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mardi 10 septembre 2013

FONCTIONNAIRES INDÉLICATS AU QUAI D’ORSAY



FONCTIONNAIRES
INDÉLICATS AU QUAI D’ORSAY

Par Jacques BENILLOUCHE

copyright © Temps et Contretemps

                 
Le Quai d'Orsay
          
          Cela fait certainement désordre au sein du Quai d’Orsay lorsque deux de ses fonctionnaires sont pris la main dans le sac alors qu’ils transportent des grosses valeurs en utilisant leur ancien statut d’ambassadeur de France ou leur passeport diplomatique.



 

Sarko’boy

Nicolas Sarkozy, Boris Boillon et le le druze Barzani


Boris Boillon, le chouchou de Sarkozy, qui avait remplacé au pied levé l’ambassadeur de France limogé en Tunisie, s'est reconverti dans les affaires. Il a été interpellé dans une gare parisienne avec 350.000 euros et 40.000 dollars en espèces et se trouve dans le collimateur de la justice. La loi interdit en effet le transfert en liquide de plus de 10.000 euros dans un autre pays, sans déclaration préalable.

Cet ancien ambassadeur a certes le droit de disposer de fonds personnels mais leur origine pourrait être douteuse. Il était très proche du dictateur Kadhafi pour qui il a organisé la visite à Paris de 2007 et a été ambassadeur à Bagdad en 2009.  Ces deux pays pétroliers arabes avaient la réputation d’acheter le soutien de personnalités internationales pouvant faire du lobbying à leur profit. Si Boillon a  bénéficié de largesses ou de rétro-commissions à titre personnel, cela démontrerait que le Quai d’Orsay aurait pu être influencé dans ses décisions politiques. Dans ce cas, sa position systématiquement anti israélienne s’explique. 


La mule de luxe

Marchandises interceptées


Une autre affaire vient de secouer le monde diplomatique en Israël. Un employé du consulat de Jérusalem, chef du garage, vient d’être pris en flagrant délit de trafic d’or et de tabac entre la Jordanie et Israël. Les douaniers l’ont arrêté au pont Allenby, qui relie Israël à la Jordanie, alors qu’il transportait, à bord d’un véhicule muni de plaques diplomatiques, 152 kg d’or, deux millions de dollars en chèques, des centaines de téléphones cellulaires et 500 kg de tabac.

Le Quai d’Orsay a pris directement l’affaire en main tandis que les autorités israéliennes ont préféré ne pas envenimer les relations bilatérales et régler à l’amiable cette affaire crapuleuse en acceptant l’expulsion immédiate du fonctionnaire plutôt que son incarcération. C’est un coup dur pour le Consulat de Jérusalem qui a la réputation d’être une sorte d’ambassade de Palestine et qui d’ailleurs ne dépend pas hiérarchiquement de l’ambassadeur de France à Tel-Aviv mais directement du Quai d’Orsay.  Ses positions anti israéliennes ont souvent choqué. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères à Paris, Vincent Floriani, a précisé que l’agent consulaire était en déplacement privé et que les autorités des deux pays ont parfaitement coopéré.


L’enquête est ouverte en Israël et elle va orienter ses recherches sur les destinataires de la marchandise. Il peut s’agit de malfrats qui ont utilisé le véhicule consulaire comme couverture pour leur trafic. Ce serait alors une affaire purement crapuleuse. Mais, fait plus grave, elle pourrait mener les enquêteurs vers des commanditaires terroristes qui utilisent ce trafic pour financer des achats d’armes, des réseaux palestiniens ou des groupes occultes chargés de semer des troubles en Israël ou en Cisjordanie.

Les autorités françaises, qui recevront le fonctionnaire indélicat, seront à même de pousser l’enquête pour éclaircir ce mystère. Il est certain que le Quai d’Orsay ne sort pas grandi de ces deux affaires de gros sous qui mettent en évidence l’existence de ripoux dans l’institution la plus noble de France. 

5 commentaires:

corto74 a dit…

Compte tenu de l importance du butin, on peut se demander s'il s'agit d une histoire de ripoux ou de bien autre chose. Non ?

Arie AVIDOR a dit…

Une affaire (celle du consulat) qui tombe d'autant plus mal que depuis plusieurs années, le Quai d'Orsay a hissé au niveau d'une affaire d'Etat sa revendication que le bus de ramassage scolaire (immatriculé CC) du lycée français ne soit pas inspecté au passage des Check points de Tsahal.

Marianne ARNAUD a dit…


Vous verrez, cher monsieur Benillouche, maintenant que le coupable est rentré en France, on n'entendra plus jamais parler de cette très vilaine histoire qui va sans doute beaucoup plus loin que de simples indélicatesses.

Jean Smia a dit…

Tellement certains de leur impunité que les précautions élémentaires sont oubliées.
Cependant, ça, c'est ce qu'on a réussi à apprendre, mais à l'image du trafic de drogue : seuls 10 % des montants sont saisis, donc il en reste 90 %.
Sans préjuger du fond, pourrais-je faire remarquer que, dans la conclusion de cet article, l'utilisation du mot « noble » n'est pas très appropriée, car il y a bien longtemps que ce mot n'a plus cours....... ni politiquement, ni administrativement.

Emmanuel DOUBCHAK a dit…

Je pense que les liens bizarroïdes entre Pasqua, Chirac et bien d'autres et certains politiciens arabes n'ont jamais interpellé les journalistes français suffisamment, surtout lorsque Jacquou est venu loger gratis chez son ami Hariri avant que notre ami Assad offre à ce grand ami libanais un logement plus indécent.