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jeudi 17 octobre 2013

ALGÉRIE-MAROC : LA FRONTIÈRE DE LA DISCORDE Par Aziz Khitouche



ALGÉRIE-MAROC : LA FRONTIÈRE DE LA DISCORDE

Par Aziz Khitouche

copyright © Temps et Contretemps



Fermeture des frontières, dossier du Sahara, contrebande à la frontière, climat politique tendu et campagnes médiatiques hostiles, les relations entre les deux voisins du Maghreb, l’Algérie et le Maroc, peinent à décoller. En effet, rien ne semble donner le coup d’accélérateur tant attendu par les deux peuples pour une amitié algéro-marocaine, malgré le tout nouveau changement opéré à la tête de la diplomatie algérienne. 


Ramtane Lamamra


Dans des déclarations relayées par la presse, M. Ramtane Lamamra, ministre algérien des affaires étrangères, fraîchement installé dans ces fonctions, estime que l’ouverture des frontières entre les deux pays n’est pas à l’ordre du jour à Alger, du moment que «les raisons à l’origine de leur fermeture n’ont pas encore été réglées».

Frontières fermées



L’état normal d’une frontière est de rester ouverte déclarent plusieurs officiels algériens et marocains, et pourtant ! La fermeture de la frontière terrestre, longue de 1 559 kilomètres, pénalise les deux populations qui aspirent à des bonnes relations de voisinage et de fraternité. Ces mêmes frontières d’ailleurs rapprochaient auparavant les habitants de l’ouest algérien et de l’est marocain. La fermeture actuelle occasionne, des deux côtés, l’embarras et l’éloignement des familles plus isolées que jamais. 
La frontière

À l’heure actuelle, aucune perspective de réouverture des frontières n’est envisagée. Rappelons que la diplomatie algérienne avait mis trois conditions préalables pour ouvrir la frontière en juin dernier. Le porte-parole du ministère algérien des affaires étrangères avait exigé d’une part l’arrêt de la «campagne de dénigrement menée par des cercles officiels et non officiels marocains contre l’Algérie», d’autre part la «coopération effective du Maroc pour arrêter les flux de trafics» et enfin le «respect de la position algérienne au sujet de la crise du Sahara». Le gouvernement marocain affirme de son côté que la frontière a toujours été ouverte et qu’elle ne demeure fermée que du côté algérien.
Attentat à Marrakech

L’Algérie avait pris l’initiative unilatérale de procéder à la fermeture des frontières, après avoir été accusée par le Maroc d’être derrière l’attentat terroriste survenu en 1994, dans l’un des hôtels de la ville touristique de Marrakech. Par ailleurs le Maroc avait imposé un visa à tout ressortissant algérien voulant visiter le Royaume chérifien.

Le dossier du Sahara au cœur des malentendus



Le roi du Maroc et le président algérien


À l’origine du climat électrifié entre Alger et Rabat, la question du Sahara reste présente, «Sahara occidental» pour l’Algérie et «Sahara marocain» pour le Maroc. Le dossier de ce territoire situé au sud du Maroc et au sud-ouest de l’Algérie, est sur la sellette de l’Organisation des Nations Unis (ONU), depuis plusieurs années. Pourtant le Front du Polisario, qui réclame l’indépendance de ce territoire, a accepté le principe de négociations politiques avec le Maroc. Il ne renonce pas totalement au principe de la lutte armée car il bénéficie d’un grand soutien de la part d’Alger, qui considère ce dossier comme étant l’un des derniers territoires de la décolonisation dans le monde.

Le Sahara possède trois représentations diplomatiques, en Algérie, en Afrique du Sud et au Venezuela. Plusieurs pays l’ont reconnu en tant qu’État, avant de retirer cette reconnaissance sous prétexte qu’elle s’oppose au principe d’un référendum d’autodétermination. Une vision non partagée par le Maroc qui propose un statut d’une large autonomie pour ce territoire, proposition rejetée catégoriquement par le Front du Polisario. Soulignons qu’une série de négociations a été entamée au niveau de Manhasset à New York et sous l’égide de l’envoyé spécial de l’ONU, le diplomate américain Christopher Ross. Ces négociations n’ont pas été concrétisées par un accord entre les deux parties en raison de  l’existence d’un profond désaccord qui maintient un climat tendu dans toute la région. 

Trafic et contrebande


Parmi les autres points de désaccord entre l’Algérie et le Maroc, figurent les questions de la contrebande, notamment du carburant algérien vers le Maroc, ainsi que le trafic de stupéfiants signalé souvent sur les frontières entre les deux pays. Malgré les mesures mises en place par le gouvernement algérien afin de lutter contre la contrebande du carburant, cette activité reste dense et provoque, selon plusieurs observateurs, une pénurie d’approvisionnement sur le marché local. C’est pourquoi l’Algérie souhaite une «coopération effective pour mettre un terme aux flux des trafiquants».
Marocains et Algériens à travers la frontière

Il est évident que la prolongation de la fermeture des frontières empêche le rapprochement des deux populations, et freine l’évolution des échanges commerciaux et économiques, qui restent timides malgré des potentialités des deux plus grands pays du Maghreb. La construction de l’union des pays du Maghreb, ne peut se réaliser sans la réouverture des frontières, estime un observateur.

2 commentaires:

Marianne ARNAUD a dit…


Voilà qui me ramène cinquante ans en arrière, au temps où j'avais suivi mon mari, jeune médecin, qui faisait son service militaire dans la coopération à Rabat, puis avait été muté à Oran et enfin à Alger.
A l'époque c'était même la guerre entre l'Algérie tout récemment indépendante et son voisin, le Maroc, déjà à cause du Sahara.
Rien de nouveau sous le soleil, donc !

Anonyme a dit…

nous les algériens nous sommes nombreux en Algérie et partout dans le monde contre la reouverture de cette maudite que veux absolument le roi 6, du maroc pour son intérêt primordial, le Maroc considère que l'Algérie est la cause de tous les problèmes interne et externe de son pays, alors pourquoi il veut a tout prix que l'ennemi algérien ouvre ses portes, les marocains nous accusent de tous les maux alors que les frontières sont fermées alors imaginez de quoi va ton nous accuser si les frontières sont ouvertes. les frontières resteront fermees le peuple algérien ne veut pas entendre parler. La défense de notre patrie avant les considérations politiques. La patrie avant les hommes. Que chacun chez soi?