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dimanche 10 novembre 2013

LE SAHEL NOUVEAU QUARTIER GÉNÉRAL D’AQMI Par Aziz KHITOUCHE



LE SAHEL NOUVEAU QUARTIER GÉNÉRAL D’AQMI

Par Aziz KHITOUCHE
copyright © Temps et Contretemps


Négligée depuis longtemps par la communauté internationale, la situation sécuritaire au Sahel attire enfin l’attention des puissances occidentales. L’implantation de groupes terroristes dans la région de l’Afrique de l’Ouest et la libre circulation des armes demeurent problématiques. Au-delà de la nuisibilité de la stabilité politique et économique des États de la région, les intérêts stratégiques de certains pays semblent touchés, plus que jamais, par cette situation. Alors que la mobilisation internationale est organisée afin de lutter contre ce fléau, la bataille contre le terrorisme est loin d’être gagnée, vue l’ampleur du phénomène.  




Genèse du terrorisme au Sahel


Si le Mali est habitué depuis plusieurs années aux tensions entre le gouvernement central de Bamako et les rebelles Touareg du nord, la sonnette d’alarme est déclenchée en raison de la circulation des armes dans cette région. En effet, depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en Libye, les groupes fondamentalistes se sont emparés de plusieurs armes et munitions, détenues auparavant par le régime libyen déchu ; une nouvelle donne à laquelle les États de cette région sont confrontés. Les pays du Sahel, qui ne possèdent pas d’armées équipées de matériel militaire pour lutter contre le terrorisme, affrontent des nouveaux défis en matière de sécurité.


Enlèvement d’occidentaux au Sahel


Otages du Niger


L’enlèvement de ressortissants étrangers dans la région du Sahel est devenu une monnaie courante et un usage habituel utilisé par les groupes armés, afin d’obtenir des rançons des gouvernements respectifs. Le versement des rançons au profit des ravisseurs suscite la polémique à chaque fois qu’un groupe d’otages est libéré. Ce fut le cas lors de la dernière libération des quatre otages français détenus au Niger, où des indiscrétions de médias évoquaient le versement d’un montant de 20 millions d’euros, en échange de la libération de ces otages. 


Le rôle pivot d’Alger


Troupes françaises au Mali


Considérée comme l’un des pays les plus importants de la région, l’Algérie joue un rôle primordial dans la lutte contre le terrorisme. Ayant combattu l’intégrisme islamique sur ses propres terres pendant plusieurs années, l’expérience de l’Algérie dans la lutte antiterroriste est souvent sollicitée par les pays voisins. Le gouvernement algérien refuse toute intervention de son armée au nord du Mali selon une doctrine position rappelée par le premier ministre qui déclarait : «qu’aucun soldat algérien, ne posera pied en dehors du territoire national». Cependant l’Algérie a néanmoins ouvert son espace aérien aux forces aériennes françaises en opération au Sahel, tandis que sa frontière terrestre avec le Mali a été fermée dès le début des premières opérations militaires contre l’AQMI. 


La guerre contre AQMI


Mokhtar Belmokhtar


Bien que le consensus pour une intervention militaire dans le cadre du chapitre sept de la charte de l’Organisation des Nations Unies (ONU) n’ait pas été atteint, la France a choisi de mener sa bataille contre Al-Qaïda au Maghreb Islamique. Ainsi plusieurs opérations militaires ont été menées au nord du Mali et du Niger, des opérations soldées par des pertes conséquentes dans les rangs de l’organisation terroriste dirigée par Mokhtar Belmokhtar, chef  des djihadistes au Sahel.  Avec un dispositif estimé à environ 2500 soldats déployés sur le terrain des opérations, le président français François Hollande avait déclaré que son pays «n’avait jamais prétendu que l’intervention française allait faire disparaître le terrorisme dans la région» un aveu qui laisse entendre que la lutte contre le terrorisme est loin d’être gagnée.


Processus de transition politique au Mali


Miliciens d'AQMI


Devant l’instabilité sécuritaire qu’affronte le Mali affronte, l’appui du processus politique semble être une alternative de sortie de crise. La situation au nord du pays demeure toujours tendue et ce, malgré l’accord conclu le 19 juin dernier entre le gouvernement central et les groupes armés. Le dialogue politique doit être renforcé afin de trouver une solution juste et durable au conflit qui perdure entre Bamako et le Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA) qui, notons-le, avait proclamé unilatéralement l’indépendance de ce territoire, le 6 avril 2012. 
La tenue des élections présidentielles en août dernier, semble mettre le pays sur la bonne voie de la stabilité politique, tout en sachant que les élections législatives prévues dans quelques semaines vont appuyer les institutions politiques du Mali, démocratiquement élues. La communauté internationale, quant à elle, devra soutenir les institutions politiques du Mali, où l’implantation des groupes terroristes dans son territoire s’amplifie davantage.

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