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lundi 14 avril 2014

LA GUERRE DES GAUCHES Par Marianne ARNAUD



LA GUERRE DES GAUCHES

Par Marianne ARNAUD
copyright © Temps et Contretemps



Après la défaite cinglante du Parti socialiste à l'élection municipale, et quelques jours seulement après la nomination de Manuel Valls comme Premier ministre, la gauche est en miettes.



Peuple de gauche


Et voilà que la gauche de la gauche a réussi à mobiliser «le peuple de gauche» dans une manifestation d'envergure – 100.000 personnes selon les organisateurs, 25.000 selon la Préfecture – entraînés par une centaine de formations politiques, syndicales et associatives, qui ont marché dans Paris «contre l'austérité, pour l'égalité et le partage des richesses».
Jean-Luc Mélenchon jubile : «François Hollande a essayé de répondre au désastre électoral des municipales en plaçant le curseur plus à droite. Il a pensé que nous serions sidérés, asphyxiés... il a sa réponse.» Pour Olivier Besancenot (NPA), la nomination de Manuel Valls est «mieux qu'un tract pour manifester». Si la direction centrale de la CGT n'a pas souscrit à la manifestation, il n'en reste pas moins que de nombreuses fédérations étaient représentées.

Méfiance affichée


De même que si Cécile Duflot avait déclaré : «L'écologie politique ne servira jamais de variable d'ajustement... dans les règlements de comptes entre les forces déclinantes du productivisme», pas moins d'une dizaine de cadres du parti écologiste étaient bel et bien présents à la manifestation.
Concrètement, les Communistes se sont égayés, les Écologistes ont quitté le gouvernement, onze députés PS n'ont pas voté la confiance à Valls, et quant à ceux qui l'ont votée, ils ont déjà averti, à l'instar de François de Rugy, coprésident du groupe EELV : «La confiance de votre majorité, il vous faudra la bâtir sur chacun des textes que vous présenterez».
Pascal Cherki

C'est dans ce contexte de méfiance affichée que le député de l'aile gauche du Parti socialiste de Paris, Pascal Cherki affirme : «Il faut rééquilibrer les institutions. Il n'est pas possible que tout procède du chef de l'État et de sa garde rapprochée. Ce dysfonctionnement des institutions est malsain et peut déboucher sur un blocage politique majeur.»
On ne saurait mieux dire.


6 commentaires:

Jacques BENILLOUCHE a dit…

Chère Marianne,

Je ne suis pas mécontent que le PS ait rompu avec l’extrême-gauche dont la capacité de nuisance est connue. Ce sont des hommes anachroniques et qui plus est, des antisémites qui se cachent derrière un antisionisme virulent. Exit donc ces nuisibles.
Pour de nombreux sympathisants de gauche, c’est une bonne chose.

Depuis l’échec de Jospin, l’extrême-gauche ne participe pas au gouvernement, quand elle ne le combat pas ouvertement. Mélenchon ne représente que lui-même comme jadis Chevènement avec son micro-parti. Quant aux écologistes qui n’existent que parce que le PS leur a fait des cadeaux électoraux, le poste de député de Duflot en particulier, ils vont vite comprendre où est leur intérêt et reviendront à de bons sentiments s’ils ne veulent pas disparaître du paysage politique.

La droite montrait du doigt cette alliance contre nature et aujourd'hui elle fustige cette rupture. Valls a bien fait d’éliminer cette extrême-gauche qui s’étiole au fil du temps et qui vit dans un passé nostalgique de l’URSS.

kravi a dit…

Bonjour à vous deux,
je partage ce point de vue quant à la nuisance de cette gauche extrême qui n'a rien appris ni rien compris aux désastres que le siècle précédent a subi.
Reste à éradiquer ce dernier totalitarisme qu'est l'islamisme.
L'extrême droite est tout aussi malfaisante.
Il nous faudra combattre ces trois purulences.
Valls en semble conscient, et c'est de cela que les français lui savent gré.

Marianne ARNAUD a dit…

Cher monsieur Benillouche,

C'est toujours un plaisir pour moi de lire vos commentaires à mes billets.
J'ai cependant l'impression qu'aujourd'hui vous faites deux petites erreurs.
L'extrême-gauche, en France, est représentée essentiellement par Lutte ouvrière (LO) et par le Nouveau parti anticapitalise (NPA).
Le Front de gauche (FDG) comprenant le Parti communiste français (PCF) et le Parti de gauche (PDG) se trouvant donc à la gauche du Parti socialiste, sans être un parti extrémiste.
D'autre part ce n'est pas le Parti socialiste qui a rompu avec le Front de gauche mais c'est bel et bien le FDG, en décidant de présenter ses propres candidats à l'élection législative de 2012, forçant ainsi le PS à signer un accord avec les écologistes (EELV) qui leur faisait la part belle, en leur réservant 60 circonscriptions, que leurs 5% dans les sondages ne justifiaient pas du tout.
Il est vrai qu'aux dernières élections municipales, le PCF, abandonnant ses alliés du Parti de gauche, a préféré signer des accords avec les Socialistes pensant ainsi préserver ses sièges. Mais il n'en a rien été. La plupart de leurs candidats ont été balayés par la "vague bleue", certaines villes bastions du PC étant même passées au Front National.
Vous noterez que les Socialistes sont toujours prêts à signer avec les Communistes.
Aujourd'hui, si on en croit ce qui s'est passé samedi à Paris, le Front de gauche est à nouveau uni. Il se présente comme un opposant de gauche au gouvernement de Manuel Valls et se prépare dans l'union aux élections européennes de mai 2014.

Très cordialement vôtre

Marianne ARNAUD a dit…

@ kravi

Je comprends votre hâte à voir "éradiquer ce dernier totalitarisme qu'est l'islamisme. Mais lorsque vous écrivez "Valls en semble conscient, et c'est de cela que les Français lui savent gré", je me demande si vous n'êtes pas dans un de ces Contes de l'Oncle Paul que vous citiez récemment.
En effet, il y a eu en 2013, 10 000 régularisations d'étrangers clandestins de plus qu'en 2012, alors que Manuel Valls était Ministre de l'Intérieur.
De plus, si j'en crois un récent sondage BVA, les Français ne lui "savent gré" de rien du tout puisque 60% d'entre eux "doutent de l'efficacité de Manuel Valls pour réduire le chômage" et 56% pensent qu'il ne sera pas efficace "pour permettre plus de justice sociale".

Cordialement.

邓大平 עמנואל דובשק Emmanuel Doubchak a dit…

L'alliance avec la gauche (extrême droite ou gauche, c'est souvent les mêmes) de la gauche a valu à ce parti de perdre le soutien de ceux qui ne supportent pas l'antisémitisme de cette mouvance. C'est donc avec Jules César que je salue la défaite des rétrogrades et que je salue cette rupture si rupture il y a. Ce que vous ne dites pas, c'est s'ils se sont donné rendez-vous à Alésia...

Marianne ARNAUD a dit…

@ Emmanuel Doubchak

Ne sachant pas lire l'avenir dans les entrailles d'animaux sacrifiés, je suis incapable de vous dire si notre César au tout petit pied, sera capable de donner rendez-vous à quiconque à Alésia.
Mais bien qu'on m'ait assuré qu'une partie de la classe dirigeante gauloise, ainsi que certains gros propriétaires et une aristocratie sénatoriale avaient pris fait et cause pour Rome, je ne pense pas pas qu'une simple observatrice de la vie politique française soit en mesure d'en déduire quoi que ce soit.

Avec mes regrets.