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mardi 25 mars 2014

L’HUMILIATION Par Marianne ARNAUD



L’HUMILIATION

Par Marianne ARNAUD
copyright © Temps et Contretemps



Les Français ont voté ce dimanche, pour le premier tour des élections municipales. Il n'était que de voir la mine déconfite, et d'entendre le ton morne du premier ministre s'exprimant officiellement devant les Français à la télévision, pour mesurer l'ampleur de l'humiliation subie par l'État PS et son président François Hollande. Il était pitoyable de l'entendre, une nouvelle fois, en appeler au «front républicain» pour faire barrage au Front National au second tour, comme si la patrie était en danger.



Ficelle grosse


Mais la ficelle est devenue trop grosse. Le Front National contre lequel cette stratégie est adoptée pour favoriser l'élection des candidats de gauche, à l'occasion des triangulaires au second tour, a fait long feu. Car si le Front National était, comme on essaie de le faire croire aux Français, un parti antirépublicain, pourquoi n'avoir pas demandé son interdiction ?
La vérité c'est que le Front National vient de faire une entrée tonitruante dans la politique locale française avec l'élection, au premier tour, de Steeve Briois à Hénin-Beaumont, qu'aucun institut de sondage n'avait prévue.
La vérité c'est que malgré les affaires visant la droite, qui ont si opportunément fleuri ces dernières semaines, l'UMP fait la course en tête, reléguant le PS en seconde et même parfois en troisième position comme à Marseille, ville que les socialistes espéraient conquérir sur la droite pour dissimuler un échec national que pourtant ils ne prévoyaient pas aussi retentissant.
Jean-Marc Ayrault en visite à La Castellane, à Marseille


La vérité

La vérité c'est que les électeurs se sont plu à sanctionner certaines listes soutenues ou représentées par les cadors du PS, tels Moscovici, Valls, Le Foll, Hamon, Carlotti et Martine Aubry elle-même, qui tous dégringolent par rapport à leurs résultats de 2008.
La vérité c'est que Paris, dont on nous disait qu'il ne pouvait pas échapper à Anne Hidalgo, adoubée par le maire socialiste le plus emblématique que la capitale ait connu, voit Nathalie-Kosciusko-Morizet, candidate UMP, arriver en tête en nombre de voix.

Après un aussi spectaculaire désaveu de sa politique, deux ans seulement après son élection, où ce sont les électeurs de gauche qui se sont abstenus le plus massivement, on voit mal comment François Hollande pourrait se contenter d'un petit remaniement à la marge, ainsi qu'il avait l'intention de le faire, pour aborder la deuxième phase de son quinquennat.

3 commentaires:

P Germon a dit…

A force de jouer avec le feu c'est à dire le Front National , comme le lui avait appris son mentor, François Mitterrand qui avait plus de talent, François Hollande s'est brulé les ailes. La ficelle est devenue grosse et les français se rendent de plus en plus compte qu'on se fout d'eux, les stratagèmes sont de moins en moins subtils

atoilhonneur corto a dit…

A l'aune de ces résultats catastrophiques pour le PS, il est fort amusant de se remémorer ce que disait Hollande en 2008 a la suite des élections municipales qui virent la droite se prendre une sacrée "branlée":

"La portée nationale du scrutin : elle concerne le président de la République, le gouvernement et la majorité. Rarement un président de la République, après de dix mois aux responsabilités, n’aura connu d’échec plus cinglant, déconvenue plus grande, défiance plus affirmée. Il n’y a d’ailleurs aucun précédent d’une telle défaite. Le président de la République avait dit qu’il entendrait le message des Français. Maintenant, nous voulons entendre le président de la République. (...) J’adresse, au nom même du Parti socialiste, deux exigences au pouvoir : la première est un remaniement du président de la République lui-même et de sa politique ; cela vaut pour le comportement, mais cela vaut surtout pour la politique telle qu’elle est menée. (...) Mais, plus largement, pour prendre toute la mesure et du vote qui vient de s’exprimer et de la situation économique et sociale, comme des décisions qui doivent être prises, je demande au Premier ministre qu’un débat sur les questions économiques, financières et budgétaires soit ouvert dès la reprise des travaux du Parlement et que, notamment sur les mesures qui doivent concerner le pouvoir d’achat, il puisse y avoir la confrontation des propositions du Premier ministre et du gouvernement et celles de l’opposition. Le scrutin de dimanche doit donc être utile pour les Français qui doivent être accompagnés dans leur vie quotidienne par des villes et des départements qui eux-mêmes doivent porter des valeurs de progrès et utile pour le pays si le gouvernement et le président de la République en tirent les conclusions les plus évidentes." (17 mars 2008)

cordialement

Anonyme a dit…

Attention, Baurou arrive !!!
Prochaine cohabitation ?
Enfin... plus que 4 ans et deux mois à tirer...si on tient jusque là et qu'on ne dégringole pas à la cote triple C.