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lundi 31 mars 2014

L'ÉTAT SOCIALISTE COULE SOUS LA VAGUE BLEUE Par Marianne ARNAUD



L'ÉTAT SOCIALISTE COULE SOUS LA VAGUE BLEUE

Par Marianne ARNAUD
copyright © Temps et Contretemps



          Tel est le résultat obtenu par François Hollande, deux ans à peine après son élection à la présidence de la République. Sa responsabilité est totale devant cette colère et cette défiance exprimées ce dimanche par le peuple français, et dont la vague déferle jusque sur les marches de l'Élysée. On me rétorquera que la gauche a gardé Paris et Strasbourg, qu'elle a même conquis Avignon.



Perte de 155 villes

Le candidat UMP Emile-Roger Lombertie s'impose à Limoges face au député-maire PS sortant Alain Rodet sur la photo


Certes, mais qu'on en juge : 155 villes de plus de 9.000 habitants, basculent de gauche à droite comme la ville emblématique de Limoges - dirigée par la gauche depuis 102 ans, qui avait donné 65% à François Hollande aux dernières présidentielles – mais aussi Toulouse, Saint-Etienne, Quimper, Tours, Chambéry, La Roche-sur-Yon. De plus le Front National, qu'il fallait à toute force empêcher de gagner la moindre ville, en gagne une quinzaine, et s'installe durablement dans la politique locale française, avec sans doute au moins 1.200 élus, voilà pour la colère. Plus de 36%, c'est le pourcentage des Français qui n'ont pas jugé utile de se rendre aux urnes, voilà pour la défiance.

Devant cette déroute historique que Jean-Marc Ayrault ne peut que constater, il est tout de même étrange de lui en voir accepter la responsabilité devant les Français, et dans la même phrase demander à être reconduit dans ses fonctions ! Les journalistes nous promettent un remaniement, avec ou sans Ayrault, dès ce matin, sans se rendre compte que ce n'est absolument pas ce que les Français demandent.
Les Français veulent qu'on s'occupe de leurs problèmes de chômage, de pouvoir d'achat, de justice fiscale et sociale, de sécurité et d'immigration. Ce qu'ils veulent c'est un changement de politique. Ils ont cru qu'en se débarrassant de Sarkozy, comme on le leur promettait, ils se débarrasseraient de la crise. Ils se sont débarrassés de Sarkozy mais ils ont gardé la crise.


Maintenant ils tournent les yeux vers l'Italie et ils savent qu'une autre politique peut être tentée.

5 commentaires:

Jacques BENILLOUCHE a dit…

Cher Marianne,

Loin de moi l’idée de minimiser la défaite de la gauche mais un élément me parait inquiétant : la volatilité du corps électoral français et d’une certaine manière son inconséquence.

En 2008, soit un an après l’élection présidentielle, Nicolas Sarkozy avait subi un revers comparable avec la perte d’une centaine de villes tandis que François Hollande s’incline devant la déroute de 2014.

On comprend mal pourquoi les Français rectifient systématiquement leur vote, à une année d’intervalle, par impatience parce qu’ils pensent que les choses peuvent changer du jour au lendemain, par simple pression sur un bouton magique, alors que la simple inertie de l’administration freine tout brutal changement.

On n’a pas donné le temps à Sarkozy en 2008 d’affiner son projet politique tandis que le balancier de 2014 confirme la même logique. La France est victime de ses alternances précaires qui donnent une impression de brouillon parce qu’aucune politique à long terme ne peut s’installer à l’instar de l’Allemagne ou de la Grande-Bretagne.

Un coup à droite, un coup à gauche et c’est une France qui perd alors que, quelle que soit la couleur politique du gouvernement, le temps est l’ingrédient indispensable à la réussite. Une ère d’instabilité s’annonce tandis que la guerre de tranchées s’installe entre les partis sur fond d’intérêts personnels et de rivalité de clans, à mille lieues de l’intérêt de la France.

Marianne ARNAUD a dit…

Cher monsieur Benillouche,

Vous avez beau jeu de vous en prendre à "la volatilité du corps électoral français" !
C'est oublier un peu vite que depuis une trentaine d'années, les Français sont gouvernés par une classe politique de gauche comme de droite, bien à l'abri des institutions de la Vème République qui les rendent inexpugnables pendant leur septennat ou surtout quinquennat, et qui ont gouverné la France sans faire aucune des réformes auxquelles se sont astreints l'Allemagne ou la Grande-Bretagne que vous citez.
Vous avez tout à fait raison de citer le revers de Sarkozy en 2008, encore qu'il était sans comparaison avec celui de Hollande aujourd'hui, qui lui atteint un record historique. Mais il ne faudrait pas oublier la violence de la crise subie par Sarkozy dès son élection et la responsabilité qui lui en a été imputée par les media littéralement déchaînés contre lui.
Dans quel pays démocratique pourrait-on voir une équipe désavouée par le suffrage universel se maintenir au pouvoir contre vents et marées ?
Alors on est en droit d'être sévère avec les Français, mais ils ont des excuses ne serait-ce qu'à cause de l'arrogance avec laquelle ils sont gouvernés par un Président et des ministres qui n'ont pas la plus petite expérience de ce qu'est le gouvernement d'un grand pays. On peut dire sans se tromper, qu'aujourd'hui ils paient très cher leur légèreté d'hier.

Très cordialement.

AMMONRUSQ a dit…

Je suis un peu de votre avis à vous deux,rapidement la fameuse crise un ou deux économiste l'avaient sentie et c'est vrai aussi que les Français sont un peu brouillons,ils s'intéressent à ce qui les fait rêver,voir les émissions débiles que nous subissons,je ne regarde plus la TV tellement c'est mauvais.
Mais une chose me semble indispensable il faut remettre la personne humaine au centre du débat chercher ce qui est bon pour elle et ne plus regarder ici ou là chez des voisins qui n'ont pas la même culture.Ce pays à des hommes et des femmes politiques de valeur quelque soit leurs appartenances il faut qu'ils travaillent ensemble et je ne veut plus de ringards politicard qui ne pensent qu'à leurs émoluments et quand l'un fait quelques propositions bonne pour l'ensemble de la nation, il faut que l'autre l'accepte et puis place aux jeunes générations qui montent et n'attendons pas qu'elles soient sclérosées par l'attente du poste du grand-père ou de l'oncle.Quand on ne se déplace pas pour voter on s'en fout un peu du pays dans lequel on vit.

Michel LEVY a dit…

L'état socialiste... il ne faut pas pousser et cesser de parler d'état quand on parle d'un gouvernement.
Si Hollande a échoué, c'est d'abord par ce qu'il ne s'est pas démarqué de Sarkozy, les politiques très proches ont eu les mêmes mauvais résultats sur le plan économique.
Les français se sont abstenus, ont désavoués ceux qui ont prétendu changer en appliquant les mêmes méthodes parfois en prie (ex : priver les retraités de l'augmentation traditionnelle en avril)

Marianne ARNAUD a dit…

@ Michel Levy

Quand dans un Etat, le Président est socialiste, le Gouvernement est socialiste, l'Assemblée Nationale est majoritairement socialiste ainsi que le Sénat, que 20 régions sur 22 sont socialistes ainsi que la majorité des Conseils généraux et des Conseils municipaux, je crois qu'on est en droit de parler d'"Etat socialiste".