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lundi 6 janvier 2014

UNE BIBLIOTHÈQUE CHRETIENNE BRÛLE AU LIBAN



UNE BIBLIOTHÈQUE CHRETIENNE BRÛLE AU LIBAN

Par Jacques Benillouche
copyright © Temps et Contretemps


Quand une bibliothèque brûle, c’est un monde qui meurt.

Deux-tiers des 80.000 livres et manuscrits entreposés dans une bibliothèque chrétienne ont été détruits ou endommagés le 3 janvier 2014 à Tripoli, au nord du Liban. Les coupables n’ont trouvé que ce moyen pour protester contre la présence dans la bibliothèque d'une brochure, selon eux, «offensante à l'égard de l'islam». La bibliothèque al-Saeh, propriété du prêtre grec-orthodoxe Ibrahim Srouj et située dans le centre historique de Tripoli, a été incendiée par des inconnus. Il est évident que le prêtre n'a rien à voir avec ce texte car il n’est pas dans la tradition chrétienne qu’un prêtre publie une brochure hostile à l’islam. 





Manuscrits rares


Bibliothèque d'un monastère


La bibliothèque, héritée de son père par le prêtre sexagénaire, contenait entre autres de rares manuscrits scientifiques, des documents sur l'histoire de Tripoli, des évangiles, des textes sur le judaïsme et même des Corans. C’est donc un pan de vie multiculturelle qui s’écroule et des souvenirs qui partent en fumée, au propre comme au figuré. Une richesse intellectuelle inestimable sur la civilisation judéo-chrétienne a été l’objet de la haine d’extrémistes musulmans.

Les auteurs de l’incendie sont évidemment désignés, aux motivations clairement islamiques, qui s’inquiétaient de cette enclave chrétienne dans un quartier musulman. Ils n’appréciaient pas que des membres du clergé attirent à eux plus de musulmans épris de lecture que de chrétiens. Ils condamnaient cette volonté des soldats des Eglises à diffuser la culture chrétienne plutôt que les sourates du Coran. Leur haine de l’Occident les a poussés à détruire des manuscrits uniques.



Symbole des idées


Autodafé 11 mai 1943 à Berlin


Les coupables ont voulu détruire le symbole de la culture chrétienne à défaut de s’attaquer aux idées. Ils ont perpétré l’acte ultime les poussant à brûler des livres considérés comme païens, blasphématoires ou immoraux parce qu’ils ne relèvent pas de leur foi. Un acte, qui ne peut pas dire son nom, pourrait en fait avoir été dirigé contre un régime qui s’éveille, après tant d’années, pour s’opposer à la propagation d’un islam radical.

Mais jusqu’alors, brûler des livres était un événement uniquement associé au régime nazi et, avant lui, à l’Inquisition. Aujourd’hui certains lâches se cachent derrière des idéaux anachroniques pour s’inspirer des mêmes méthodes extrémistes. Il nous appartient à présent de faire tous les apparentements que nous jugerons utiles en se bornant à rappeler cette citation d’Heinrich Heine : «Là où l’on brûle les livres, on finit par brûler des hommes.»


5 commentaires:

Parole VOLEE a dit…

Il y a bien un lien entre nazisme et islamisme radical (pléonasme!)

Bruler une bibliothèque n'est pas innocent.Ce n'est qu'un des aspects des liens entre ces deux idéologies adoptées [ar le grand mufti de Jérusalem. Le Liban n'est plus terre chrétienne,mais une terre musulmane dans laquelle vivent 9encore) des chrétiens qui survivront seulement s'ils sont organises et armes. Les chrétiens n'ont pu ou voulu soutenir une alliance avec Israël. Ils paient le prix. Espérons qu'ils ne subiront pas le sort des Coptes d'Egypte.

Michel LEVY a dit…

Quelle désolation, toute ma sympathie pour les chrétiens du Liban. Dès l'indépendance, le Liban ressemblait à un tandem divergeant pour couple en instance de divorce... les uns voulaient aller vers l'occident, les autres vers l'islam. Comment peut on conduire un pays ainsi ? ? il s'en est suivit une impotence, un pourrissement politique accentué par les féodalités de seigneurs locaux pensant plus à leur pouvoir et à leur fortune qu'à l'intérêt de la nation. Quelle tristesse.

Jean CORCOS a dit…

Beaucoup de peine pour les Chrétiens du Liban, je veux dire pour la population civile victime des horreurs ... Ceci étant, je suis beaucoup plus sévère pour leurs politiciens, intellectuels, etc.

1° Le parti Kataeb a joué successivement les cartes syrienne, puis israélienne, puis re syrienne avant de revenir à la case "indépendance et union nationale" ... trop tard, le Hezbollah étant devenu entre temps un Etat dans l'Etat ;

2° Les "Aounistes" eux, jouent depuis le retour de leur "Rais" la carte de l'alliance avec le Hezbollah, l'Iran et le régime Assad ... des antisionistes radicaux, il n'est qu'à lire leur site en France "rplfrance.org" ;

3° Dans l'ensemble TOUS leurs intellectuels, parfaits francophones et rancuniers, jouent la partition "Israël corps étranger au Moyen-Orient", "Ils faut que tous les réfugiés palestiniens et leurs descendants retournent "chez eux", etc. En fait l'antisionisme radical "cultivé" s'est alimenté depuis des décennies à des sources libanaises !

André N. a dit…

Hélas, le Hezbollah n'est pas "un etat dans l'etat", il tient le Liban en otage avec sa puissance militaire et son alliance avec l'Iran.
Quand au général Aoun et à ses partisans, on se demande quel jeu ils jouent et qu'est-ce qu'ils espèrent de leur alliance avec les islamistes Chiites... Tout ça pour un poste de président sans doute !
Pauvre Liban,qui était jadis la Suisse du Moyen-Orient !
Comment peut-il s'en sortir ?

Hélène BOUNIOL a dit…

c'est" l'aculture" qui favorise les montées intégristes et cet incendie en est la preuve comme la destruction de ces merveilles en Afghanistan et autres. L'autodafé a tjs été un moyen utilisé par les différents racistes