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dimanche 26 mai 2013

NICOLAS SARKOZY EN ISRAËL Par Marianne ARNAUD



NICOLAS SARKOZY EN ISRAËL

Par Marianne ARNAUD
copyright © Temps et Contretemps



Sarkozy à Netanya
Ainsi donc, Nicolas Sarkozy aurait passé deux jours en Israël, à l'invitation du campus de l'Académie de Netanya, pour y recevoir un diplôme honorifique réservé «à des personnalités qui se sont distinguées dans un domaine particulier». Et, ainsi que le précise Nicole Farhi, coordinatrice du bureau francophone de l'Académie de Netanya : «Dans le cas du président Sarkozy, il salue l'amitié très forte pour Israël exprimée pendant son mandat et sa contribution à la lutte contre l'antisémitisme en France.»




Election partielle subliminale
Sarkozy avec de dos Valérie hoffenberg



Alors qu'importe que Sarkozy soutienne Valérie Hoffenberg tandis que Netanyahou soutient Meyer Habib dans les législatives partielles dont monsieur Benillouche a déjà beaucoup parlé, et encore aujourd'hui ? L'important n'est-il pas plutôt qu'en 2007 et en 2012, près de 90% des électeurs français d'Israël aient voté pour Sarkozy ? Voilà ce qu’Adrien Jaulmes, correspondant du Figaro en Israël, nous apprenait le 23 mai.
 On attendait la suite. Ne nous avait-on pas dit que Sarkozy serait reçu par Benyamin Netanyahou et Shimon Peres ? Sarkozy ne délivrerait-il pas un message aux israéliens ? Et puis rien... ou pas grand-chose car le lendemain, Le Figaro consacrait deux pages à Hollande à Leipzig.


Banche armée du Hezbollah

Branche armée du Hezbollah



C'est donc sur le blog de Corto74 [1] que j'ai découvert une sorte de pot-aux-roses. Une vidéo mise en ligne nous montre Sarkozy le 22 mai 2013, vers 19 heures, déclarant : «juif ou pas juif, nul n'a le droit d'être indifférent au sort d'Israël et du peuple juif.» Et aussi : «...quant au Hezbollah qui combat en Syrie au nom de l'Iran, il ne serait que justice qu'il soit sanctionné par l'Union européenne et inscrit sur la liste des organisations terroristes.»

Voilà donc cette pierre angulaire entre Hollande et Sarkozy. Depuis 2006, alors que Sarkozy était encore ministre de l'Intérieur, il dénonçait déjà «l'attitude terroriste» du Hezbollah. Or en février 2013 les européens, pressés par les États-Unis de considérer le Hezbollah comme une organisation terroriste, se défaussent en prétextant de la difficulté d'obtenir l'unanimité des vingt-sept sur le sujet. 
Mieux : le 22 mai 2013, entre 17h 40 et 17h 55, au cours d'une conférence de presse donnée à Bruxelles, le président Hollande questionné deux fois au sujet du Hezbollah, répond : «Une question m'a été posée. Je vous ai dit, comme on n'en avait pas parlé au Conseil européen, je ne veux pas, ici, aller plus loin que ce que j'ai dit...»
Laurent Fabius à Amman

À 19 heures du même jour, Nicolas Sarkozy faisait donc sa déclaration citée ci-dessus, et – coup de théâtre - à 23 heures, Laurent Fabius en déplacement à Amman déclarait ceci : «La France va proposer que la branche militaire du Hezbollah soit inscrite sur la liste des groupes terroristes de l'Union européenne en raison de son soutien au régime de Damas.» Je ne sais pas si nos amis israéliens seront pleinement satisfaits de cette dernière déclaration qui restreint le terrorisme du Hezbollah à sa branche armée ?

Mais nous Français, on a eu chaud : pour un peu on aurait pu penser que c'était encore Nicolas Sarkozy qui dirigeait la France !





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