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jeudi 23 janvier 2014

ISRAËL ISOLÉ Par Gérard AKOUN



ISRAËL ISOLÉ

Par Gérard AKOUN

Judaïques FM

       
Kerry-Yaalon
  

Le gouvernement israélien voudrait-il se couper de ses principaux soutiens, en particulier des Américains, alors que se déroulent depuis quelques mois  sous le parrainage, sous la houlette du Secrétaire d’état John Kerry de nouvelles négociations israélo-palestiniennes ?
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Prix Nobel


Les déclarations  blessantes, quasi insultantes du ministre de la défense Moshé Yaalon à l’encontre de John Kerry : «il est animé par une obsession incompréhensible et une sorte de messianisme, la seule chose susceptible de nous sauver est que John Kerry remporte le prix Nobel de la paix et qu’il nous laisse tranquilles»  sont très révélatrices  de l’attitude de certains ministres de la droite israélienne à l’égard de ces négociations et de leur volonté de  ne pas les voir aboutir.
Ces propos ont été  tenus en privé mais le ministre n’était pas sans savoir que le off est sans doute encore moins respecté en Israël que dans les autres pays. Il se trouve toujours un journaliste pour les rapporter. Les Américains ont exigé des excuses et le ministre a dû s’exécuter. À l’égard des Européens, les réactions du gouvernement israélien ne sont pas moins vives,  dès qu’ils osent critiquer les nouveaux appels d’offres de construction de logements lancés  dans les territoires et à Jérusalem-Est.
Constructions dans les implantations

Les positions des Européens sont jugées «partiales, déséquilibrées et déconnectées de la réalité sur le terrain» Les gouvernements européens doivent tenir compte de leurs opinions publiques, et elles ont du mal à leur expliquer qu’Israël puisse négocier avec les Palestiniens le territoire qui leur reviendra, à l’issue des pourparlers de paix, tout en continuant à en rétrécir  la surface par de nouvelles constructions. Ces décisions du gouvernement israélien sont du pain bénit pour les antisionistes et les antisémites qui peuvent ainsi justifier leur propagande anti israélienne.

Europe partiale

Mais l’Europe ne constitue pas un problème pour Israël, son influence politique ne pèse pas lourd dans la région et dans les négociations en cours. Elle reste cantonnée au rôle de bailleur de fonds de l’Autorité palestinienne sans avoir voix au chapitre. Par contre, Israël devrait tenir compte  de l’inflexion donnée par les États-Unis à leur politique internationale. Les Américains se tournent vers le Pacifique où ils ont besoin de contrer la Chine dans son expansion. Ils veulent se libérer de leurs obligations en Europe. À la France, à l’Allemagne, à l’Angleterre, principalement de prendre le relais. Ils leurs laissent en prime l’Afrique. Ils  quittent l’Irak et l’Afghanistan d’ici la fin de l’année. Ils règlent, au mieux de leurs intérêts, le nucléaire iranien, contre l’arrêt de son programme militaire, je dis bien l’arrêt et non l’abandon, l’Iran revient dans le concert des nations et retrouve sa place de puissance régionale. Dans la mesure où les États-Unis deviennent autosuffisants  et même exportateurs grâce au gaz de schiste, ils sont de moins en moins dépendants du pétrole du Moyen Orient et cela change totalement la donne.
Benyamin  Netanyahou a raison de  ne pas faire confiance  à l’Iran, de laisser planer la menace d’une intervention militaire ; Barak Obama  n’a-t-il pas déclaré  que les chances de succès dans le règlement  du nucléaire iranien sont de 50%. Cette estimation laisse une marge assez large pour les pessimistes parmi lesquels il faut compter, outre Israël, les pays sunnites de la région dont le chef de file est l’Arabie Saoudite. L’évolution de la Syrie, l’importance que l’Iran et le Hezbollah libanais y ont pris les fait redoubler d’inquiétude. Le Premier ministre israélien caresse le rêve d’une coalition anti iranienne des sunnites à laquelle Israël pourrait se joindre officiellement  ou officieusement  reprenant à son compte la citation bien connue «les ennemis de mes ennemis sont mes amis». Mais il ne doit pas se bercer d’illusions, les chances pour qu’un pays arabe scelle une alliance avec Israël sont quasiment nulles tant que les Palestiniens ne disposeront pas de leur État. 

Meilleurs alliés


Israël ne doit pas, ne peut pas se couper des Américains qui restent ses meilleurs alliés. Il ne  faudrait pas  que ce gouvernement ou certains des ministres qui le composent   puissent imaginer qu’ils pourraient s’engager dans un bras de fer avec les États-Unis et en sortir vainqueurs. Les négociations en cours avec les Palestiniens doivent aboutir à un compromis acceptable pour les deux parties. Shimon Peres n’a pas tort de s’inquiéter de l’insistance de Benyamin Netanyahou  à exiger la reconnaissance d’Israël comme État Juif. Il la juge «superflue» et susceptible de faire échouer les négociations en cours.  Le Président de l’État a compris que la nouvelle orientation de la politique extérieure américaine en direction du Pacifique n’était pas conjoncturelle et qu’elle risquait de conduire les Américains à se désengager du Moyen-Orient avec toutes les conséquences négatives pour Israël. Ces négociations seront peut-être les dernières dans lesquelles les Américains s’entremettront et il est souhaitable qu’elles aboutissent.


2 commentaires:

Michael Dar a dit…

Cet article me deplais a plus d'un titre. Qu'on me donne donc la moindre indication que les Arabes veulent reellement parvenir a un accord. Ils n'ont meme pas rempli la moindre de leurs obligations signes des accords d'Oslo, ils continuent a poser des pre-conditions, continuent a enseigner la haine d'Israel dans leurs ecoles, dans les medias et dans les declarations de leur leadership, poussent a des boycotts etc....Arretons donc cette hypocrisie...la paix maintenant est impossible..Peres ferait mieux ne plus s'exprimer il a deja fait assez de degats!

kravi a dit…

L'annexion de la zone C me semble de plus en plus nécessaire. De toute façon, et quoi qu'il fasse, Israël sera blâmé. Le Congrès et le peuple américain sont solidaires d'Israël dans leur ensemble. L'administration Obama n'est pas là pour durer.