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samedi 13 juillet 2013

NICOLAS BERNARD-BUSS : MATRICULE 404247 Par Marianne ARNAUD



NICOLAS BERNARD-BUSS : MATRICULE 404247

Par Marianne ARNAUD


Qu'est-il arrivé à la France, elle si fière d'être «la patrie des droits de l'Homme», pour qu'un jeune homme de vingt-deux ans, étudiant à l'Institut catholique de Paris, reconnu coupable de «participation à un attroupement, sans arme, après sommation de se disperser, de fourniture d'identité imaginaire et de rébellion», ait été condamné à quatre mois de prison dont deux avec sursis, et écroué à l'audience sous le numéro 404247 ?





PPE et ECLJ

Lucas Volontè




Qu'est-il arrivé à la France pour que le parlementaire italien Luca Volontè, président  du groupe PPE à l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, puisse s'alarmer dans une question écrite : «Le mouvement social de la défense de la famille, qui anime actuellement la France, fait l'objet d'une répression croissante et inquiétante, inacceptable de la part d'un État membre du Conseil de l'Europe». Et de continuer : «Quelles mesures, le Comité des ministres entend-il prendre pour engager le gouvernement français à mettre un terme à cette violence» ?
Gregor Puppnick




Qu'est-il arrivé à la France pour que – pour la première fois – le Centre européen pour le droit et la Justice (ECLJ) ait à intervenir à l'ONU, pour dénoncer les violations des droits de l'Homme contre un pays européen, par la voix de son président, Gregor Puppnick, dans le but d' «attirer l'attention du Conseil des droits de l'homme sur les événements graves qui se produisent actuellement en France, en matière de contrôles d'identité, d'arrestations et de détentions arbitraires ainsi que de violences policières» ?



Délit d’opinion
Dominique Reynié




Qu'est-il arrivé à la France pour que messieurs Dominique Reynié et Christophe de Voogd, tous deux professeurs à Sciences Po, signent ensemble une tribune dans Le Figaro des 6 et 7 juillet 2013, intitulée : «L'affaire Nicolas annonce-t-elle le retour du délit d'opinion en France ?» «Aujourd'hui, en 2013, chez nous, en France, écrivent-ils, un homme a-t-il été jeté en prison pour ses opinions politiques et philosophiques ?» Les auteurs qui «défendent une conception libérale de la société», et ont «au nom de ce libéralisme, pris position en faveur du mariage gay», considèrent «au nom de ce même libéralisme que l'emprisonnement dont Nicolas Bernard-Buss vient de faire l'objet est liberticide.»



Parmi les raisons qu'ils invoquent, ils soulignent que «le juge n'a pas utilisé sa latitude d'appréciation. Pour ce qui est de la peine prononcée, il a suivi strictement les réquisitions du parquet, lequel est placé, rappelons-le encore, sous l'autorité de la Garde des Sceaux.» Et les deux auteurs de conclure leur article ainsi : «Le silence presque complet et inhabituel qui accompagne cette dérive rend la situation proprement inquiétante.»





Et ils se posent la question – et nous avec eux : «Assiste-t-on, en France, au retour du délit d'opinion ? La mise en garde très claire du Conseil de l'Europe au sujet de l'attitude des pouvoirs publics dans leur gestion de la contestation du mariage gay constitue un signal sérieux. Que se passe-t-il dans la patrie des droits de l'Homme» ?

3 commentaires:

andre a dit…

Il se passe ce qui se passe partout et toujours quand il n'y pas de contre pouvoirs et quand la quasi totalité des médias est alignée sur le politiquement correct.
Il se passe que la domination intellectuelle de la gauche en France est telle que la Droite n'ose plus se définir par ses propres valeurs.
Mais cela commence à bouger lentement..
André M

Danièle GERMON a dit…

Il faut lire cet article . Pour se rendre mieux se rendre compte de la gravite de ce qui s'est passe !

Marianne ARNAUD a dit…

En effet, comme le dit André M, "cela commence à bouger" et peut-être moins lentement qu'il ne le pense.
Après que les Commissaires de la Police Nationale aient fait part, dans leur journal interne, de leur refus d'être "une police d'opinion" face aux manifestants de la Manif Pour Tous, voici que monsieur François Méhaud, délégué du Procureur lui a présenté sa démission le 9 juillet 2013.
Dans sa lettre de démission il souligne : "... Il apparaît malheureusement que dans les affaires de la Manif Pour Tous les visées politiques... ont contribué non seulement à dévoyer l'intervention du ministère public, mais encore à remettre en cause les principes mêmes de la liberté et de la démocratie...la situation actuelle est particulièrement délétère et mène à considérer que l'on sanctionne un délit d'opinion. Cela n'est pas concevable dans une démocratie.Ne serait-ce que pour cette raison, j'estime qu'il est de mon devoir de m'y opposer activement par tous les moyens dont je dispose du moment qu'ils ne mettent pas en cause la vie, la sécurité et la tranquillité de mes concitoyens..."

Merci à Tribune Juive qui a relayé ce billet.
Très cordialement à André et Danièle Germon.