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jeudi 23 janvier 2014

T’AS PAS 50 MILLIARDS Par Marianne ARNAUD



T’AS PAS 50 MILLIARDS

Par Marianne ARNAUD

copyright © Temps et Contretemps




Promis, juré, d'ici à 2017 nous allons faire 50 milliards d'euros d'économies sur les dépenses publiques. C'est Hollande, notre nouveau président social-démocrate, qui s'y est engagé au cours de cette fameuse conférence de presse où les journalistes français ont particulièrement brillé par leur haut niveau de servilité. Comme quoi une bonne niche fiscale - de 7.650 euros, tout de même – ça vous transforme illico les «chiens» de la Mitterrandie en toutous dociles de la Hollandie !




Philippe Dessertine Professeur à l'IAE de Paris

À la suite de monsieur Philippe Dessertine, et sous le regard goguenard des Français, cherchons où, mais où donc, trouver ces 50 milliards ?

Période électorale

Que gagnent les élus locaux ?

Pas la peine de lorgner du côté des prestations sociales, c'est beaucoup trop dangereux, surtout en période électorale, pour une majorité qui est en train de déglutir des couleuvres mais n'a pas encore confirmé qu'elle était entièrement convertie à la social-démocratie. Alors s'attaquer au «mille-feuille électoral» ? Il ne faut même pas y penser dans un pays qui compte 600.000 élus : un Français sur cent est un élu et tant pis si on nous serine «qu'il s'agit d'un enjeu essentiel au rétablissement de nos finances publiques» !


Alors peut-être à l'Éducation nationale ? Sûrement pas ! Nous avons notre 25ème rang au classement international PISA à tenir, que diable ! Et si l'on ajoute à cela «une défense nationale dépassée par les attaques numériques, des universités invisibles dans les classements mondiaux, des hôpitaux publics en difficulté, une justice et une administration carcérale en détresse, une politique du logement multipliant les constats d'échec», comme le répertorie monsieur Dessertine, on comprend définitivement que ce ne sera pas dans les dépenses de l'État qu'on trouvera ces 50 milliards d'économies dont le pays a besoin, et tous les Conseil stratégiques de la dépense publique et autres Comités Théodule n'y pourront rien changer.

Une solution !


Pourtant la solution existe. On nous l'a même déjà susurré dans le tuyau de l'oreille : il suffirait de taxer à 10% ces 3.600 milliards d'euros d'épargne financière que détiennent, paraît-il, les Français, et le tour serait joué.
Et si, des 10% de taxe annoncés, on tombait finalement à 5 ou 7%, les Français paieraient en ayant même l'impression de l'avoir échappé belle.


3 commentaires:

Saulnier a dit…

Un français sur 100 est élu par sur 10

Pat Quartier a dit…

Dans un pays en faillite qui ne l'avoue pas,-sauf brièvement dans un moment de lucidité Francois Fillon- le pressoir fiscal n'est pas prêt de cesser sa ronde infernale en allant taper l'épargne des citoyens, qu'il s'agisse de 'taxes" sous Sarkozy ou "d'impôts ou "cotisations de solidarité" sous Hollande, les deux étant prisonniers consentants et serviles du vrai maitre qui leur a placé le carcan autour du cou : l'UE. le reste n'est que bavardage politicien en jouant sur les mots en fonction de la sacro-sainte alternance des partis au pouvoir n'ayant jamais ose remettre en cause-et ca continue- l'hemorragie laxiste des finances publiques, comme l'explique si bien l'auteur de cet article.

Marianne ARNAUD a dit…

Merci à Pat Quartier pour son commentaire et mes plus plates excuses à Saulnier en espérant que, comme lui, les lecteurs auront corrigé cette faute inexcusable.