ARTICLES LES PLUS LUS SUR LE SITE DEPUIS JUIN 2010 - LE BEST DU BEST OFF - CLIQUER UNE IMAGE POUR LIRE OU ARRÊTER LE DEROULEMENT


ARTICLES LES PLUS LUS SUR LE SITE - Cliquer l'image pour lire ou arrêter le déroulement

 

jeudi 27 juin 2013

MARINE LE PEN PAVOISE par Gérard AKOUN



MARINE LE PEN PAVOISE

Par Gérard AKOUN
Judaïques FM



Marine Le Pen dans le Lot et Garonne
Le front républicain, dont la droite ne veut plus, a fait encore la preuve de son efficacité, dans la mesure où il a  permis au candidat de l’UMP  d’être élu contre celui du Front National.  Ce ne fut certes pas facile, pour  de nombreux électeurs de gauche, de voter à droite. Beaucoup  s’y sont refusés, ils sont près de quatre mille à avoir préféré voter  blanc ou nul mais, d’autres n’ont pas hésité à joindre leurs voix à celles des lepénistes. Le candidat du Front National a gagné vingt points entre les deux tours  en piochant à la fois dans l’électorat de droite comme dans celui de gauche. 
Ecouter l'émission en cliquant






Un FN fréquentable




La «dédiabolisation» du Front National est en passe de réussir. Il est devenu  fréquentable, il obtient un  score identique à celui de l’UMP, 15%, quand on demande aux Français quel est le parti le plus à même de répondre à leurs préoccupations.  Dans la troisième circonscription du Lot et Garonne, le  FN a été  défait électoralement mais cette défaite «a un gout de victoire» comme l’a déclaré  Marine Le Pen.   

Idéologiquement, le Front national a marqué des points, il a démontré qu’il disposait entre les deux tours, d’une capacité de mobilisation et de ralliement plus importante que celle qu’on pouvait lui prêter. Comment bloquer cette ascension ? Il ne suffit plus de crier au fascisme pour renvoyer le diable dans son antre ; il ne faut plus, seulement dénoncer, le contenu antidémocratique des propositions du Front National ; il faut aussi démonter, point par point, ses propositions économiques qui conduiraient la France dans un gouffre. Pour la gauche, les choses sont simples pourrait-on dire, les partis  qui s’en réclament  doivent continuer la confrontation idéologique, dénoncer la xénophobie, le refus de l’autre, la préférence nationale, mettre en lumière la face cachée du FN que Marine Le Pen a réussie à estomper si ce n’est à masquer totalement.



Répondre aux espoirs



Un président socialiste dirige le pays et la meilleure réponse, aux élucubrations programmatiques du FN, serait qu’il parvienne à sortir la France de sa morosité, qu’il réponde aux espoirs  de ceux qui souffrent le plus de la crise, en relançant  l’économie en faisant baisser le chômage. Le pays est en attente, en cas d’échec il sait, François Hollande, qu’il sera balayé à la prochaine présidentielle.

C’est plus difficile pour la droite, elle voudrait prendre sa revanche en 2017, mais  elle n’a pas encore effectué une remise à jour de ses programmes  qui permettrait de faire oublier qu’elle a géré le pays  pendant dix ans, sans grands résultats. Elle s’inquiète de la progression de l’extrême droite, l’UMP se rend compte qu’une partie de son électorat lui échappe. Elle ne peut faire alliance avec le FN avec lequel elle est d’ailleurs  en désaccord sur l’Europe, sur la gestion de la société, sans s’aliéner les centristes. Or, elle sait pertinemment que l’élection présidentielle se gagne au centre.

Deux stratégies s’affrontent au sein de l’UMP, celle de Jean François Copé qui consiste, à la manière de Nicolas  Sarkozy, à reprendre les thèmes du FN pour capter son électorat, l’autre, celle de François Fillon plus traditionnelle, plus respectueuse des valeurs de la République, qui consiste  à regrouper le centre et la droite, pour offrir une alternative à ce qu’ils prédisent tous deux : l’échec de la gauche.



Préférence nationale




J’écoutais hier matin Marine Le Pen répondre à des questions d’auditeurs au cours de la matinale de France Inter, qu’elle qualifie de «radio bolcho». Un auditeur lui pose la question suivante sur le chômage : «je suis un travailleur immigré en situation régulière, je travaille depuis vingt ans en France, je cotise à l’assurance chômage, je paie mes impôts, je perds mon emploi, que se passe-t-il pour moi ?» réponse  de Mme Le Pen : «vous toucherez l’allocation qui vous est due pendant six mois seulement puis si vous n’arrivez plus à subvenir à vos besoins, ce n’est pas à la société de s’en charger, vous devrez retourner chez vous», l’auditeur reprend : «que se passera-t-il  pour mes collègues français dans la même situation ?» réponse : «ils continueront à toucher leurs allocations, préférence nationale oblige».

Ces déclarations et d’autres encore ont dû constituer, je l’espère, une piqure de rappel pour tous ceux qui auraient oublié les fondamentaux de la maison Le Pen. 

3 commentaires:

Anonyme a dit…

"La réponse est d'autant plus claire que la question a aurait pu être suscité par Marine Le Pen"

Saulnier a dit…

Le vote FN est fonction de l'environnement, et du type de population. A population diversifiée ne voulant pas s'intégrer , et imposant une culture complètement opposée aux valeurs de la République, apparition du vote FN
Il suffit de lire les résultats banlieue par banlieue , et ville par ville. On vote FN plus facilement à l'Isles sur la Sorgue ou a Vaison la Romaine, qu'à Auteuil, Neuilly Passy.

Saulnier a dit…

Je voudrai ajouter que dans certaines communes de la Seine Saint-Dénis, du Val d'Oise ou d'ailleurs le vote FN est insignifiant. Les souchiens ( pour parler comme la glaçante Houria Bouteldja ) sont partis.