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dimanche 10 novembre 2013

LA RÉPUBLIQUE NOUS APPELLE Par Marianne ARNAUD



LA RÉPUBLIQUE NOUS APPELLE

Par Marianne ARNAUD
copyright © Temps et Contretemps


Les Français sont exaspérés. Le peuple souffre. Et voilà que le président de la République reçoit en son palais de l'Élysée, un aréopage de corps constitués, politiques et militaires, pour lancer officiellement la commémoration du centenaire de la Première Guerre mondiale.





Très beau discours



Tout ce beau monde est assis en rang d'oignon dans un salon d'apparat de rouge et d'or. Le peuple, lui, n'a pas été convié. L'aurait-il été qu'il y a peu de chances qu'il eût répondu à l'invitation. Jean-François Copé présent à la cérémonie a pourtant loué un «très beau discours». Mais il y a longtemps que le peuple a renoncé à écouter les discours de François Hollande. Il a bien d'autres chats à fouetter. Il lutte pour sa survie et celle de sa nation, en marge de ce pouvoir qui ne le respecte pas.
Pierre Moscovici

Qu'y a-t-il de commun entre les familles de La Manif pour Tous, les Bretons aux Bonnets rouges, les entrepreneurs, les commerçants, les paysans, les étudiants et jusqu'aux sages-femmes, si ce n'est qu'à eux tous, ils sont ce peuple français auquel le gouvernement a ostensiblement tourné le dos, sauf pour les taxer au-delà du raisonnable. Le ministre des Finances, Pierre Moscovici, n'a-t-il pas lui-même reconnu : «En deux ans, les Français, entreprises et particuliers, ont eu à supporter 60 milliards d'euros d'impôts supplémentaires. C'est beaucoup, donc c'est trop.»



La révolte gronde



La révolte gronde d'un bout à l'autre de la France. Le président Hollande qui ne veut ou ne peut pas changer de politique comme le réclament les Français à cor et à cri, fait le dos rond : il compte sur sa baraka pour se remettre en selle. Et il a donc convoqué l'Histoire à la rescousse. Il parle de «la force d'une nation quand elle est rassemblée», alors que dès son arrivée au pouvoir, il a imposé aux Français des lois sociétales qui les ont durablement divisés. 
Il invoque «la capacité de la République  à préserver la démocratie, y compris dans la tourmente», et là, il donne l'impression de s'accrocher aux branches de l'Histoire pour sauver ce qui peut encore l'être de son quinquennat mis à mal par neuf Français sur dix, et jusque dans les media auxquels il doit beaucoup pour son élection. Ainsi le journal Marianne qui titre : «Comment la gauche s'est assassinée elle-même», ou le Nouvel Observateur qui demande : «Et si tout était foutu ?»

Et Jean-Louis Borloo interrogé sur RMC de renchérir : «On a le sentiment aujourd'hui que le gouvernement est un canard sans tête. On a une colère sociale en Bretagne, le sentiment qu'on ne sait pas où on va, un budget qui change tous les jours. Au point où nous en sommes, je me demande s'il ne faut pas revenir devant le peuple.»

Mais en attendant, le peuple uni «du nord au midi», devrait se souvenir du chant de ses ancêtres de 1794 et entonner à pleins poumons, ainsi que l'ont fait ceux de 1914 et ceux de 1940 :  

«La victoire en chantant, nous ouvre la barrière

         La liberté guide nos pas...»


5 commentaires:

Nonette a dit…

Qu'ajouter â cette chronique sinon feliciter Marianne Arnaud d'avoir fait le portrait ,en noir hélas ,de la France d'aujourd'hui molle et sans ressorts ...cette chronique se superpose à l'article d'Eric Brunet dans Valeurs Actuelles ..lui demande aux étudiants,aux entrepreneurs,aux ouvriers et même aux retraotés de quitter le navire ,de s'expatrier...
LA FRANCE REVEIILLE -TOI ! mon beau pays ..o

schlomo a dit…

Analyse lucide et pertinente.

Pat Quartier a dit…

Les faits rappeles dans cet article sont exacts.
Mais Francois Hollande pas moins que son(ses) predecesseur(s) ne peut aucunement changer de politique nationale sans remettre en cause le carcan de ette UE qui etouffe la France-et d'autres pays d'Europe).
C'est donc un mauvais proces qui lui est intente, car l'UMP si elle gouvernait aurait fait la meme politique, se rappelant que Mr Sarkozy a passe outre le referendum des Francais qui desiraient "cette autre politique".
Comme l'ecrivait Maurice Allais, Prix Nobel d'economie:
"Il est bien certain que la France ne peut avoir d’avenir que dans le cadre européen, mais ce cadre ne saurait se réduire ni à la domination illimitée et irresponsable des nouveaux apparatchiks de Bruxelles, ni à une vaste zone de libre-échange mondialiste ouverte à tous les vents, ni à une domination de fait des États-Unis, eux-mêmes dominés par le pouvoir plus ou moins occulte, mais très puissant, des sociétés multinationales américaines."
Il est dommage que cette politique de remise en cause soit accaparee par le FN exclusivement et par aucun autre parti sauf celui de l'extreme gauche melenchoniste.
On peut accepter une politique liberale qui ne soit pas du laisser faire, un controle du cout de l'immigration et des frontieres, decider d'un protectionnisme limite a quelques centaine de produits quand il y'a abus en ce sens que l'industrie nationale disparait suivant certains secteurs avec son cortege de chomage, sans pour autant vouloir que l'extreme droite recupere a son profit des dossiers serieux que les politiciens actuels n'osent aborder (lachete, incompetence, peur de remises en cause?).

corto74 a dit…

Tout cela présage de jours difficiles à venir. On a cette impression que une grande partie de la population est à bout, ne demande qu'à descendre dans la rue mais qu'il manque l'étincelle.

Marianne ARNAUD a dit…

@ Nonette

Il va sans dire que vos félicitations, dont je vous remercie, me vont droit au coeur, d'autant qu'au moment de lancer un billet, on ne sait jamais comment il va être lu et interprété.
Mais permettez-moi de ne pas être d'accord avec monsieur Brunet lorsqu'il écrit : "... je vous invite à la désertion. Il faut quitter le navire" car dit-il, "le bonheur est ailleurs"
Imaginez un instant, monsieur Benillouche enjoignant aux Israéliens : "Allez, un dernier petit effort, quittez ce pays..."
C'est inimaginable ! Impensable !
Il en est de même pour la France ceux qui l'aiment ne la quitteront jamais. Ou s' ils le font ce sera dans l'idée de revenir.
Mais aujourd'hui où il semble qu'on leur ait volé leur avenir, il faut impérativement qu'ils se réapproprient leur destin.

Merci également à schlomo.

@ Pat Quartier

Merci de vous être donné la peine de commenter ce billet.
Mais lorsque vous écrivez que c'est "un mauvais procès" qui est intenté à François Hollande, je ne peux pas être d'accord avec vous. Et même si effectivement on ignore ce qu'aurait pu être la politique menée par Sarkozy s'il avait été réélu, on ne voit pas ce qui obligeait Hollande à revenir sur la réforme des retraites et sur une TVA sociale qui avait au moins le mérite d'augmenter la compétitivité des entreprises en taxant les produits étrangers.
Vous citez Maurice Allais, et je ne peux qu'être d'accord avec vous, puisque j'ai voté NON à tous les traités européens : Maastricht et référendum sur la Constitution européenne. Mais Hollande lui avait voté OUI à toutes les consultations et il est aujourd'hui considéré comme le plus européen de tous les présidents de la Vème République.