ARTICLES LES PLUS LUS SUR LE SITE DEPUIS JUIN 2010 - LE BEST DU BEST OFF - CLIQUER UNE IMAGE POUR LIRE OU ARRÊTER LE DEROULEMENT


ARTICLES LES PLUS LUS SUR LE SITE - Cliquer l'image pour lire ou arrêter le déroulement

 

mercredi 25 décembre 2013

POLLARD NE DOIT PAS MOURIR EN PRISON par André NAHUM



POLLARD NE DOIT PAS MOURIR EN PRISON

La chronique de André NAHUM



Plus on  a de détails sur l’espionnage auquel se livrent depuis des lustres les États-Unis envers leurs plus proches alliés y compris (ou surtout)  Israël, plus on est effaré et incrédule. Aujourd’hui Benyamin Netanyahou se méfie tellement de son grand protecteur américain qu’il a décidé de tenir ses réunions les plus secrètes dans les locaux du Mossad  où il pense qu’il sera protégé des yeux et des (grandes) oreilles de la CIA et des différentes  autres officines «d’Intelligence» d’Outre-Atlantique.
Cliquer sur la suite pour écouter l'émission 



video


Espionnage irritant



Mais sait-on jamais ? Les Américains n’ont-ils pas loué un appartement  proche de ses bureaux pour  mieux surveiller ses allées et venues ? Si l’on en croit le Jérusalem-Post, le premier ministre israélien en est réduit à s’exprimer par gestes lorsqu’il aborde avec ses collaborateurs ou ses amis les plus proches des sujets ultra-sensibles. C’est triste, non ? On se croirait en URSS au temps de Staline.


Les journaux  israéliens ont parfaitement raison quand ils lient cet espionnage peu commun, irritant  et  inquiétant  à l’affaire Pollard. En effet nos amis américains, qui ont condamné Jonathan  Pollard à la prison à vie sans aucune possibilité d’en sortir autrement que dans un cercueil,  sont reconnus maintenant comme les plus grands espions de la planète et devraient se montrer un peu plus tolérants envers Pollard qui, s’il a fourni des renseignements à l’État d’Israël, ami  et allié fidèle des États-Unis, n’a été tout de même qu’un  amateur  et n’a  occasionné  aucun dommage à sa patrie.
Je ne peux pas accéder à votre demande, j'ai les mains liées

Il a commis certes un acte blâmable, qui méritait une sanction, mais un acte certainement moins blâmable que ceux commis par les terroristes palestiniens qu’Israël  va libérer ces jours-ci pour se plier aux injonctions américaines. Un acte probablement moins  blâmable que ceux auxquels se livrent l’administration américaine et son président en faisant  surveiller  les chefs de gouvernements amis et alliés jusqu’ au plus profond  de leur intimité.



Près de trente ans de prison




Pollard a largement payé, mais les maitres-espions du pentagone et de la CIA  seront-ils jugés et condamnés ? Certainement pas. Pollard, lui, croupit depuis près de trente ans en prison et son état de santé déficient  n’a suscité  aucune compassion chez ceux qui refusent toute clémence. Jusqu’à ce jour aucun président américain ne s’est laissé attendrir ou n’a eu le courage d’user de son droit de grâce. Barack Obama se laisserait il convaincre ?

Aurait-il  la volonté et la force de passer outre le veto qu’ont toujours opposé  les responsables sécuritaires américains à l’élargissement de Jonathan  Pollard ? Nous arrivons maintenant au dernier acte. Il serait souhaitable et juste que le gouvernement d’Israël, responsable à plus d’un titre de ses malheurs, décide enfin d’employer les grands moyens pour obtenir la mise en liberté d’un homme dont le calvaire n’a que trop duré et qui en fin compte a été lâchement abandonné par ceux qui l’ont utilisé.


Netanyahou se grandirait s’il mettait la libération de Jonathan Pollard  comme  condition sine qua non à toute concession aux États-Unis. C’est une question de morale, de  justice et d’éthique.

Aucun commentaire: