ARTICLES LES PLUS LUS SUR LE SITE DEPUIS JUIN 2010 - LE BEST DU BEST OFF - CLIQUER UNE IMAGE POUR LIRE OU ARRÊTER LE DEROULEMENT


ARTICLES LES PLUS LUS SUR LE SITE - Cliquer l'image pour lire ou arrêter le déroulement

 

samedi 4 mai 2013

LE MARIAGE POUR TOUS : UN MENSONGE D'ÉTAT Par Marianne ARNAUD



La tribune de Marianne ARNAUD

LE MARIAGE POUR TOUS : UN MENSONGE D'ÉTAT




Allumant la télévision hier à midi, puis le soir et encore la nuit, il a été question à chaque fois, du «mariage pour tous», cette «avancée», ce «progrès» ainsi que des «déferlements de haine homophobe» des opposants à la loi.





Union sexuelle




Personne pour expliquer qu'une législation qui empêche deux hommes ou deux femmes de contracter mariage n'est pas une législation homophobe, car le mariage, de tout temps, a consacré l'union sexuelle d'un homme et d'une femme en vue de la procréation, et de la protection de l'enfant à venir.

Or instituer un «mariage» pour des personnes de même sexe, naturellement incapables de procréer ensemble, est une imposture, un défi, non seulement à la nature, mais à tous les textes de loi régissant clairement notre République depuis son instauration en 1792. Il nous est enjoint de nous plier à la notion de «non-discrimination» qui nous interdit - sauf à risquer d'être poursuivis par les tribunaux pour crime de phobie – de porter le moindre jugement de valeur sur les mœurs ou les comportements.



Falsifier le mariage

Anne-Marie Le Pourhiet




Pourtant l'expression «ouvrir le mariage aux couples de même sexe» n'a aucun sens. Ainsi que le dit Anne-Marie Le Pourhiet, professeur de droit public : «Ce texte va tout simplement proposer de falsifier le mariage, de le dénaturer au sens fort du terme, c'est-à-dire lui faire perdre sa signification, son fondement, sa finalité et le remplacer par une toute autre chose asexuée et déstructurée à laquelle on aura seulement conservé le nom de mariage.» «Les grecs et les romains », dit-elle dans un sourire, «qui n'étaient point homophobes, n'ont jamais eu l'idée saugrenue d'épouser leurs éphèbes.»

Et de conclure cet article du 18 octobre 2012 : «Serait-ce vraiment si difficile, au pays de Descartes et de l'Encyclopédie, de faire preuve de raison en trouvant un terme spécifique permettant de désigner correctement le partenariat homosexuel de façon à maintenir les distinctions qui s'imposent et éviter d'écrire des énormités dans le Code civil ?»

Force est de reconnaître que cela n'a pas été possible, la loi a été votée, elle se trouve désormais soumise à l'approbation du Conseil constitutionnel. Voilà pourquoi le peuple de France s'est levé et se lèvera encore, pour dire NON à cette loi idéologique et mensongère, que le parti socialiste et la caste médiatique veulent lui imposer.


9 commentaires:

Jacques BENILLOUCHE a dit…

Chère Marianne,

Je vais vous avouer que le sujet du «mariage pour tous» ne m’a jamais passionné, pour plusieurs raisons.

D’abord, il n’enlève aucun droit existant aux français et il en rajoute pour une classe particulière pour laquelle je suis indifférent. Si cela leur fait plaisir, pourquoi pas !

Ensuite, la France fait face à de tels difficultés cruciales que ce sujet me parait négligeable devant les problèmes économiques et sociaux qu’il faut résoudre en priorité. Pour être plus trivial, les français devraient avoir d’autres chats à fouetter.

Enfin, je ne me sens pas le droit de donner de leçons de morale à quiconque et je n’aime pas ceux qui exploitent ce problème politique pour s’ériger en défenseurs de la morale judéo-chrétienne.

Huguette BOKOBZA a dit…

Curieux qu'un président si fervent adepte du "mariage pour tous" ne se soit pas marié ...

Marianne ARNAUD a dit…


Cher monsieur Bénillouche,

Votre réponse à mon billet ne laisse pas de m'étonner pour un journaliste qui, de mon point de vue, aurait dû se pencher sur la question au lieu de s'arrêter à : "le mariage pour tous ne m'a jamais passionné".
N'était-ce pas de votre compétence que d'essayer de comprendre que ce qui ne vous passionne pas, passionne pourtant des Français qui, depuis le début des manifestations se comptent pas millions pour s'opposer à cette loi ?
Etait-ce le sentiment inconscient que cette loi cache quelque chose qui va bien au-delà que ce qu'on a voulu en dire au peuple français, qui fait que vous ne vous y soyez pas intéressé ?
Car vous dites, à la suite du parti socialiste : "il n'enlève aucun droit existant aux Français et il en rajoute à une classe particulière."
Mais depuis quand notre République reconnaîtrait-elle des "classes particulières" ?
Notre République ne reconnaît des droits qu'à des individus et toute personne en âge légal de le faire peut se marier, à condition que ce soit avec une personne du sexe opposé.
Le "mariage pour tous", cette escroquerie sémantique, remet en cause cette notion d'égalité entre les individus pour donner des droits supplémentaires à la "communauté homosexuelle" créant ainsi une inégalité qui ne dit pas son nom.
Cela remet en cause les fondements de notre tradition juridique qui a toujours reconnu le droit naturel comme étant le fondement de la Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen.
Se permettre d'attribuer des droits relatifs à la filiation à des couples pour lesquels cette filiation est impossible, tourne le dos aux fondements de notre culture et de notre civilisation, ainsi que s'en est félicitée madame Taubira, mais que visiblement le peuple français n'accepte pas avec la même passivité que la vôtre.
Pour finir, je dirai que je n'ai pas l'impression d'avoir donné des leçons de morale judéo-chrétienne, encore qu'il me semble qu'on est en droit de reconnaître que si on s'y était toujours tenu, bien des catastrophes et des massacres du XXème siècle, qui hantent encore toutes les mémoires, auraient pu être évités.

Très cordialement.

Jacques BENILLOUCHE a dit…

Chère Marianne Arnaud,

De même qu’un médecin ne peut pas tout connaitre de la médecine, un journaliste n’a pas la compétence sur tous les sujets et souvent il doit se spécialiser s’il veut être efficace.

C’est pourquoi Il y a des journalistes sportifs et des journalistes économiques, des journalistes politiques et d’autres plutôt spécialistes de politique étrangère parmi lesquels je me classe.

Vous comprendrez donc que cela ne me passionne pas car je n’ai aucune expertise sur la question et laisse au docteur Naud le soin de m'informer et d’informer les lecteurs. D’ailleurs je n’ai rien écrit sur ce sujet et je me comporte en lecteur ou en commentateur lambda qui donne une impression personnelle vue de l’extérieur et non une expertise.

Je laisse à d’autres le soin de nous expliquer et de nous informer sur les questions dont j’avoue souvent mon incompétence.

Il est vrai que cette question ne m’empêche pas de dormir contrairement à l’Iran et à la Syrie dont une grande partie des français "s’en fout".

En qui concerne les leçons de morale, je ne vous visais pas et je ne me le permettrais pas. Je faisais allusion à tous ces politiques qui ont fait de ce "mariage pour tous" leur fonds de commerce pendant quelques semaines.

Il est temps de tirer un trait car la représentation nationale a voté et la loi s’impose à tous les démocrates, au moins jusqu’à la prochaine alternance.

Marianne ARNAUD a dit…


@ Huguette BOKOBZA

Etrange, très étrange en effet, ainsi que vous le faites remarquer, pour un homme qui ne s'est jamais marié, cette hâte pour imposer aux "Français qui ont bien d'autres chats à fouetter" comme le dit monsieur Benillouche, ce "mariage pour tous".
Mais ce serait compter sans l'influence du sulfureux Jean-Jacques Augier, son camarade de la promotion Voltaire et trésorier de campagne mais aussi chef de file du mouvement LGBT, à qui Hollande semble ne rien pouvoir refuser.
Merci de m'avoir lue.

Marianne ARNAUD a dit…

Que faites-vous, monsieur Benillouche, de l'avis du Conseil constitutionnel qui, à ce que je sache, a été saisi, mais ne s'est pas encore prononcé ? Or ainsi que le souligne Pierre Delvolvé de l'Institut, professeur émérite de l'Université de Paris Panthéon-Assas :

"Il n'y a pas d'ambiguité : comme l'a affirmé la Cour de cassation dans un arrêt du 6 avril 1903, en pleine application de la loi républicaine, "le mariage ne peut être légalement contracté qu'entre deux personnes appartenant l'un au sexe masculin, l'autre au sexe féminin."
C'est un principe fondamental que les lois de la République ont toujours mis en oeuvre : il ne peut être modifié sans réforme de la Constitution."

Si vous voulez m'en croire, le pouvoir qui a tout fait pour couper l'herbe sous le pied de la Manif pour Tous, n'en a pas fini avec cette loi qui n'est plus approuvée que par 43% des Français selon un sondage BVA/Le Parisien.

Jacques BENILLOUCHE a dit…

Chère Marianne,

Attendons donc la décision du Conseil Constitutionnel sans préjuger de son jugement qui, alors, s'imposera à toute la classe politique et au gouvernement en particulier.

Mais laissons travailler le Conseil dans le calme. J'attendrais donc.

andre a dit…

On a tout dit sur le mariage homosexuel, vrai nom du pseudo mariage pour tous.Les deputes et les senateurs ont adopte la loi qui l'institue.Chacun d'entre nous a une opinion et il est bon de dire que les opposants ne sont pas tous homophobes. Le Conseil Constitutionnel tranchera. On a agite cette "muleta" devant le visage des Francais qui regardait de trop pres la courbe du chomage contredire les promesses du candidat devenu President.
On verra bien!
Andre M

Marianne ARNAUD a dit…


@ André M

On a tout dit, en effet, et cependant hier au soir madame Roudinesco présentait ce mariage homosexuel comme une "avancée" à laquelle il faudrait bien se soumettre, sans autre explication que les gens qui s'aiment ont bien le droit de se marier.
Depuis trop longtemps on présente aux Français cette "avancée", ce "progrès". On leur dit que "la société a évolué" et ils sont priés d'admettre comme si c'était une vérité révélée.
Mais comment tous ces intellectuels parisiens peuvent-ils savoir si ce progrès-là va dans le bon sens ?
Or les gens qui ont commencé à s'intéresser à la question, ont compris que ce "mariage pour tous" qui était la négation même de ce qu'est le mariage, allait nous mener tout droit vers le "mariage pour personne".
Et ce sont les jeunes et les familles qui, dans toute la France se sont levés, et se lèveront encore, pour défendre leur idée de cette institution du mariage qui fonde leur culture et la société dans laquelle ils veulent continuer à vivre.

Très cordialement.