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jeudi 12 décembre 2013

DANS LE BOURBIER DE LA FRANÇAFRIQUE Par Marianne ARNAUD



DANS LE BOURBIER DE LA FRANÇAFRIQUE

Par Marianne ARNAUD
copyright © Temps et Contretemps


L'opération Sangaris a déjà quitté la Une des journaux, pourtant bien des Français se posent encore des questions sur cette nouvelle guerre que d'aucuns pourraient appeler «coloniale».




Corps expéditionnaire



Ainsi, comment Jean-Marc Ayrault ose-t-il proclamer à la tribune de la Chambre des députés, «le temps de la Françafrique est terminé» alors que pour la deuxième fois en dix-huit mois, la France envoie un corps expéditionnaire dans une de ses anciennes colonies d'Afrique? 


Comment François Hollande a-t-il pu affirmer aussi péremptoirement que la France ne déploierait pas plus de 1.600 soldats, «il n'y en aura pas d'avantage, ça suffira» ? Or cela n'a pas suffi pour préserver la vie de deux de nos jeunes soldats tués dès le début des opérations.

Comment François Hollande, devant les dépouilles de nos soldats put-il psalmodier : «Nicolas Vokaer et Antoine Le Quinio sont tombés pour la France», alors qu'en réalité la France les a envoyés se faire tuer en Afrique pour exécuter une «opération de police et non une opération militaire classique» ainsi que l'explique Thierry Mandon, porte-parole du groupe PS ?
Les soldats Antoine Le Quinio et Nicolas Vokaer. 




Sauver des vies



Comment faire comprendre aux Français que cette opération destinée à «sauver des vies» a surtout donné le La de la vengeance, dès que les milices se sont trouvées désarmées, et que les pillages et massacres ont repris aussitôt dans le sillage de l'armée française ?

Comment François Hollande a-t-il pu déclarer au sommet de l'Élysée, la semaine dernière, qu'on ne pouvait «pas laisser en place un président qui n'a rien pu faire» et dans le même temps laisser son ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, assurer Michel Djotodia, «président factieux qui a pris le pouvoir par les armes» ainsi que le présente le sénateur Jean-Michel Baylet, qu'il resterait à la présidence «jusqu'à la fin de la transition» ?

Michel Djotodia

Comment, alors que la France subit de plein fouet une crise économique sans précédent, accepter que pour la deuxième fois en dix-huit mois, elle se contraigne à intervenir dans un conflit qui ne la concerne que de loin, sans la participation financière de l'UE ?

À toutes ces questions il n'y a pour le moment que peu ou pas de réponses. Ne faisons donc pas les étonnés si un sondage OpinionWay «controversé» indique que 64% des Français seraient opposés à l'intervention de la France en Centrafrique !

Source : Le Figaro


 

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