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vendredi 21 mars 2014

L’ÉCOUTEUR ÉCOUTÉ Par Gérard AKOUN



L’ÉCOUTEUR ÉCOUTÉ

Par Gérard AKOUN



Le site Médiapart a révélé, mardi dernier, des extraits  d’écoutes téléphoniques, de conversations entre Nicolas Sarkozy et son avocat Thierry Herzog, qui ont été  interceptées entre le 28 janvier et le 11 février, sur la seconde ligne téléphonique de Nicolas Sarkozy, celle qui avait été ouverte sous le nom de Paul Bismuth, un ancien camarade de classe de Thierry Herzog.
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Trafic d’influence

Gilbert Azibert

Ces conversations renforcent les soupçons de  trafic d’influence qui pèsent sur Nicolas Sarkozy, son avocat et un haut magistrat, Gilbert Azibert, premier avocat général à la Cour de cassation. Je ne vais pas rentrer dans le détail des échanges qui ont eu lieu entre l’ex-président et son avocat, vous pourrez les lire dans la presse ou les suivre à la télévision, mais à moins d’être des faux, ce dont je doute, ils concernaient la décision que prendrait la Cour de cassation à propos des agendas de Nicolas Sarkozy qui avaient été mis sous scellés dans l’affaire Bettencourt. Le risque était grand, semble-t-il, que les juges, si ces agendas restaient entre les mains de la justice, puissent y trouver des éléments à charge contre l’ex-président, dans des affaires en cours où son nom apparaissait. Tapie et le Crédit Lyonnais, ou le financement de sa campagne présidentielle de 2007 par la Libye.
Ce que nous révèlent, Médiapart, Atlantico, le Canard enchaîné ou le Monde est digne d’une série américaine ou sera bientôt l’objet d’une série française, pourquoi pas ? Une ligne téléphonique ouverte sous un nom d’emprunt, sur laquelle on peut s’exprimer librement alors que, sur la ligne officielle, on ne dit que des banalités parce qu’on se sait écouté. Une technique utilisée par les mafieux. Des hauts fonctionnaires de la police ou de la justice qui renseignent l’ex-président sur les affaires en cours, soit parce qu’ils partagent les mêmes idées politiques, soit qu’ils en attendent en retour des prébendes, s’il revenait à la tête de l’État.
Nicolas Sarkozy a beaucoup appris quand il était «le premier flic de France». Beaucoup d’entre vous se souviennent, je suppose, que Nicolas Sarkozy avait été ministre de l’intérieur entre 2002-2004 dans le gouvernement Raffarin, puis qu’il avait choisi à nouveau d’être à l’intérieur, (2005-2007) dans le gouvernement Villepin, mais avec le titre de ministre d’État, alors qu’on lui proposait un poste plus important. Il avait expliqué alors que c’était dans ce ministère qu’il pouvait le mieux se protéger de ses concurrents et de ses adversaires, c’était là qu’il détenait des dossiers, et qu’il avait créé ses réseaux. Il disait : «qu’il adorait avoir sur son bureau toutes les écoutes téléphoniques du monde». Le voilà puni par où il a péché.

Les petits pois



Nicolas Sarkozy se voulait le président d’une république irréprochable, encore aurait-il fallu respecter les juges et la justice, ce qui n’était pas son cas. Il en parlait avec mépris «les petits pois» son avocat dans ses conversations avec Paul Bismuth qui pourrait les attaquer pour usurpation d’identité, traitait les juges bordelais de bâtards et se montrait optimiste, grâce aux renseignements fournis illégalement par le haut magistrat Gilbert Azibert, sur l’annulation de la saisie des agendas par la Cour de cassation, mais il ajoutait «sauf si le droit finit par l’emporter». C’est stupéfiant, consternant que de tels propos puissent être tenus, avalisés par un avocat, un ancien président de la république qui ne pense qu’à le redevenir et un magistrat. Cela ne peut que conforter dans leur opinion, malheureusement, ceux qui considèrent que tous les responsables politiques sont corrompus et qui voteront pour les extrêmes ou s’abstiendront aux prochaines élections.

5 commentaires:

Michèle M. a dit…

Il eut été correct de mentionner les explications de l'avocat de Sarko hier sur la deuxième chaine

Max SITBON a dit…

Il,est vrai que le pouvoir actuel est sans reproche.

Anonyme a dit…

Comment obtient-on ce type d'informations ?
Qui les transmet à la presse ?
Combien ou comment est-il payé pour ces « informations exclusives » ?
S'il n'y a pas d'argent en récompense, quelle est sa « compensation » pour ce « service » ?
Quel est l’intérêt de celui qui distille ces renseignements ?
Est ce qu'il choisit le type de renseignements à rendre public et qu'il garde d'autres renseignements à d'autres fins, comme les mettre à la disposition de plus offrants  ?
Pourquoi le nom de la source reste-t-il un secret professionnel ?
Est ce que le secret professionnel d'une profession a le droit de violer un secret professionnel d'une autre profession ?
À quand les écoutes des communications des médecins pour divulguer l'état de santé des gens ?
Ce sont ceux-la même qui hurlaient au scandale lors des écoutes des américains qui utilisent le procédé qui les scandalisait à présent qu'ils y trouvent un avantage.
Des journalistes qui s'instituent enquêteurs et juges,selon leur sensibilités politiques, et qui utilisent des moyens « secrets » pour parvenir à leur fins équivaut à des policiers qui s'autoriseraient à décider de la punition de certains contrevenants qu'ils choisiraient eux-mêmes.
La démocratie devient de plus en plus difficile à maintenir.


Marianne ARNAUD a dit…

Tout le monde sait aujourd'hui que Sarkozy a été mis sur écoutes non parce que les juges avaient des indices, mais parce qu'ils espéraient en trouver.
Aucun journaliste digne de ce nom, ne devrait se permettre de fouler aux pieds la présomption d'innocence et la transformer en présomption de culpabilité comme cela se fait de plus en plus couramment dans notre beau pays.
Quant à l'affaire "Tapie et le Crédit Lyonnais", elle date de 1992 - qui dit mieux ? Et pas la moindre mise en examen, ni sur cette affaire, ni sur aucune autre. Seul un non-lieu sur l'affaire Bettencourt !
Si vraiment Sarkozy est concerné par ces affaires - eu égard au résultat - il ne me semble pas trop cruel de comparer les juges à des "petits pois" incapables de faire éclater la vérité, eux qui ne se sont pas gênés pour édifier un scandaleux "mur des cons" !

Cordialement.

AMNONRUSQ a dit…

On ne parle pas de ce gouvernement aujourd'hui, mais de Sarkozy !