombre des sans-emploi n’a cessé de croître. Si on ajoute à cela, une impression de désordre dans la conduite gouvernementale, des couacs à répétition, des rétro pédalages, des décisions annoncées puis aussitôt retirées, un président de la république qui semblait hésitant, il était évident que l’on courait au désastre électoral.

Réponse immédiate


La réponse de François Hollande ne s’est pas faite à attendre : mardi, Jean-Marc Ayrault était démissionné, un nouveau premier ministre lui succédait, Manuel Valls. On a beaucoup glosé dans les médias sur ce choix. Manuel Valls se situe à la droite du parti socialiste, il a souvent tenu des propos iconoclastes, pour ses camarades socialistes. Avant l’élection présidentielle, ne proposait il pas d’éliminer «socialiste» dans l’intitulé du parti ? N’avait-il pas proposé de revenir sur les 35 heures ? De plus, il ne cache pas son ambition d’arriver au plus haut sommet de l’État.
Certains commentateurs ont même voulu voir dans cette nomination une cohabitation d’un type nouveau, celle d’un président de la république affaibli et d’un premier ministre très apprécié des Français, mais tous deux issus du même parti. La formation du gouvernement devait permettre de juger du rapport de force au sein de ce binôme.
Royal et Rebsamen

Mercredi, le gouvernement était formé. Une équipe restreinte, seize ministres, huit hommes et huit femmes expérimentés qui faisaient déjà partie  du gouvernement précédent à l’exception de deux nouveaux arrivants, Ségolène Royal et François Rebsamen. Un gouvernement de combat qui porte incontestablement, par sa composition, la marque du président de la république. Sa mission, mettre en œuvre et appliquer les différentes réformes voulues par François Hollande, le pacte de compétitivité, le pacte de solidarité et les 50 milliards d’économies budgétaires, sans que les ministres  ne s’écharpent entre eux.

Causeries au coin du feu


Il s’agit de redresser l’économie française, de commencer à désendetter la France. Les Français en  ont compris l’impérieuse nécessité. Ils sont prêts à faire les efforts nécessaires à condition qu’ils soient répartis équitablement et que la politique engagée leur soit plus lisible, ce qui ne leur semblait pas être le cas. C’est pour cela qu’ils ont, durement, sanctionné la gauche et non parce qu’ils souhaitaient voir Sarkozy, Copé, Fillon et consorts revenir au pouvoir.

En 1954 la France traversait une période difficile de son histoire, Pierre Mendès-France, alors président du Conseil, l’équivalent de premier ministre sous la cinquième république, avait compris qu’il était important d’informer, directement, les Français sur son action. Il avait instauré ses «causeries au coin du feu» à la radio tous les samedis. Le monde a changé bien sur, les moyens de communication aussi, mais dans les périodes de crise, le besoin d’être directement informé demeure ; les dirigeants  d’aujourd’hui devraient s’inspirer de cet exemple.

5 commentaires:

Marianne ARNAUD a dit…

Ah ben, monsieur Akoun, en voilà une idée qu'elle est bonne : faire des "causeries au coin du feu" comme il y a soixante ans !
Voilà qui devrait nous propulser directement dans cet avenir qui, paraît-il, fait tellement peur au peuple français.

Cordialement.

kravi a dit…

Oui, Marianne. Il y a aussi les belles histoires de l'Oncle Paul...

Avraham NATAF a dit…

L’époque est différente, l'individu, qui n'a plus sa place,est substitué à une machine plus efficace et à moindre coût comme ces radars d'autoroute qui fournissent l'heure, la vitesse, l'immatriculation, la photo le tout sans appel. Cela serait autre chose si le robot était aussi taxé que la personne, le chomage remplace les congés payés

kravi a dit…

Bonjour, mon gravatar serait-il devenu interdit sur ce site ? Je ne peux le croire.

Jacques BENILLOUCHE a dit…

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