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jeudi 16 janvier 2014

LE HOLLANDE NOUVEAU EST ARRIVÉ Par Gérard AKOUN



LE HOLLANDE NOUVEAU EST ARRIVÉ

Par Gérard AKOUN
Judaïques FM


Le président de la République a réussi à nous surprendre, tant sur le fond que sur la forme, mardi après-midi, au cours de sa longue conférence de presse.

Sur la forme, François Hollande n’était jamais apparu aussi à l’aise, aussi serein mais aussi ferme dans cet exercice de communication, alors qu’il est toujours aussi bas dans les sondages, et que les révélations du magazine Closer sur sa vie privée auraient pu le déstabiliser. 
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Portée du message




Le risque était grand que la portée de son message politique en soit minimisée. Plus de quatre millions de français ont suivi sa prestation et il est évident que beaucoup de ces auditeurs, téléspectateurs, merci Closer, attendaient du président des informations sur sa vie privée. Il n’en fut rien, il n’était pas question de mélanger vie privée, vie publique. Il faut féliciter les journalistes français, après une première question posée sur son intimité, d’avoir tout de suite embrayé, au grand dam de la presse anglaise, sur ce qui faisait l’objet de cette conférence de presse : les nouvelles mesures économiques nécessaires  au redémarrage de l’économie française.

François Hollande enfin libéré de cette question qui planait depuis l’ouverture de la conférence, a laissé apparaitre  ce qu’il est en réalité, un homme de décision. Cela n’a pu surprendre que les mal intentionnés. Se sont-ils posés la question suivante : un homme qu’ils  jugent faible, indécis, incapable de trancher entre les uns et les autres, aurait-il pu réussir à franchir tous les obstacles, vaincre des concurrents et des adversaires talentueux, pour être élu président de la République ? Aurait-il pu prendre aussi rapidement, comme l’autorise la Constitution, la grave décision d’envoyer des troupes combattre les terroristes au Mali ? II est vrai que pendant les dix-huit mois qui se sont écoulés, il est  apparu sur le plan économique hésitant, effectuant des reformes à minima ou à la marge, en un mot flou. 




La guerre à la finance



Il ne faut pas oublier que François Hollande s’est fait élire pour «faire la guerre à la finance» il ne pouvait s’atteler tout de suite à des réformes nécessaires pour abaisser le coût du travail, qu’en son temps, la droite au pouvoir, n’avait osé elle-même mettre en œuvre. Il lui fallait convaincre son camp de la nécessité de ces réformes. Cela demandait du temps et de la pédagogie. 


Il y eut, d’abord, l’augmentation des impôts. Faire payer les plus aisés, abaisser le gradient de la richesse pour imposer un plus grand nombre de familles a montré très vite ses limites .La croissance n’a pas décollé et le chômage n’a pas baissé. Mais ces dix-huit mois n’ont pas été inutiles, certaines réformes ont permis de faire avancer le dialogue social, l’allongement de la durée de cotisations pour bénéficier de la retraite, par exemple, a été adopté sans troubles majeurs. 
Nos concitoyens de gauche ont fini par comprendre, dans leur grande majorité, que le modèle social français auquel ils sont attachés, ceux de droite ne le sont pas beaucoup moins, ne pourra être conservé sans de profondes réformes à l’image de celles qui ont été effectuées dans les sociales démocraties de l’Europe du nord.
Jacques Delors à la tribune


C’est ce consensus que depuis son élection François Hollande recherchait, il pense l’avoir trouvé et il peut donc, sans plus de contorsions, s’affirmer  social-démocrate. C’est une nouvelle page que le disciple de Jacques Delors, le chantre de la sociale démocratie européenne, ouvre dans son quinquennat mais c’est une voie périlleuse. Il impose à la gauche l’entreprise, il ne privilégie  pas la demande comme l’a toujours fait la gauche, il affirme la primauté de l’offre «c’est l’offre qui crée la demande» a-t-il tenu à préciser. 
Il n’a pas seulement donné un cap, il a développé, cette fois ci, un plan de bataille  qui repose sur le pacte de responsabilité avec les entreprises et sur la baisse des dépenses publiques, avec des objectifs, des échéances à tenir. Le patronat s’en félicite, mais la balle est dans son camp, accepte-t-il dans le pacte de responsabilité, les contreparties exigées en matière d’emploi et d’investissement ?

François Hollande a pris l’initiative de définir les bases d’un compromis social «sans doute le plus grand qui ait été proposé à notre pays» a-t-il précisé, dont le principal  bénéficiaire devrait être la France. François Hollande a enfin endossé l’habit de président.


1 commentaire:

Marianne ARNAUD a dit…

En attendant que les Français soient en mesure de partager l'enthousiasme de monsieur Akoun pour le "Hollande nouveau" dont on les assure qu'il a pris un virage social-démocrate ou même social-libéral, souhaitons que madame Trierweiler soit hospitalisée dans le service d'un de ces médecins progressistes qui n'hésitera pas, le cas échéant, à abréger ses souffrances intolérables, pour que son ex-compagnon puisse continuer à se livrer en toute quiétude à ses socialo-galipettes.