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vendredi 28 février 2014

LE NIVEAU ZÉRO DE LA POLITIQUE : LA MOUSTACHE Par Gérard AKOUN



LE NIVEAU ZÉRO DE LA POLITIQUE : LA MOUSTACHE

Par Gérard AKOUN

Judaïques FM


Angela Merkel et la quasi-totalité de son gouvernement se sont rendues en Israël pour tenir une session conjointe avec leurs homologues israéliens. Ces entretiens intergouvernementaux ont lieu une fois par an et se déroulent alternativement en Allemagne ou en Israël. Cet échange qui, au premier abord, peut  paraître étonnant, trouve sa raison d’être dans «la relation spéciale» qui unit les deux pays et permet de comprendre pourquoi Madame Merkel s’est rendue seulement en Israël. En effet elle n’a pas, comme le font tous les chefs d’États européens, inclus dans son périple une visite des territoires palestiniens et une rencontre avec Mahmoud Abbas.
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Amie d’Israël


Madame Merkel a été reçue comme «une amie sincère d’Israël» ; elle a été décorée par le président Shimon Peres de la plus haute distinction civile israélienne pour la remercier de son soutien à la sécurité d’Israël et son combat contre l’antisémitisme. Mais les relations entre Israël et l’Allemagne se sont nettement rafraîchies, comme on a pu le constater au cours de la conférence de presse commune entre la chancelière et le premier ministre Benjamin Netanyahou. Certes, des accords sur les plans économiques, scientifiques, culturels ont pu être signés mais Madame Merkel a réaffirmé l’opposition de l’Allemagne à de nouvelles constructions dans les territoires et à Jérusalem Est, de même que son soutien aux efforts de John Kerry.
Elle a déclaré «nous observons la question de la colonisation avec une grande inquiétude. Nous espérons qu’elle ne se mettra pas en travers d’une solution à deux États et que nous pourrons la surmonter». Elle a précisé que «l’Allemagne ne soutient pas le boycott d’Israël» mais qu’elle appliquera néanmoins les décisions de l’Union Européenne qui excluent de la coopération UE/Israël les entités israéliennes qui ont des activités dans les territoires occupés. Ces propos n’ont pas dû plaire à Benjamin Netanyahou mais il devait s’attendre à cette inflexion de la politique allemande depuis que ce pays ne s’était pas opposé à l’obtention du statut «d’État non membre» à l’ONU, pour la Palestine.
Les dirigeants israéliens ont-ils compris que, si l’Allemagne, avec tout le passif qu’elle a vis-à-vis du peuple juif peut se permettre de s’opposer à la politique israélienne dans  les territoires, cela signifie que cette politique est devenue indéfendable même auprès des Allemands malgré leur culpabilité ? Elle isole Israël des États-Unis et de la quasi-totalité des pays européens.

Image de marque d’Israël
 
Dan Shapiro
Ce ne sont pas les différents projets de loi comme celui sur la souveraineté juive sur le Mont du Temple à Jérusalem, les décisions concernant de nouvelles constructions, où les propos malveillants tenus à l’égard de John Kerry et de Dan Shapiro, ambassadeur des États-Unis en Israël qui vont améliorer l’image d’Israël. Les Américains suivis en cela par les Européens considèrent que les Israéliens ne trouveront pas, chez les Palestiniens, meilleur interlocuteur pour négocier que Mahmoud Abbâs.
Autre point de désaccord entre Benjamin Netanyahou et Madame Merkel, le nucléaire iranien, cette dernière dont le pays participe aux négociations en cours avec l’Iran a déclaré : «il est vrai qu’à ce stade, il faut s’attendre à un accord sur un enrichissement limité tout en continuant à s’assurer que sera empêché l’enrichissement au niveau militaire. Si nous pouvons y parvenir, nous serons dans une meilleure situation qu’aujourd’hui». Benjamin Netanyahou, quant à lui, ne fait absolument pas confiance à l’Iran et on le comprend quand on écoute les déclarations du guide suprême Ali Khamenei sur la valeur qu’il attache à ces négociations en cours avec le groupe des 5+1, et les diatribes qu’il prononce contre les Américains et les Israéliens.
On n’est pas loin de penser, comme le premier ministre, qu’elles n’aboutiront pas,  que les Iraniens amusent la galerie, qu’ils poursuivent l’enrichissement de leur uranium avec des centrifugeuses de plus en plus performantes. La seule solution pour empêcher les mollahs de se doter de l’arme nucléaire serait bien sûr de leur interdire l’enrichissement de l’uranium et l’utilisation du plutonium. Mais il n’est pas évident d’y arriver.


La visite de Madame Merkel n’a pas eu l’écho escompté dans la presse internationale trop occupée à couvrir la situation ukrainienne. On risque de ne retenir de ce voyage, des désaccords exprimés, que la moustache, cette photo qui a fait le tour du Web, sur laquelle, levant un doigt, Benjamin Netanyahou a dessiné, par un jeu d’ombres, une moustache à la «Hitler» sur le visage de la chancelière. Les journalistes et les blogueurs s’en sont donnés à cœur joie. Nous sommes tombés bien bas.

2 commentaires:

kravi a dit…

A vouloir à tout prix "améliorer l'image d'Israël" auprès des américains et des européens, Israël perd son indépendance, sa dignité et sa crédibilité.
Ne nous étonnons donc plus si des nations prétendent lui dicter sa conduite, ce qui revient à lui dénier son statut d'Etat-nation souverain.
Puisque mensonges et chantages sont devenus les règles de la diplomatie envers Israël, celle-ci s'honorerait en ne tenant aucun compte de ces procédés de gangsters.

Issac a dit…

"la petite moustache" m' a bien fait rire, surtout avec Angela, madame la premier ministre d'Allemagne.
bibi a encore fait une plaisanterie yiddish, ils sont joueurs ces ashkénazes...
cela lui va pas si mal, une petite moustache à Angela, mais je la préfère au naturel.